Camp de Majdanek

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Majdanek ou Maïdanek est un camp de prisonniers, établi sous les ordres de Heinrich Himmler, puis transformé en camp de concentration en 1943. Situé en Pologne, il a été actif entre 1941 et juillet 1944 : il fut libéré cette année-là par l'Armée Rouge (Russie).

L'organisation du camp[modifier | modifier le wikicode]

Le camp est construit par des prisonniers de guerre juifs. On va employer des dizaines de milliers de déportés pour le construire, dans les conditions de l'extermination par le travail. Il comporte plusieurs parties : un camp de prisonniers de guerre, un centre d'extermination, un camp spécial pour les femmes en service à partir de 1942 et un camp spécial pour les enfants, qui ne sera actif qu'à partir de 1943. Il y a aussi les chambres à gaz, les crématoires... Comme tous les camps, il est entouré d'une enceinte de fils de barbelé électrifiée.

Tour de contrôle dans le camp.


Contrairement à de nombreux camps nazis, il n'était pas enfoncé dans une forêt ou caché à la vue de tous. A partir de 1942, des plans s'établissent pour agrandir sa capacité. Ce nouveau projet prévoit l'accueil de 250 000 personnes : la surface du camp va doubler.


Les prisonniers[modifier | modifier le wikicode]

Les Juifs et les Polonais constituent la majorité des prisonniers : opposants politiques polonais, juifs polonais ainsi que des prisonniers de guerre russes. Ensuite, sont arrivés les déportés juifs, environ 18 000, en provenance des pays d'Europe de l'Est et de Varsovie, actuelle capitale de Pologne, puis sont arrivés les ukrainiens, les russes... On estime qu'entre 1941 et 1944, environ 150 000 personnes sont passées par le camp de Majdanek. Environ 80 000 personnes ont péri, et selon des études récentes environ 60 000 juifs en font partie. Afin d'éviter toutes traces, beaucoup de corps ont été incinérés, donc ce ne sont pas des chiffres précis. A partir de 1942, les arrivées de déportés se font de plus en plus considérables.

Des Juifs montant dans un train en direction du camp

Les conditions de vie précaires des déportés[modifier | modifier le wikicode]

Dès l'arrivée des déportés, des sélections sont établies : les personnes les plus faibles, incapables de travailler sont mises à mort très rapidement ou sur le champ.

Pour les autres prisonniers, la journée commence à 4h du matin. Ils sont chassés de leur chambre à coup de fouet et doivent tous être présents à l'appel, malades ou non. Puis à 6h, leur journée de travail commence. Il exercent tous types de travaux : construction de voies ferrées, travaillent dans des carrières... Ce genre de travail était éprouvant, mais le moindre prisonnier qui s'arrêtait était puni de châtiments. Ils étaient souvent battus. A la fin de la journée, les autres prisonniers étaient chargés de ramener les corps des prisonniers morts. A l'appel du soir, les gardes avaient une liste de tous les prisonniers qui avaient mal travaillé, et ceux-là étaient punis de coups de fouet.

Outre tout cela, ils ne mangeaient pas à leur faim : leur ration journalière était composée de café, de navets brûlés, de soupe à l'herbe et de pain composé de sciure de bois ou de farine de châtaigne. Tout cela avait pour but d'affaiblir au plus les prisonniers, de leur amener des maladies telles que la tuberculose ou encore de procéder à des décès de masse. Aussi, à la moindre infraction de la part de l'un des prisonniers, ils étaient privés de cette maigre ration pendant quelques jours, ce qui revenait à les faire mourir de faim.

Pour les faire mourir plus vite, les gardes les exposaient au froid pendant de longues heures : ils les faisaient courir pendant 1h et demi le soir, dans la neige en hiver ou alors sous une chaleur suffocante l'été.


La fin du camp de Majdanek[modifier | modifier le wikicode]

Le camp a été liquidé début juillet 1944, mais n'a pas pu être entièrement détruit avant l'arrivée de l'Armée Rouge. Même si les SS ont évacué 1 000 prisonniers, lorsque l'Armée Rouge arriva, elle découvrit des centaines de survivants, la plupart dans un état pitoyable. Elle découvrit aussi les preuves des exterminations massives perpétrées par les nazis, preuves que les SS n'avaient pas eu le temps de détruire : tas d'ossements qui jonchaient au sol, tas de chaussures ou encore des centaines de valises intactes qui étaient prêtes à être envoyées dans d'autres villes. Les SS avaient même pillé ces valises pour récupérer l'or ou les bijoux des déportés, et allaient même jusqu'à retirer leurs dents en or avant d'incinérer les corps.

sources[modifier | modifier le wikicode]

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