Politique raciste du Troisième Reich

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En Allemagne de 1933 à 1945, le Troisième Reich applique une politique raciste. Elle vise à éliminer des Allemands qui bien que de « race aryenne » sont considérés comme indignes de vivre dans l'« Allemagne nouvelle » que les nazis souhaitent créer. Surtout elle persécute les Allemands de religion juive (que les nazis considèrent comme les pires ennemis des Aryens) et va à partir de 1939 organiser leur extermination en faisant plusieurs millions de victimes : c'est la Shoah.

Le racisme des nazis[modifier | modifier le wikicode]

La politique de protection de la race[modifier | modifier le wikicode]

Le Troisième Reich va appliquer les idées racistes des nazis. Pour les nazis, la race des seigneurs, c'est-à-dire les Aryens dont les Allemands sont les meilleurs représentants, doit être pure ; il faut donc la préserver des dangers de contamination. Dès 1933, des lois dites de « protection de la race » sont décidées. Les individus, de « race allemande », considérés comme « tarés » (en particulier les criminels ou les handicapés mentaux) sont stérilisés. On élimine physiquement les malades atteints de maladie incurable et les vieillards impotents. Les jeunes gens qui se marient doivent passer des examens médicaux chargés de déceler d'éventuelles maladies sexuellement transmissibles. On renforce les mesures déjà existantes pour aggraver la persécution des homosexuels.

La lutte contre les juifs[modifier | modifier le wikicode]

En avril 1933, des nazis en uniformes affichent un appel au boycott d'un magasin appartenant à un Allemand de religion juive.

Le Troisième Reich entreprend la lutte contre les Allemands de religion juive. Ceux-ci sont considérés comme les principaux facteurs de contamination de la « race aryenne ». On leur reproche leurs activités intellectuelles jugées « débilitantes » (il y a de nombreux juifs parmi les musiciens, artistes, écrivains, philosophes allemands), leur internationalisme considéré comme nocif au nationalisme vanté par les nazis (une grande partie des anciens dirigeants du mouvement communiste international sont d'origine juive). On leur reproche leur individualisme contraire à l'esprit de solidarité entre Allemands voulu par les nazis (reprise du cliché antisémite concernant l'usurier juif sangsue du peuple allemand, idée très répandue dans la littérature allemande).

Dès avril 1933, les nazis organisent le boycott et le pillage des entreprises et magasins tenus par des juifs. Les protestations des pays étrangers mettent provisoirement fin à cette action. Mais des lois sont aussitôt votées pour éliminer les juifs de l'administration de l'État et de la profession d'avocat. Les étudiants juifs sont soumis à un numerus clausus (ils ne doivent pas dépasser 1,5% des effectifs des facultés). Petit à petit par des pressions, des intimidations et des décrets gouvernementaux, les non-aryens (essentiellement les juifs) sont éliminés du commerce, de la banque, de l'édition, du spectacle. Sont considérés comme non-aryens ceux qui ont un de leurs quatre grands-parents juifs. La lutte antisémite s'accentue en 1935 avec les « lois de Nuremberg ». Pour être considéré comme citoyen allemand il faut être de « sang aryen ». Les juifs allemands perdent alors leurs droits civiques (voter, être élu...). Ils sont désormais assimilés à des étrangers à peine tolérés sur le sol allemand : les lieux publics comme les jardins publics, les théâtres, les installations sportives... leur sont interdits d'accès. Les mariages entre « aryens » et juifs sont interdits, les relations sexuelles du même type sont considérées comme « crime de profanation raciale ». Même les Allemands juifs anciens combattants de la guerre 1914-1918 sont persécutés.

Cependant jusqu'en 1938, les arrestations de juifs sur des critères racistes sont peu nombreuses. Le Reich accepte l'immigration des juifs à condition qu'ils abandonnent la plus grande partie de leurs biens situés en Allemagne. Mais en novembre 1938, l'assassinat, à Paris, d'un conseiller de l'ambassade allemande par un jeune juif allemand, déclenche une grande vague de persécutions. C'est la « semaine de cristal ». Les résidences et les synagogues juives sont incendiées. Les juifs sont physiquement maltraités. Une amende d'un milliard de marks leur est imposée. Désormais pour sortir hors de leurs logements, les juifs doivent porter une étoile jaune cousue sur leurs vêtements. En 1939, il est interdit aux juifs de quitter l'Allemagne.

Une fois la Seconde Guerre mondiale déclarée, les nazis ouvrent des camps d'extermination afin d'y regrouper les juifs allemands pour procéder à leur liquidation physique. Ces mesures seront étendues par la suite aux juifs (et à d'autres catégories de population) des territoires conquis par l'armée allemande. C'est le génocide.

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