Simon Kimbangu

« Simon Kimbangu » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
Aller à : navigation, rechercher
Le temple kimbanguiste de Nkamba en 2013.

Simon Kibangu est un chef religieux congolais, fondateur d'un mouvement prophétique chrétien, le kimbanguisme. Il est surnommé par ses fidèles « Papa Kimbangu » ou « Ntumua ya Nzambi’a Mpungu » (en français « L'envoyé de Dieu »).

Il est né le 12 septembre 1887 à Nkamba et mort le 12 octobre 1951 à Lubumbashi, au Congo belge (actuelle République démocratique du Congo).

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Kimbangu naît dans la ville congolaise de Nkamba, dans l'ouest du Congo belge (actuelle République démocratique du Congo). Sa mère meurt quelque mois après sa naissance. Il grandit et est élevé par sa tante.

Fichier:PAPA DIANGIENDA KUNTIMA JOSEPH.png
Joseph Diangienda Kuntima, fils de Simon Kimbangu et premier chef spirituel de l'église kimbanguiste (1918-1992).

Kimbangu suit en 1915 une formation en catéchisme et se fait baptiser en tant que catholique. Il épouse Marie Muilu. Le couple a trois enfants : Charles Daniel Kisolekele Lukelon Salomon Dialungana Kiangani et Joseph Diangienda Kuntima.

Vie religieuse[modifier | modifier le wikicode]

En 1920, il part à Kinshasa (à l'époque Léopoldville) pour chercher du travail et abandonne toute sa famille1. Après plusieurs échecs, Kibangu revient à Nkamba et retrouve toute sa famille : il aurait voulu, en effet, fuir la mission que Christ lui confiait.

Le 6 avril 1921, son ministère religieux débute officiellement par la guérison d'une jeune femme. Ce mouvement sera ensuite nommé le kimbanguisme. Il devient prédicateur, il commence à prêcher l'amour du prochain dans les rues de la ville1.

Il aurait fait de nombreux miracles en guérissant par imposition des mains plusieurs personnes atteintes de maladies graves telles que la paralysie, la rougeole, etc1.

Mort[modifier | modifier le wikicode]

La réputation de Kimbangu ne cesse de grandir, ce qui inquiète l'administration coloniale belge, qui considère son mouvement comme subversif. Léon Morel, commissaire du district où est située la ville de Nkamba, cherche à rencontrer Kimbangu en personne mais cela n'aboutit pas car celui-ci réussit à s'évader.

À la fin de l'année 1921, le 10 septembre, Kimbangu se livre volontairement aux pouvoirs coloniaux2. Il est l'objet d'un procès devant un conseil de guerre : cela le prive du droit à un avocat.

À l'issu de trois jours de procès, il est condamné à mort le 3 octobre 1921. Sa peine est commuée en prison à vie et on le transfère dans une prison située dans la ville de Lubumbashi, au sud-est du pays. Il y passe vingt-sept ans et y meurt le 12 octobre 19512.

Selon diverses sources, les colons auraient tenté plusieurs fois de le tuer pendant ses séjours en prison. On l'aurait même enfermé dans un sac et jeté dans le fleuve, mais il aurait marché sur les eaux pour réapparaître dans sa cellule2.

Héritage[modifier | modifier le wikicode]

Procession kimbanguiste au Portugal en 2013.

Kimbangu laisse derrière un grand mouvement religieux que les colons avaient voulu anéantir juste après sa mort.

Mais le mouvement représenté à partir de l'église kimbanguiste n'a cessé de s'accroître. De nos jours, elle est présente dans plusieurs villes du monde.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

  • Jean-Luc Vellut, Simon Kimbangu. 1921, de la prédication à la déportation : sources, 3 vol., Éditions Académie royale des sciences d'outre-mer, Bruxelles, 2005-2015.
  • Fwakasumbu Luwawanu, Kimbangu, le plus vieux et le plus jeune des ancêtres de l'humanité, Édions Bibliorama, Paris, 2009.

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Simon Kimbangu le prophète noir du Royaume Kongo, sur www.nofia.media, consulté le 7 juin 2019
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Simon Kimbangu continue de maruqer les générations entières, sur afrique.kongotimes.info, consulté le 7 juin 2019
Portail de l'Afrique —  Tout sur l'Afrique, sa culture, son histoire...
Portail des religions —  Fêtes religieuses, textes sacrés, fondateurs des religions...