Élisabeth de Wittelsbach

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Empress Elisabeth of Austria in dancing-dress, 1865, Franz Xaver Winterhalter.jpg

Elisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach, surnommée Sissi, est née le 24 décembre 1837 à Munich en tant que duchesse en Bavière, elle a été à partir de son mariage en 1854 impératrice d'Autriche et reine de Hongrie.

Sa famille[modifier | modifier le wikicode]

Ses frères et sœurs étaient :

  • Louis Guillaume (1831-1920), duc en Bavière.
  • Guillaume Charles (24 décembre 1832 - 13 mars 1833).
  • Hélène Caroline Thérèse (1834-1890), princesse de Thurns-und-Taxis, née duchesse en Bavière.
  • Charles Théodore (1839-1909), duc en Bavière.
  • Marie Sophie Amélie (1841-1925), reine des Deux-Siciles, née duchesse en Bavière.
  • Mathilde Ludovica (1843-1925), comtesse de Trani, née duchesse en Bavière.
  • Sophie Charlotte Auguste (1847-1897), duchesse d'Alençon, née duchesse en Bavière.
  • Maximilien Emmanuel (1849-1893), duc en Bavière.

Son mariage[modifier | modifier le wikicode]

À 14 ans, la jeune duchesse s'éprend d'un écuyer de son père nommé Richard et songe à l'épouser. Refusant cette alliance trop peu brillante (le jeune est certes noble mais seulement issu d'une famille comtale), la duchesse Ludovika éloigne le jeune homme qui meurt quelque temps plus tard de la tuberculose. Sissi est désespérée et se confie à son journal dans un poème déchirant.

Pour lui changer les idées, la duchesse qui doit emmener sa fille aînée Hélène en Autriche, décide que Sissi sera du voyage. En Autriche, François-Joseph, le souverain autrichien va épouser la duchesse Hélène en Bavière, âgée de 19 ans. Les fiançailles doivent être célébrées le 18 août 1853. Mais c’est de Sissi dont le jeune souverain s'éprend. Il annonce le 19 août son intention d'épouser la jeune Sissi, à peine âgée de quinze ans et 8 mois.

Le mariage est célébré le 24 avril 1854 à Vienne, en Autriche. Contrairement à la tradition, la nuit de noces n'est pas publique. Elle se passe d'ailleurs assez mal. Le jeune empereur, habitué à des dames peu farouches et audacieuses, ne sait pas apprivoiser la jeune fille inexpérimentée qu'il avait épousée. La cour est également surprise par cette jeune impératrice qui se laisse aller à ses états d'âmes. Il est vrai qu'à l'époque le rôle d'une souveraine se cantonne à être disponible et soumise à son mari. De plus, la jeune impératrice, habituée aux manières simples de son entourage provincial, supporte mal la pesante étiquette viennoise, et s'enfonce vite dans une profonde dépression.

Les premiers temps du mariage, le couple prend ses quartiers au château de Laxenbourg, aux environs de la capitale. Élisabeth se sent perdue et surveillée par sa belle-mère - une femme intelligente mais dirigiste et traumatisée par la révolution de 1848 - et par son entourage. L'empereur, qui adore pourtant sa femme, est peu présent.

Belle mais seule[modifier | modifier le wikicode]

Élisabeth, adolescente narcissique, se sent abandonnée. De là proviennent ses premières répugnances pour la vie conjugale.

Beaucoup plus tard, elle confiera à sa fille Marie-Valérie « le mariage est une institution absurde. Enfant de 15 ans, j'ai été vendue… ». Cependant, elle est rapidement enceinte et donnera naissance à quatre enfants :

  • Sophie-Frédérique Dorothée Marie Josèphe (1855-1857), Archiduchesse d'Autriche.
  • Gisèle Louise Marie (1856-1932), Archiduchesse d'Autriche.
  • Rodolphe François Charles Joseph (1858-1889), archiduc d'Autriche et prince héritier de l’empire austro-hongrois.
  • Marie Valérie Mathilde Amélie (1868-1924), archiduchesse d'Autriche.

L'archiduchesse Sophie, trouvant sa nièce de 20 ans trop immature, décida de prendre en charge l'éducation des trois premiers enfants du couple ce qui créa des conflits à répétition. De plus, la mort de Sophie, la première fille d'Élisabeth marqua profondément sa mère. La naissance difficile de Rodolphe par la suite et la culpabilité qui la rongeait n'a rien arrangé entre elle et François-Joseph, ni avec sa belle-mère. Élisabeth ne souhaitait pas être impératrice, mais elle profita largement des avantages financiers de sa position. Comprenant tout le parti qu'elle pouvait tirer de sa beauté, qu'elle entretenait avec des soins maniaques, elle dépensa sans compter en toilettes, chevaux, équipages et voyages. Si sa beauté, qu'elle entretint excessivement une fois qu'elle eut compris qu'elle lui conférait un certain pouvoir, était unanimement admirée et célébrée, ses aptitudes équestres étaient également plus que remarquables. Elle fut considérée comme la meilleure, voire la plus intrépide cavalière de son temps. Ses prouesses équestres, montant ses chevaux en amazone (équitation)amazone, ont inspiré plusieurs artistes ayant effectués des portraits équestres de Sissi. Sissi adorait la chasse à courre.

En 1860, Élisabeth, 22 ans, souffre d'une toux incessante. On diagnostique une tuberculose et on l'envoie à Madère pour se soigner. C'est elle qui choisit la destination de Madère, ce qui est, pour l'époque très exotique et surtout très loin. En réalité, elle veut fuir la cour d'Autriche. Sa maladie fut donc la conséquence de toute une série d'événements qui faisaient souffrir Élisabeth. Il y eut d'abord la mort de sa première fille, la petite Sophie; la culpabilité qui la rongeait, les tracasseries perpétuelles de sa belle-mère, notamment le fait qu'elle l'accuse sans cesse d'avoir tué sa fille ; puis la naissance de Rodolphe qui l'avait affaiblie. C'est à cette époque que François-Joseph part faire la guerre contre Napoléon III et laisse son épouse seule à Vienne. Élisabeth combat son désœuvrement en inaugurant un hôpital au château de Laxenbourg pour soigner les blessés qui reviennent vers la capitale. Elle y passe des journées entières et suscite même l'admiration de sa belle-mère qui pour une fois reconnaît son courage.

L'impératrice est atteinte d'anémie. Ne manger parfois que huit oranges par jour est, malgré les vitamines, insuffisant. Elle souffre aussi de névrite, d'insomnie et d'une légère dilatation cardiaque. Le 16 juillet 1898, elle part pour une énième cure. Le 30 août 1898, elle arrive par le train à Munich après un périple en Allemagne. François-Joseph est resté pour fêter son 50e anniversaire d'accession au trône.

Le 10 septembre 1898, à l'âge de 60 ans, elle est assassinée à Genève, en sortant de l’hôtel Beau-Rivage, situé face au lac Léman, par Luigi Luccheni qui lui enfonça une lime dans la poitrine. Son corps repose aux côtés des corps des 137 autres membres de la dynastie des Habsbourg-Lorraine, dans la crypte des Capucins, à Vienne.

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