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Jacques Mesrine

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Jacques Mesrine, né le 28 décembre 1936 à Clichy, mort le 2 novembre 1979 à Paris, a été l'« ennemi public numéro un » au début des années 1970. Il est responsable d'une trentaine de meurtres et s'est évadé à plusieurs reprises.

Avant d'être un gangster[modifier | modifier le wikicode]

Né dans une famille aisée, Jacques Mesrine grandit dans les quartiers populaires. Il est renvoyé de différentes écoles en raison de sa violence. En 1955, il épouse Lydia de Souza et, un an plus tard, il est enrôlé pour la guerre d'Algérie où il reçoit la croix de la valeur militaire. Il découvre les horreurs de la guerre et collabore à des interrogatoires sur des fellagas. La haine qu'il éprouvera pour la société et l'autorité viendra de cette expérience. Démobilisé, il semblerait qu’il ait eu des contacts avec une organisation parallèle mais rien ne le prouve de façon certaine, pas plus qu'on ne peut établir le nom de cette organisation. Différentes possibilités ont été évoquées : OAS, Sécurité Militaire, SAC ou DMR. Divorcé, il épouse en secondes noces Maria de la Soledad en 1961. Il aura d'elle 3 enfants.

Sa vie de gangster[modifier | modifier le wikicode]

Il est incarcéré pour la première fois en mars 1962. Il purge une peine de dix-huit mois à Évreux, puis à Orléans, pour cambriolages et recel d'armes. Lors de sa sortie, sa famille lui offre la gérance d'une auberge dans l'Oise. L'établissement devient vite un repaire de bandits. Mesrine rencontre Jeanne Schneider dont il prétend avoir tué les deux souteneurs (on n'a cependant jamais trouvé de cadavre).

En 1965, il est arrêté dans la résidence du gouverneur de militaire de Palma de Majorque, peut-être pour une tentative de vol de document. Il est transféré à l'ambassade de France et ne reçoit qu'une condamnation légère. Plus tard (1966), il ouvre un restaurant à Ténérife mais braque une banque genevoise quelques mois après. Il est reconnu en novembre 1967 lors d'une attaque à main armée à Chamonix. Il parvient à fuir la police et s'exile ensuite au Québec.

En 1969, il enlève, avec Jeanne, sa complice, Georges Deslauriers, un riche industriel infirme. Il réclame une rançon mais l'affaire capote. Ils s'enfuient et, avant de passer aux États-Unis, tuent une vieille femme qui les avaient hébergés. Ils sont arrêtés en juillet et transférés à Montréal. Ils parviennent à s'évader, sont repris et jugés pour séquestration. Ils bénéficient du doute pour l'assassinat de la vieille femme.

Après 3 ans de détention, Mesrine s'évade en compagnie de Jean-Paul Mercier, un tueur implacable. Au cours de cette évasion, ils tuent 2 gardes forestiers. Le reste de la vie de Mesrine n'est qu'une longue suite de braquages, de meurtres, d'arrestations et d'évasions.

L'homme[modifier | modifier le wikicode]

Mesrine, avec une grande lucidité, se définissait lui-même comme un gangster. Il ne se battait pour aucun idéal (même s'il s'est quelque peu insurgé contre les conditions de détention des prisonniers), aucune opinion politique, aucune religion. Il n'était ni à gauche, ni à droite. Certains mouvements ont bien tenté de le récupérer post-mortem, mais cela relève de la fantaisie.

Mesrine avait choisi clairement de vivre en marge de la société et, non pas de la combattre, d'utiliser ce qu'il en pouvait. Il savait que sa mort serait violente et prématurée mais avait accepté dès le départ les règles du jeu. Il vivait pour lui et tuait pour survivre. Il se targuait d'ailleurs de ne jamais tuer inutilement.

La fin[modifier | modifier le wikicode]

Le vendredi 2 novembre 1979, à 15h15, l'ennemi public n°1 est abattu par la brigade anti-gang du commissaire Broussard, porte de Clignancourt à Paris. Mesrine roule en voiture avec sa compagne, Sylvia Jeanjacquot. Une fourgonnette banalisée le bloque. En sortent quatre tireurs de la brigade de recherche et d'intervention. On retrouvera dans le corps de Jacques Mesrine 19 balles. Son amie est très grièvement blessée mais survivra.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

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