Thomas Becket

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Portrait imaginaire de Thomas Becket, vitrail de la cathédrale de Cantorbury

Thomas Becket, (saint Thomas de Cantorbéry), est né à Cheapside, Londres, le 21 décembre 1120 et est mort assassiné à Cantorbéry le 29 décembre 1170.

Comme archevêque de Cantorbéry de 1162 à 1170, il s'oppose à la volonté du roi Henri II de contrôler l'Eglise catholique en Angleterre en limitant les privilège du clergé. Il est assassiné par des partisans du roi. Il fut canonisé en 1173 par le pape Alexandre III. Le lieu de son assassinat devient rapidement un lieu de pèlerinage.

Thomas Becket est né dans une famille de marchands. Il reçoit une excellente éducation à l’école-cathédrale de Canterbury. Il se rend ensuite à Bologne en Italie, pour suivre des études supérieures en droit.

Le conseiller du roi Henri II[modifier | modifier le wikicode]

Revenu en Angleterre il devient le protégé de l'archevêque de Cantorbury qui lui confie de nombreuses missions à Rome. Son protecteur le recommande au roi Henri II pour le poste de Chancelier auquel il est nommé en 1155. Comme chancelier il applique les idées du roi Henri pour limiter les privilèges du clergé catholique anglais. Le roi considère que ces privilèges sont une atteinte à son autorité souveraine.

Il devient le précepteur et maître d'armes d'Henri le Jeune, fils du roi Henri II.En mai 1162 il devient archevêque de Cantorbury.

L'opposant au roi Henri II[modifier | modifier le wikicode]

Devenu archevêque Thomas Becket change se style de vie (il devient plus austère) et s'oppose à la politique royale (qu'il avait pourtant aidé à mettre en place comme chancelier). Ayant rencontré le pape Alexandre III au Concile de Tours en , revenu en Angleterre il projette d'obtenir que le clergé ne relève que de la justice ecclésiastique et que l'Église soit indépendant financièrement du roi. Réunis à Westminster le 11 octobre 1163, les plus hauts dignitaires du clergé acceptent de ne pas s'opposer à la volonté royale. Seul Thomas Becket refuse.

À l'occasion d'une seconde assemblée, réunie par le roi à Clarendon (en) le 30 janvier 1164, le roi tente de revenir sur les accords signées entre ses prédécesseurs (en particulier Guillaume le Conquérant et Étienne d'Angleterre. Il tente d'imposer l'égalité civile et judiaire entre tous les Anglais (clergé compris). Désormais tous les sujets devaient relevé des tribunaux royaux et le trésor royal precevait les amendes éventuelles. Une grande partie du clergé céde aux exigences du roi sauf Thomas Becket.

Henri II convoque Becket devant un grand conseil à Northampton le 8 octobre 1164. Il était accusé de contester de l'autorité royale et de mal remplir dans son emploi de chancelier. Becket conteste sa convocation et fait appel au pape Alexandre III. Pour échapper aux poursuites il s' exile volontairement en France le 2 novembre 1164. Il rejoint le pape à Sens. Le roi Louis VII accorde sa protection à Becket (pour le roi de France, c'est un moyen d'affaiblir Henri II, qui est son vassal en raison des très nombreuses provinces qu'il possède en France).

Enluminure du XIIIe siècle représentant le meurtre de Thomas Becket.

Thomas Becket reste en France jusqu'en 1166. Il réside alors dans les abbayes de Pontigny et de Saint-Denis-lès-Sens. Becket tente d'obtenir que le pape frappe d'interdit le royaume d'Angleterre et excommunie le roi. Ayant besoin de l'appui de l'Angleterre dans le conflit qui l'oppose à l'empereur germanique Frédéric Barberousse, le pape refuse pendant longtemps. Mais en 1170, alors que le pape s'apprête à prononcer l'interdit et l'excommunication Henri II cède il accepte le retour de Thomas Becket à Cantorbury où il arrive le 5 décembre 1170. Il projette de punie ceux qui avaient soutenir le roi contre lui.

Interprétant les pensées du roi, très en colère contre Thomas Becket, quatre gentilshommes assassinent l'archevêque le 29 décembre 1170. Le scandale est tel que le roi Henri II Henri II doit faire une pénitence publique sur la tombe de l'archevêque en janvier 1174 et à annuler les décisions prises à Clarendon.

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