Louis Antoine de Saint-Just

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Saint-Just en 1793. Portrait par Pierre-Paul Prud'hon

Louis Antoine de Saint-Just est un homme politique français de l'époque révolutionnaire. Il est né à Decize dans la Nièvre le 25 août 1767, il est mort guillotiné à Paris le 28 juillet 1794, âgé de 26 ans.

Député de la Convention nationale il appartient aux groupes des Montagnards dont il est un des théoriciens.

Saint-Just avant la Révolution française[modifier | modifier le wikicode]

Saint-Just est issu d'une famille roturière mais longtemps aisée. Son père était capitaine de cavalerie, sa mère fille d'un notaire royal en même temps employé d'un grenier à sel. Ses parents viennent s'installer dans un domaine rural à Blérancourt dans l'Aisne. Il fait ses études dans le collège de Soissons dirigé par les Oratorien.

Devenu orphelin, après une dispute familiale sa mère le fait interner dans une maison de correction à Paris (septembre 1786-mars 1787) grâce à une lettre de cachet.

Puis Saint-Just devient clerc de notaire à Soissons, commence des études de Droit à Reims en octobre 1787 mais les interrompt rapidement.

Saint-Just pendant les premières années révolutionnaires[modifier | modifier le wikicode]

Dès 1789, Saint-Just adhère aux idées de changement politique et social promis par la Révolution. En 1789, il publie Organtun poème satirique virulent contre la monarchie absolue et l'Église catholique.

En juillet il est élu lieutenant-colonel (il a 22 ans) de la Garde nationale de Blérancourt, qui regroupe surtout des personnes aisées et doit faire régner l'ordre.

En 1791, il fait paraître Esprit de la Révolution et de la Constitution de la France.

Il est élu député à l'Assemblée législative (fonction qui ne peut être tenue que par des personnes aisées en raison des conditions financières exigées pour les électeurs et les élus). Mais il ne peut siéger car il est trop jeune.

Saint-Just député à la Convention nationale[modifier | modifier le wikicode]

Exécution de Robespierre et Saint-Just le 28 juillet 1794

En septembre 1792, pendant les élections consécutives à la chute du roi le 10 août 1792, Saint-Just est élu député de l'Aisne. Il rejoint le groupe des Montagnards.

Saint-Just se fait remarquer par des positions tranchées. En janvier il vote pour la mort du roi, sans sursis ni appel au peuple (mesures proposées par les Girondins). Il s'oppose à la Constitution fédéraliste élaborée par les Girondins.

En juillet 1793, après la mise à l'écart des dantonistes, il entre au comité de Salut public en même temps que Robespierre et de Couthon. Il se spécialise dans les affaires intérieures. Les discours qu'il prononce sont écrits dans un style très pur. Il est spécialiste des formules chocs.

Comme représentant en mission il accompagne les armée du Nord et du Rhin où il montre de grands talents d'organisateur mais aussi une sévérité extrême contre les officiers qu'il juge trop mous et les soldats déserteurs. Le plus souvent en duo avec Philippe Le Bas, son collègue et ami il fait de nombreuses missions : celle du 22 octobre 1793 au 6 janvier 1794, permet la prise de Bitche et de Landau dans la vallée du Rhin, Une autre du 22 janvier au 13 février auprès de l'armée du Nord. Partisans de l'offensive, Saint-Just et Le Bas en mission du 29 avril au 25 mai 1794, puis du 6 juin au 29 juin ont un rôle décisif dans les mouvements de l'armée du Nord ce qui aboutit aux victoires françaises de Courtrai le 11 juin et de Fleurus le 26 juin.

En janvier 1794, il est élu président de la Convention. Il est à l'origine des décrets de ventôse an II, (février-mars 1794), qui décide la distribution aux paysans les plus pauvres des bien confisqués aux Émigrés.

Il seconde Robespierre dans sa lutte contre les hébertistes et les dantonistes. C'est lui qui rédige leurs décrets d'accusation.

Lorsque les tensions montent entre les Montagnards et le reste de la Convention Saint-Just tente de réconcilier les différents groupes. Mais il reste fidèle à Robespierre. En Thermidor an II, le 27 juillet 1794, il est arrêté en même temps que Robespierre. Libéré par l'insurrection de la Commune de Paris, il se laisse reprendre sans se défendre. Il est guillotiné le 28 juillet.

Vikiliens pour compléter sur les dirigeants montagnards[modifier | modifier le wikicode]

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