Évariste Galois

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Évariste Galois (dessiné par sa sœur).

Évariste Galois est un mathématicien français du XIXe siècle.

Républicain engagé, il a grandement animé son époque tant en matière de politique que de science.

Sa vie très courte est particulièrement bien connue de nos jours, notamment grâce aux témoignages rendus par les nombreux intellectuels qu'il a côtoyés durant sa vie.

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Né de parents intellectuels le 25 octobre 1811 à Bourg-la-Reine (près de la capitale) sous le Premier Empire, Évariste Galois est le fils d'un directeur de collège.

À douze ans, excellent élève, il entre au lycée Louis-le-Grand un an à l'avance. Néanmoins, des résultats peu satisfaisants en lettres le forceront par la suite à redoubler la seconde tout en pouvant appréhender en option les mathématiques. Galois est subjugué par cette discipline : il se plonge dans son étude sans relâche, négligeant les autres matières. Il comprend très rapidement et a visiblement une grande aptitude aux mathématiques, mais ses professeurs le trouvent jeune et impétueux.

Aspirant à une grande carrière, il passe un premier concours d'entrée à l'école Polytechnique en 1828 mais, bien trop jeune et inexpérimenté aux critères scolaires, il est recalé. Il est transféré dans une classe spécialisée en mathématiques où il peut commencer des travaux de recherche scientifique en parallèle de ses études.

Il s'apprête à retenter le concours de Polytechnique lorsque son père se suicide à cause d'harcèlement épistolaire anonyme pour des raisons politiques. Peut-être sous le choc, Galois échoue une nouvelle fois au concours de 1829.

Évariste Galois (dessiné par son frère).

La même année, Galois passe le concours d'entrée à l'École normale et le réussit avec brio. Il est admis l'année d'après dans les murs de l'établissement, mais encore une fois il se distingue par sa conduite indisciplinée et le ton insolent qu'il aborde parfois pour s'exprimer avec ses professeurs. Il postule également le grand prix de mathématiques de l'Académie des sciences en présentant un mémoire. Mais l'examinateur du traité en question meurt et l'ouvrage qu'on n'avait pas pris soin de recopier est perdu, au grand dam de Galois. Ce sont des concurents qui remportent le prix. Il commence alors à travailler pour une revue scientifique qui lui diffuse ses travaux.

Lorsque les Trois Glorieuses surviennent, Évariste Galois désire plus que tout prendre les armes. Mais il en est empêché par le directeur. Les mesures austères que celui-ci entreprend de faire régner déplaisent également à Galois qui laisse un peu trop ostensiblement afficher la haine qu'il lui voue. Il est consigné au sein de l'établissement. Très impliqué dans la lutte contre son directeur, il est en définitive expulsé de l'établissement. Il embrasse alors la carrière d'enseignant, mais pendant une courte durée seulement.

En 1831, la police de Louis-Philippe Ier fait irruption chez la mère de Galois et arrête son fils. En effet, la veille lors d'un banquer qui réunissait des républicains, Galois avait brandi son couteau et appelé à la lutte contre le roi très violemment, nous dit Alexandre Dumas. À l'issue d'un procès tumultueux, il est relâché mais est arrêté une nouvelle fois sur le pont Neuf car il portait les armes et l'uniforme militaire alors que cela était formellement proscrit. Il est libéré avec l'expiration d'une peine de six mois, lors de laquelle il continuera malgré tout ses travaux.

Il meurt à 20 ans le 31 mai 1832 à Paris lors d'un duel aux armes à feu, causé par une femme. Il laisse dans son sillage une œuvre scientifique très vaste, réalisée en une existence assez courte.

Travaux scientifiques[modifier | modifier le wikicode]

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