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Ossip Mandelstam

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Ossip Mandelstam en 1923.

Ossip Mandelstam (né le 3 janvier 1891 à Varsovie et mort le 27 décembre 1938 (à 47 ans) à Vladivostok) est un important poète russe du XXe siècle?.

Opposé aux excès du pouvoir bolchevique, il critique Joseph Staline dans un de ses poèmes. Il est déporté dans un camp de prisonniers où il meurt en 1938.

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Ossip Mandelstam grandit dans une famille aisée, de confession juive et convertie par la suite au christianisme. Après des études à l'Université de Saint-Pétersbourg, il étudie pendant un an à la Sorbonne à Paris. Il rejoint ensuite l’Université d'Heidelberg en Allemagne, puis il termine ses études à Saint-Pétersbourg. Il compose ses premiers poèmes, d'inspiration réaliste et futuriste ; son premier recueil de poèmes, La Pierre, est publié en 1913. Avec d'autres jeunes poètes russes (dont Anna Akhmatova), il rejoint le groupe de la Guilde des poètes (dont le style, « l'acméisme », cherche à refléter la pureté poétique) et, en 1916, il a une courte relation avec la poétesse Marina Tsvetaïeva.

Après la révolution russe de 1917, tout en approuvant la fin du régime tsariste, Ossip Mandelstam garde ses distances avec le nouveau pouvoir soviétique. Dans les années 1920, il compose des poésies ainsi que des essais ; bénéficiant de l'appui de Nicolas Boukharine, il est reconnu en Russie comme un des poètes contemporains les plus importants. Il vit alors à Moscou où, en 1922, il épouse Nadedja Khazina ; fidèle soutien de son mari, celle-ci fera éditer ses œuvres après sa mort.

En 1930, Ossip Mandelstam est chargé par les autorités d'aller observer en Arménie les progrès du plan quinquennal. Il est révolté par les dures conditions imposées aux paysans pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement soviétique. Après la fin de cette mission, il compose en 1933 Le Montagnard du Kremlin contre Staline, et il est alors arrêté et exilé en 1934 à Voronej. Après avoir purgé sa peine en 1937, sans domicile et sans revenus, il cherche de l'aide auprès de l'Union des écrivains de l'URSS ; mais loin de recevoir le soutien espéré, il se fait dénoncer comme étant un fauteur de troubles. Arrêté une seconde fois pour « activité antisoviétique », Ossip Mandelstam meurt du typhus en 1938, à l'âge de 47 ans, dans un camp de prisonniers.

Postérité[modifier | modifier le wikicode]

  • En 1955, sa veuve Nadedja Mandelstam publie à New York un recueil comprenant des poèmes inédits, ce qui contribue à faire connaitre en Occident la poésie d'Ossip Mandelstam.
  • Nadedja Mandelstam a raconté le parcours de son mari dans ses mémoires, Espoir contre espoir (1970) et Fin de l'espoir (1974).
  • Ossip Mandelstam a été réhabilité par les Soviétiques en 1987, pendant la perestroïka.

Œuvres principales[modifier | modifier le wikicode]

  • La Pierre (1913), poésie
  • Tristia (1922), poésie
  • Le Blé humain (1922), essai
  • Le Bruit du temps (1925), autobiographie
  • Le Timbre égyptien (1928), autobiographie
  • Poèmes de Moscou (1930-34), poésie
  • Les Cahiers de Voronej (1935-37), poésie

Sources, notes et références[modifier | modifier le wikicode]

(en) Ossip Emilievich Mandelstam, britannica.com