Discussion:Tyrannosaurus rex

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J'apporterai davantage d'informations sur ce dinosaure (plus tard) --Meric 16 juillet 2009 à 18:34 (UTC)

Cartilage, vaisseaux sanguins, globules rouges[modifier le wikicode]

2005 (en) [pdf] Soft-Tissue Vessels and Cellular Preservation in Tyrannosaurus rex]

Une découverte d'importance :

  • En 2005, des paléontologues trouvent des fragments de fémur de T. rex, dans le Montana ; ils sont en très bon état (légèrement déformés, par la pression des roches, mais c'est tout), mais très fragmentaires : ces petits morceaux ne sont pas d'une grande utilité pour reconstituer le squelette, par ailleurs déjà très bien connu : il est donc décidé qu'ils seront réservés à des analyses, et, à cet effet, on ne leur ajoute pas de conservateur, comme on le fait habituellement avec les os fossilisés.
  • Au laboratoire, les scientifiques dissolvent les substances minérales, au moyen de bains dans plusieurs solvants, afin de pouvoir procéder aux analyses. Puis ils réhydratent l'échantillon, c'est à dire qu'ils y remette de l'eau
  • Après 7 jours de traitement, les échantillons sont près à être analysés ; à leur grande surprise, les scientifiques, qui s'attendaient sans doute à trouver des molécules organiques, découvrent des restes de cartilages, de vaisseaux sanguins, et même de globules rouges ! Lors de la fossilisation, ces structures ont été parfaitement conservées dans la roche, et sont parvenues ainsi jusqu'à nous. Le cartilage ainsi traité a même conservé une partie de son élasticité.

Cette découverte très importante a fait l'objet d'une communication massive, mais malheureusement souvent très partielle, et a ainsi souvent été mal comprise. On a ainsi parfois évoqué le fait que l'on avait trouvé des tissus non-fossilisés de T. rex, ce qui est faux, puisque ces tissus n'ont été révélés qu'après la dissolution des minéraux du fossile.

Elle a intéressé de nombreux paléontologues, car il s'agit d'une nouvelle méthode, qui pourrait être appliquée sur d'autres fossiles : peut-être des découvertes similaires pourront donc ainsi être faites sur d'autres fossiles.

Les créationnistes ont utilisé cette découverte comme argument contre la théorie de l'évolution : les auteurs prétendent que l'on a trouvé des restes non-fossilisés de dinosaure, ce qui les amène à conclure que le tyrannosaure n'aurait pas vécu il y a des millions d'années, mais beaucoup moins : ainsi, il serait apparu en même temps que l'être humain, et non pas bien avant : il aurait donc été créé, en même temps que toutes les autres espèces, et aurait disparu depuis, lors du Déluge. Dans leur analyse, les auteurs créationnistes « oublient » cependant que le spécimen était bien fossilisé (donc très ancien, selon leurs propres critères), et que les tissus découverts n'ont été révélés qu'après plusieurs jours de dissolution des éléments minéraux dans des solvants.

Là où cette découverte présente une avancée majeure, c'est au niveau de la classification phylogénétique : les scientifiques pensent que les oiseaux sont des dinosaures, les seuls dinosaures qui aient survécu, il y a 65 millions d'années, au cataclysme qui a provoqué la disparition de tous les autres. Selon cette classification, le T.rex fait partie d'un groupe de dinosaures parmi les plus proches des oiseaux (même si ce n'était pas un oiseau lui-même). Pour appuyer leur théorie, les scientifiques s'appuient sur les fossiles, c'est à dire, principalement, des os. Parfois, d'autres éléments du corps se fossilisent également, comme les plumes : en dehors des oiseaux, des plumes ont été découvertes avec certitude chez une vingtaine de dinosaures environ : certains dinosaures (mais pas tous !) avaient donc des plumes, et les oiseaux feraient partie de ce groupe là.

Mais, pour établir une classification avec certitude, il ne faut pas se baser que sur des ressemblances dans la forme et l'apparence. En comparant les globules rouges découverts chez le T. rex ont été comparés à ceux des oiseaux actuels, et ont montré que même les cellules des dinosaures sont très similaires à celles des oiseaux, ce qui conforte très fortement la théorie. -Fraf (discussion) 21 octobre 2013 à 12:27 (CEST)

Morsure infectée[modifier le wikicode]

Une théorie qui a fait son chemin, est celle de la « morsure infectée » (Septic bite), du T. rex.

Elle doit son origine à l'herpétologue Walter Auffenberg, qui a étudié le dragon de Komodo, en Indonésie. Il a découvert que le varan de Komodo, prédateur efficace, mais peu rapide, possède une flore bactérienne qui se développe dans les dents. Lorsqu'il mort un animal, la plaie s'infecte, et l'animal finit par succomber à une septicémie. Le varan n'a alors plus qu'à le retrouver pour le manger. En consommant de la chair infectée, des morceaux de viandes restent coincés entre ses dents, et réinfectent le varan, qui pourra ensuite infecter une nouvelle proie, et ainsi de suite. Si le varan ne retrouve pas sa proie, c'est généralement un autre varan qui la trouve et la mange, puisqu'il est le seul super prédateur de la région. Ainsi, si un varan se fait « voler » sa proie par un autre, ce n'est pas tellement grace, puisqu'il trouvera une autre carcasse d'un animal qui aura été mordu par un autre varan...

C'est ainsi qu'un animal apparemment possédant des caractéristiques intéressantes de charognard (morsure puissante, faible vitesse, odorat très développé...) est en fait un prédateur actif, qui chasse les sambars et les sangliers.

Le paléontologue James Farlow a suggéré que le varan de Komodo pourrait être l'animal actuel dont l'apparence et le mode de vie ressemblerait le plus au T. rex ; on a donc imaginé que, comme le varan, le T. rex pourrait avoir une morsure infectée.

Cette théorie est séduisante, parce qu'elle concilie des caractères typiques de charognard, comme l'odorat très développé, et un mode de vie prédateur. Elle est relayée notamment par William Abler (The Teethof the Tyrannosaurs, 1993), qui a étudié les dents des tyrannosaures.

Cependant, cette théorie ne se base que sur des suppositions : il n'existe aucune preuve que cela ait vraiment été le cas chez le T. rex (et il y a peu de chance que l'on en trouve : si elles ont existé, les bactéries des dents du T. rex n'ont quasiment aucune chance d'avoir été fossilisées.

Beaucoup de scientifiques préfèrent débattre de sa pertinence, plutôt que de sa véracité ; le T. rex, contrairement au varan, n'était pas le seul prédateur de son époque : s'il avait laissé échapper une proie, même avec une morsure infectée, il n'est absolument pas certain qu'il aurait pu la récupérer, ou qu'un autre T. rex l'ait fait. De plus, les varans de Komodo mangent en groupe, ce qui ne semble pas avoir été le cas des T. rex.

Comme le T. rex ne se lavait pas les dents, il y a bien peu de chances qu'il n'ait pas eu des bactéries qui se soient développées entre les dents, de toutes façons. Il n'est simplement pas établi que cela lui ait permis de chasser.

De plus, il a été établi récemment que, en plus des bactéries de la bouche, le varan de Komodo était également venimeux : c'est le venin, au moins autant que l'infection, qui permet au varan de tuer ses proies, mais il ne semble pas que le T. rex ait eu de venin, même si des traces de venin semblent avoir été découvertes chez d'autres espèces de dinosaures -Fraf (discussion) 21 octobre 2013 à 14:40 (CEST)

Mise en forme[modifier le wikicode]

Image[modifier le wikicode]

Je suis d'accord, l'image du T. rex vert en 3D est nettement plus jolie, et offre un plus esthétique à l'article. Cependant, elle est moins fiable : plus ancienne (2008) que l'autre (2011), réalisée par ordinateur par un utilisateur inconnu ; a contrario, Nobu Tamura est un auteur reconnu pour ses reconstitutions paléontologique. Il propose un T. rex doté de plumes, ce qui va dans le sens des découvertes récentes. Son dessin n'est probablement pas parfaitement fidèle, mais il a en tous cas plus de chances d'être plus près de la réalité... Même s'il est moins « sexy », je pense qu'il mérite de figurer en illustration principale. J'ai même songé à retirer purement et simplement la deuxième image, mais on manque cruellement d'illustrations de qualité en droit libre pour ce sujet... Qu'en pensez-vous? -Fraf (discussion) 22 octobre 2013 à 13:31 (CEST)

Titre sous forme de question[modifier le wikicode]

Je suis plutôt pour l'utilisation de l'interrogative dans le titre des sections, s'il s'agit d'éléments justement mis en question, et non pas établis : la chasse en meute et la présence de plumes figurent parmi les grandes interrogations des scientifiques en ce qui concerne le T. rex ; je pense que remplacer ces titres par « plumage » et « chasse en meute » est quelque peu trompeur, et induit un risque d'erreur pour le jeune lecteur qui parcourt le plan sans forcément en lire tous les détails.

A propos, c'est bien la présence de plumes, et non d'un plumage qui est mise en question ici : on se demande (déjà) si le tyrannosaure a pu avoir des plumes, et non pas quel motif / arrangement (plumage) ont pu avoir ces plumes...

Ce ne sont bien sûr que des détails, mais il me semble, imho, que la première formulation était meilleure... Qu'en pensez-vous? -Fraf (discussion) 22 octobre 2013 à 13:31 (CEST)

Gorgosaurus et mode de vie charognard[modifier le wikicode]

L'épisode est également cité dans en.wp (source probable de la référence, j'imagine) ; cependant, je le trouve peu pertinent, pour deux raisons :

  • la première, c'est que le Gorgosaurus n'est pas un proche parent du T. rex ; suffisamment proche, en tous cas, pour que l'on puisse analyser son comportement afin d'expliquer celui du tyrannosaure, imho. Un tarbosaure, à la limite, et encore... Le tarbosaure est le plus proche parent connu du tyrannosaure, et vivait sur un autre continent : c'est un peu l'« équivalent asiatique » du tyrannosaure, en quelque sorte... Le gorgosaure, lui, est un cousin plus éloigné (il fait partie de la deuxième grande sous-famille de tyrannosaure, c'est un albertosaure) du tyrannosaure. De plus, c'était un contemporain du tyrannosaure, et surtout de son autre cousin, le dasplétosaure. En général, dans la nature actuelle, quand deux proches parents cohabitent dans le même milieu, ils se « partagent » les ressources disponibles en exploitant des ressources différentes, ce qui a donné à penser aux scientifiques que le gorgosaure et le dasplétosaure devaient avoir un comportement alimentaire différent... A fortiori, il y a donc peu de chances que ce comportement alimentaire s'apparente à celui du tyrannosaure, qui en est plus éloigné... En gros, c'est un peu comme si j'étudiais les lycaons et les chacals, afin d'essayer de déterminer si le léopard est charognard ou pas... Un tigre, à la limite, plus proche parent du léopard et évoluant dans un milieu différent, pourrait m'apporter quelques informations, et encore...
  • la deuxième, c'est que, si illustre qu'ait été Lambe (l'auteur de l'analyse en question), la paléontologie, et notamment en Amérique du Nord n'en était encore qu'à ses balbutiements au début du XXème siècle, lorsqu'il a conduit cette étude. Le matériel manquait, et notamment en ce qui concerne les grands carnivores. Les éléments étaient donc bien trop insuffisants, imho, pour que cette analyse puisse être citée de manière pertinente.

Pour résumer, les arguments ne manquent pas pour affirmer que le T.rex était charognard, mais celui-ci m'apparaît assez peu intéressant. Je trouve beaucoup plus pertinent l'argument de J. Horner (l'un des plus grands défenseurs actuels de la thèse du T. rex charognard), selon lequel une telle capacité olfactive ne s'observe aujourd'hui que chez des animaux charognards, comme les vautours.

De manière générale, aujourd'hui, la plupart des paléontologues se rangent à l'avis, résumé par É. Buffetaut (il faut que je retrouve la citation exacte), selon laquelle aucun grand carnivore actuel n'est exclusivement charognard ou prédateur : un carnivore se nourrira d'une carcasse d'animal mort, s'il en trouve une (surtout si elle est fraîche), mais n'hésitera pas à chasser s'il a faim et ne trouve rien d'autre à manger... -Fraf (discussion) 22 octobre 2013 à 13:31 (CEST)

Message laissé par Modèle:Lilian Valin le 27/10/2015 Le Tyranosaurus rex mesurai exactement 12 m de long et faisait 6 m de hauteur.