Charles Lanrezac

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Le général Lanrezac

Charles Lanrezac est né en 1852 à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe et est décédé en 1925 à Neuilly (aujourd'hui dans les Hauts-de-Seine). C'est un général français.

Au début de la Première Guerre mondiale, il commande la Ve armée française qui doit affronter l' « aile marchante » de l'armée allemande. Bien que battu à Charleroi (23-24 août 1914) il parvient à reculer et à sauver son armée de l'encerclement. Il retarde l'offensive allemande grâce à la bataille de Guise le 29 août 1914, ce qui contraint les Allemands à modifier leur plan d'invasion. Le 3 septembre 1914, il est privé de son commandement pour raison de mésentente avec son collègue britannique le maréchal John French.

Carrière militaire[modifier | modifier le wikicode]

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Lanrezac dans la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le wikicode]

En 1914, le commandant en chef français, le général Joffre qui estimait beaucoup la valeur de Lanrezac, lui confie le commandement de la Ve armée française. Celle-ci est la plus à l'ouest du dispositif français face aux Allemands. Elle a sur sa gauche (donc encore plus à l'ouest) le Corps expéditionnaire britannique commandé par le maréchal French. Au début de la guerre la Ve armée est positionnée sur la Meuse afin d'attaquer dans les Ardennes.

Dans la première quinzaine d'août Lanrezac parvient à persuader Joffre qu'il faut intervenir en Belgique qui vient d'être envahie par l'aile marchante allemande des généraux Von Kluck (Iere armée) et Von Bülow (IIe armée). La Ve armée française doit donc être déplacée vers le Nord-ouest et entrer en Belgique pour y faire face.

L'offensive allemande en Belgique, un instant retardée par la résistance inattendue des Belges, progresse. La Ve armée Lanrezac , qui, en catastrophe a été déplacée en Belgique, est battue par les Allemands de Von Bülow à Charleroi le 23 août. À sa gauche les Britanniques sont bousculés par les Allemands de Von Kluck à Mons et reculent. La IVe armée française du général Langle de Cary, positionnée à la droite de Lanrezac, battue dans les Ardennes recule elle aussi. Désobéissant aux ordres de Joffre Lanrezac décide le repli et sauve ainsi son armée de l'encerclement.

Joffre commande à Lanrezac d'attaquer de flanc la Iere armée allemande de Von Kluck afin de soulager les Britanniques. Il prépare une attaque sur Saint-Quentin mais n'obtient pas l'aide des Britanniques. C'est un demi-échec, qui permet cependant aux Britanniques de continuer leur repli. Il doit aussi faire face à la IIe armée allemande de Von Bülow. Il parvient à retarder la progression vers le sud de celle-ci grâce à sa victoire dans la bataille de Guise (29 août). Cette victoire oblige Von Kluck à faire mouvement vers l'est de Paris (et non vers l'ouest comme prévu) afin de rester collé à Von Bülow. Cela permettra aux Français d'installer une nouvelle VIe armée (Maunoury) à l'ouest de Von Kluck. Disposition qui se révèlera décisive pendant la bataille de la Marne qui débute le 5 septembre.

Mais la mésentente de Lanrezac avec le maréchal French risque de compromettre la cohésion du front franco-britannique face à la progression continue des Allemands. Le 3 septembre, Joffre lui retire le commandement de la Ve armée, qu'il confie à Franchey d'Esperey.

En 1920, Lanrezac publie une critique très vive de l'action de Joffre pendant l'été 1914.

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