Protestantisme en France au XVIIIe siècle

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Avant 1789, il y avait environ 600 000 de protestants en France (sur 26 millions d'habitants). Les protestants de la confession luthérienne habitaient surtout en Alsace et bénéficiaient des garanties accordées par les Traités de Westphalie. Les protestants de confession « réformée » (calvinistes) étaient disséminés en Languedoc, Dauphiné, Saintonge, Picardie et Normandie.

De 1685 à 1787, les protestants ont été persécutés en France (royaume dont le souverain est de confession catholique comme la très grande majorité de ses sujets. Ce n'est qu'en 1787, que le roi Louis XVI par l'édit de Tolérance accorde un état-civil aux protestants.

Depuis 1685, date à laquelle le roi Louis XIV avait révoqué l'Édit de Nantes, les « réformés » n'ont pas d' existence légale et n'ont aucun droit civil et politique. Certains protestants émigrent vers l'Allemagne, d'autres continuent à pratiquer clandestinement leur culte. Les biens des protestants émigrés ou mis en prison sont confisqués au profit de l'État. Ils sont très persécutés sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV. En 1724, le gouvernement royal impose que les enfants des réformés reçoivent une éducation catholique. Cependant 1736, le roi ordonne la tenue de registres de décès protestants, afin de régler les problèmes de succession engendrés par l’absence de déclaration des décès. Les personnes à qui la sépulture dans le cimetière paroissial est refusée y sont inscrits par des juges civils ; les défunts sont inhumés de nuit sans cérémonie et en terrain privé protestant. Pourtant les Affaires Calas de 1761 à 1765 et Sirven de 1762 à 1771, sont des exemples de persécutions contres les réformés. Les pasteurs protestants qui sont arrêtés sont envoyés aux galères et leurs épouses sont emprisonnées, comme à la prison de la Tour de Constance à Aigues-Mortes).

Le 19 novembre 1787, le roi Louis XVI accorde aux protestants un édit de tolérance. Ils ont droit à un état-civil dont les registres de naissance, mariage et décès sont tenus par les pasteurs mais leur validité doit être vérifiée par un officier de justice ou un curé. Le clergé catholique dénonce fortement cet Édit qui est une demi-reconnaissance légale du protestantisme. Dans nombre de villages la population demande la révocation de l'édit, ainsi qu'en témoignent les cahiers de doléances rédigés au printemps 1789, pour la tenue des États généraux convoqués à Versailles par le roi).


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