Marquis de Sade

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Le marquis de Sade

Donatien Alphonse François de Sade, comte de Sade, dit marquis de Sade, né le 2 juin 1740 à Paris et mort le 2 décembre 1814 à Charenton-Saint-Maurice, est un écrivain français. Il a laissé une image extrêmement péjorative de sa personne qui est restée à travers les siècles dans le terme « sadisme » (le fait d'aimer voir souffrir ou d'aimer faire souffrir), dérivé de son nom.

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Né dans la capitale, Donatien de Sade est issue de la noblesse provençale. Il étudie au lycée Louis-le-Grand avant d'être enrôlé pour la guerre de Sept Ans où il exerce les fonctions de capitaine de cavalerie.

Il se marie en 1763 avec Renée-Pélagie de Montreuil. Mais il commence alors une période d'activités très douteuses où ils incitent des jeunes gens à commettre des actes et des pratiques illégales, parfois au moyen de la drogue. Il est régulièrement arrêté et détenu par les autorités françaises en dépit de ses titres. Lorsqu'il agresse un membre de sa famille, c'est insoutenable : sa famille décline toute responsabilité. Condamné à mort par contumace, il doit fuir en l'Italie.

Il est retrouvé en 1777, mais sa peine de mort s'est entre temps transformée en simple incarcération. En prison à Vincennes puis à la Bastille, il va consacrer son temps à la rédaction de romans, à l'insu de ses gardiens. Il publie plusieurs titres dans lesquels il met en avant ses idées.

Il est transféré dans un asile, le lieu étant jugé plus approprié à son cas. Relâché en 1790 par les révolutionnaires, il se range dans les rangs de ses libérateurs et adhère aux idées des philosophes des Lumières.

Le scandale provoqué par la parution de Justine ou les Malheurs de la vertu, suivie de l'Histoire de Juliette, sa sœur, ou les Prospérités du vice causera malgré une nouvelle arrestation. Il est envoyé dans un asile alors pendant le Consulat, considéré comme un fou. Il meurt dans un établissement de ce type, dans le Val-de-Marne, à l'âge de 74 ans en 1814.

Postérité[modifier | modifier le wikicode]

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Le baron Richard de Krafft-Ebing et sa femme Marie-Louise.

Dans ses publications, le marquis cherche à provoquer autant que possible par des scènes de violence et d'obscénité. Il se plait à décrire le crime. Les termes de ses œuvres sont très crus, ce qui ne plaît guère.

Depuis son époque jusqu'à nos jours, il est très mal vu. Il reste dans les esprits du peuple l'incarnation du mal, en plus d'être considéré à cause des actes auxquels il se livrait comme un fou. Néanmoins, des écrivains comme Apollinaire ont salué son talent en tant qu'écrivain.

Dans la première moitié du XIXe siècle, son nom de famille est réutilisé par le psychiatre Richard von Krafft-Ebing pour désigner le comportement de personnes qui tirent du plaisir à faire souffrir d'autres, du moins à les voir souffrir. Il considère ceci comme un trouble psychiatrique.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Liens externes[modifier | modifier le wikicode]

Liens internes[modifier | modifier le wikicode]

  • Masochisme ; même principe, mais le plaisir provient de la souffrance depuis soi-même
  • Perversion
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