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John Maynard Keynes

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L'économiste John Maynard Keynes (5 juin 1883 - 21 avril 1946)

John Maynard Keynes est un économiste britannique, né le 5 juin 1883 à Cambridge et mort le 21 avril 1946 à Firle, dans le Sussex. Ses idées économiques ont fortement influencé les politiques économiques du New Deal américain avant la Seconde Guerre mondiale et des gouvernements européens de la fin de la guerre jusque dans les années 1970.

Débuts[modifier | modifier le wikicode]

Originaire d'un milieu bourgeois et intellectuel, il est le fils d'un professeur d'économie à l'Université de Cambridge et d'une auteure à succès, d'idées progressistes, élue maire de Cambridge en 1932. John Maynard Keynes a étudié les mathématiques à l'Université de Cambridge.

Il s'est fait connaître tôt avec son ouvrage Les conséquences économiques de la paix (1919), dans lequel il prédit avec justesse que le « diktat » adressé à l'Allemagne lors du traité de Versailles, notamment les lourdes sanctions économiques, la conduira au nationalisme économique. Connu pour sa clairvoyance, il a publié dans les années 1920 plusieurs ouvrages, notamment le Traité sur la monnaie en 1923, dans lesquels il craint qu'une crise économique ait lieu dans les temps proches, ce qui fut le cas en 1929 (crise économique de 1929).

L'ouvrage majeur : la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie[modifier | modifier le wikicode]

En 1936, il publie la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, qui pose les bases d'un courant de pensée majeur et novateur en économie, le keynésianisme. Selon les économistes classiques et néoclassiques qui ont précédé Keynes, les entraves au laissez-faire du marché sont néfastes et celui-ci se régule tout seul. Cependant, pour Keynes, le marché est naturellement porteur de défaillances (inégalités sociales, inadéquation entre offre et demande) que l'État doit corriger en intervenant dans l'économie. Si, pour les économistes classiques et néoclassiques, il faut stimuler l'offre au maximum, l'offre (les entreprises productrices) créant naturellement sa propre demande (les consommateurs) (loi de Say), il n'en est rien pour Keynes. Selon lui, c'est la demande qui stimule l'offre et non l'inverse, Keynes pense que la consommation doit être supérieure à l'épargne de manière à ce que les investissements des hommes d'affaires se révèlent rentables et que des emplois soient par conséquent créés.

Les applications du keynésianisme[modifier | modifier le wikicode]

L'ouvrage de Keynes a également fait naître la macroéconomie, branche de l'économie consacrée notamment à l'intervention de l'État dans l'économie par le biais de politiques économiques destinées à créer des emplois et à réguler le niveau général des prix, pour éviter l’hyperinflation et la déflation. Dans cette optique, Keynes a conseillé de nombreux politiciens dans la politique économique à mener, notamment Franklin Delano Roosevelt, président des États-Unis, pour relancer le pays après la crise de 1929 avec la politique du New Deal, ainsi que pour les accords de Bretton Woods sur le libre-échange en 1946. Keynes a ainsi beaucoup influencé les pensées socialiste et sociale-démocrate dans la mise en œuvre de l'État-providence.

Selon la formule « Nous sommes tous des keynésiens » de Richard Nixon, président des États-Unis de 1969 à 1974, le keynésianisme est un courant de pensée qui a triomphé dans l'économie jusque dans les années 1970. Par la suite, l'influence des économistes libéraux tels que Friedrich Hayek, farouchement opposés au keynésianisme, s'est faite davantage sentir. Des politiques partielles de libéralisation financière, de désintermédiation de l'économie (développement des investissements par le recours aux marchés financiers (les augmentations de capital par émission d'actions et par l'introduction de actions des sociétés (cotation) dans les bourses des valeurs) plutôt que par l'emprunt bancaire) et de déréglementation du marché ont impulsé une politique économique libérale, en particulier sous la direction de Margaret Thatcher pour le Royaume-Uni et de Ronald Reagan aux États-Unis. Cependant, depuis la crise économique de 2008-2009, attribuée pour certains au libéralisme économique, le keynésianisme connaît un regain d'intérêt chez les économistes.

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