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Tripartisme

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Le tripartisme est le fait que, dans un pays, seuls trois partis politiques ont réellement une chance d'arriver au pouvoir.

C'est notamment le cas de la France actuellement, divisée entre La France insoumise (gauche radicale), Renaissance (centre) et le Rassemblement national (extrême droite)1. Cela se voit surtout depuis l'élection présidentielle de 2022, où ces partis ont gagné, à eux seuls, près des trois quarts des voix (71,3 %) au premier tour2.

Quatrième République[modifier | modifier le wikicode]

En France, sous la Quatrième République, le tripartisme était le nom donné à l'alliance gouvernementale qui a dirigé la France entre octobre 1945 et mai 1947. Elle est formée par les trois grands partis politiques qui ont participé à la Résistance contre l'occupant allemand : le parti communiste français, la SFIO (section française de l'Internationale socialiste), ces deux partis existaient avant la guerre et un nouveau parti le MRP (Mouvement républicain populaire) d'inspiration chrétienne de « gauche ». Jusqu'en janvier 1946 les gouvernements sont dirigés par le général de Gaulle, qui peut s'appuyer sur le MRP.

Cette coalition politique a mis en place les mesures économiques et sociales décidées en mars 1944 par le Conseil National de la Résistance : en particulier, les nationalisations dans les secteurs bancaires, énergétiques voir industriel, la modernisation de l'économie française par la création d'un Commissariat général au Plan. Un statut pour les fonctionnaires est également voté ainsi que la généralisation de la sécurité sociale pour tous les salariés. La coalition doit aussi faire face aux premiers mouvements de contestation de la domination coloniale dans les colonies françaises de Madagascar et d' Indochine.

La grande affaire reste la création d'un nouveau régime politique qui doit remplacer la IIIe République qui s'est effondrée dans la débâcle de l'armée française de mai-juin 1940. En octobre 1945, les Françaises (qui ont obtenu le droit de vote en mai 1944) et les Français ont accepté la disparition de la IIIe République et ont élu une assemblée constituante. Les trois partis gouvernementaux ont obtenu un nombre de suffrages équivalent (environ 25 % chacun). Mais de Gaulle et les partis ne sont pas d'accord sur le contenu de la nouvelle constitution : le général veut un exécutif fort alors que le PCF et la SFIO veulent un pouvoir législatif fort avec une assemblée unique qui contrôle étroitement le pouvoir exécutif. De Gaulle démissionne en janvier 1946, et devient un opposant déterminé à la nouvelle république. La constitution créant la Quatrième République sera votée par référendum en octobre 1946 (après le rejet d'un premier projet en mai 1946), mais le texte n'a recueilli qu'un peu plus d'un tiers des électeurs inscrits, les opposants sont également un tiers et les abstentionnistes environ un tiers.

La coalition gouvernementale va éclater à cause des divergences entre le PCF et les deux autres partis sur les mesures à prendre pour lutter contre l'inflation qui rend la vie des salariés très difficile. La CGT (Confédération Générale du Travail), à direction communiste, et le PCF soutiennent d'abord la politique gouvernementale de limitation de la hausse des salaires, mais cela provoque de nombreuses grèves spontanées chez les salariés. Les communistes décident au printemps 1947 de soutenir les revendications des salariés. Les communistes s'opposent aussi à la politique répressive menée dans les colonies en particulier en Indochine ; ils refusent de voter les crédits de guerre. Les communistes protestent vivement contre la répression sanglante du soulèvement de Madagascar en 1947.

L'entente se dégrade sur la politique européenne et le sort à réserver à l'Allemagne. Alors que dans leur majorité les Français souhaitent affaiblir le plus possible l'Allemagne vaincue en 1945 en la laissant démembrée, les communistes soutiennent la proposition de Staline, faite en avril 1947, de réunifier l'Allemagne. Déjà en mars le président américain Truman a proposé aux Européens une alliance militaire pour lutter contre l'expansion du communisme en Europe orientale. La présence des communistes dans le gouvernement français devient non souhaitable. Les communistes français (député et ministres) votent contre la question de confiance du gouvernement Ramadier à propos de la politique salariale menée aux usines de la Régie Renault qui était nationalisée. Le 5 mai le chef du gouvernement Paul Ramadier exclut les ministres communistes du gouvernement. C'est la fin du tripartisme.

La SFIO et le MRP vont alors faire alliance avec les partis situés plus à droite : c'est la « Troisième Force ».

Sources[modifier | modifier le wikicode]

Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Tripartisme de Wikipédia.
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