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Discours de Martin Luther King

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Martin Luther King lors d'une allocution en 1962

Les discours de Martin Luther King (1929-1968), un pasteur noir américain rendu célèbre par sa lutte pour les droits civiques et contre la ségrégation raciale dans la non-violence, à partir des années 1950, furent très nombreux : de 1955 (date à laquelle commence son combat par le boycott des autobus de la ville de Montgomery, en Alabama) à 1968 (date de son assassinat), pas moins de 2 500 qui lui ont fait parcourir plus de 9 millions de kilomètres.

Au cours de ses discours, Martin Luther King a révélé ses talents d’orateur, reprenant souvent une expression : We shall overcome (« Nous triompherons »)1. Il est d'ailleurs considéré comme l'un des plus grands orateurs américains du XXe siècle.2

Deux discours historiques[modifier]

Parmi les discours de Martin Luther King, deux sont rentrés dans l’Histoire, participant à faire de lui l’une des personnalités les plus importantes du XXe siècle, aux États-Unis bien sûr, mais aussi à travers le monde :

  • I Have a Dream (« J’ai fait un rêve »), en 1963, quelques mois avant l’assassinat du président John Fitzgerald Kennedy, un démocrate favorablement tourné vers la communauté noire ;
  • et I've Been to the Mountaintop (« Je suis allé au sommet de la montagne ») en 1968, prononcé la veille de son propre assassinat.

I Have a Dream[modifier]

Martin Luther King en plein
I Have a Dream

I Have a Dream (« J'ai fait un rêve »), le plus célèbre des discours de Martin Luther King, fut prononcé le 28 août 1963 à Washington, à l'issue d’une grande Marche pour les libertés et l’emploi réunissant environ 250 000 personnes.

Martin Luther King y prônait une Amérique fraternelle, quelle que soit la couleur de la peau. Il y disait, par exemple :

« Je rêve du jour où mes quatre jeunes enfants vivront dans une nation où ils ne seront plus jugés par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur personnalité. »

La même année, il était élu « personnalité de l’année » par le Time Magazine, l'un des principaux magazines d'information hebdomadaire américains. Et l’année suivante, à l’âge de 35 ans, il devint le plus jeune prix Nobel de la paix en récompense de son action dans la non-violence, philosophie que lui avait inspirée Gandhi : un homme politique indien qui avait protégé les Indiens implantés en Afrique du Sud de l'apartheid (ou ségrégation raciale qui y était aussi pratiquée) et œuvré dans la non-violence pour obtenir l’indépendance de son pays face à la Grande-Bretagne qui le gouvernait alors.

Ce discours a pris place deux mois après l’annonce par J. F Kennedy d’un projet de « lois civiques » devant mettre fin à la ségrégation raciale, et trois mois avant l’assassinat de ce dernier ; il se situe donc à un moment « charnière » de l'histoire des États-Unis. Peu après, en 1964-1965, arrivèrent les « lois civiques » qui mirent fin à la ségrégation. Les États-Unis d'Amérique reconnaissaient désormais les Noirs comme de vrais citoyens...

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : I Have a Dream (1963).
(Extraits traduits et commentés)

I’ve Been to the Mountaintop[modifier]

I’ve Been to the Mountaintop (« Je suis allé au sommet de la montagne ») fut prononcé par Martin Luther King le 3 avril 1968 à Memphis, dans le Tenessee, où il était venu soutenir la grève d'un syndicat ouvrier noir, plus précisément d'éboueurs. Ce fut son dernier discours. Le lendemain même, il était assassiné alors qu’il se trouvait sur le balcon du Lorraine Motel.

Ce discours apparaît prémonitoire car sa mort proche possible y était évoquée :

« Eh bien, je ne sais pas ce qui va arriver maintenant. [...] Comme tout le monde, je voudrais vivre longtemps. La longévité a son prix. Mais je ne m’en soucie guère maintenant. Je veux simplement que la volonté de Dieu soit faite. »

Plus de 150 000 personnes (ou environ 300 000)3, dont quasiment tous les grands leaders des États-Unis, assistèrent à son enterrement. À 39 ans, après avoir une dernière fois pris la parole en public, Martin Luther King venait de passer dans la postérité.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : I've Been to the Mountaintop (1968).
(Extraits traduits)

Les discours d’un visionnaire ?[modifier]

Obama devenu président des États-Unis, 40 ans après la mort de Martin Luther King

Les discours de Martin Luther King, dans lesquels il exprimait avec éloquence sa vision du monde et de l’action politique dans la non-violence, peuvent être considérés comme ceux d’un visionnaire. Ou tout au moins si lui est mort, son rêve (aussi celui d'autres avant et après lui) ne l'est pas. C'est ce que laisse entendre, par exemple, le fait qu'en novembre 2008, une majorité d'Américains blancs, noirs, hispaniques, etc. ont fait du démocrate Barack Obama le premier président des États-Unis de couleur.

Martin Luther King répétait souvent dans ses discours : We shall overcome (« Nous triompherons »)1 ; Barack Obama, dont les talents d'orateur sont également généralement reconnus, avait aussi une expression revenant régulièrement dans les siens, avant d'être élu président : Yes, we can (« Oui, nous le pouvons »). Quand ce dernier a été élu, Martin Luther King, 45 ans après son discours I Have a Dream (« J'ai un rêve »), s'il avait été encore vivant pour assister à l'événement4, aurait peut-être dit : « J'ai fait un rêve qui s'est réalisé ».

Le savais-tu.png
Le savais-tu ?
Martin Luther King a aussi dit et écrit...
Dans d'autres discours, Martin Luther King a aussi dit :
  • « Tant qu’un homme n’a pas découvert quelque chose pour lequel il serait prêt à mourir, il n’est pas à même de vivre » (à Détroit, le 23 juin 1963).
  • « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots » (Remaining Awake Through a Great Revolution, le 31 mars 1968).

Il a aussi écrit de nombreux articles et des ouvrages, tels que « La Force d'aimer », « La Seule Révolution », « Révolution non violente » ou « Où allons-nous ? La dernière chance de la démocratie américaine ».

En ligne, on peut découvrir un extrait de quelques pages d'un article écrit en 1957… issu de Je fais un rêve : Les grands textes du pasteur noir (2006 : Bayard Centurion).

Voir aussi[modifier]

Vikiliens pour compléter[modifier]

Liens externes[modifier]

Sources principales[modifier]

Notes et référence[modifier]

  1. 1,0 et 1,1 We shall overcome peut aussi être traduit par « Nous vaincrons ».
  2. (en) Top 100 American Speeches by Rank Order. American Rhetoric. Page consultée le 22 novembre 2008.
  3. Les deux sources principales consultées diffèrent à ce propos.
  4. Il aurait eu alors 79 ans.
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