Alexandrin

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En poésie française, un alexandrin est un vers de douze syllabes (ou pieds).

Son nom provient d'un poème du XIIe siècle, Li romans d'Alexandre, qui était écrit en vers de douze syllabes. Du XVIe siècle, avec la Pléiade, jusqu'au XIXe siècle, il est le vers utilisé par les poètes français et les auteurs de tragédies.

  • Exemple de l'emploi de l'alexandrin dans la tragédie (Le Cid, Acte IV scène III ; Pierre Corneille)

Nous partîmes cinq cent ; mais par un prompt renfort

Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,

  • Exemple de l'emploi de l'alexandrin dans la poésie (L'isolement, Méditations poétiques. Alphonse de Lamartine)

Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne,

Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ;

Je promène au hasard mes regards sur la plaine,

Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Dans l'album Astérix et Cléopâtre, Numérobis, qui vient d'Alexandrie se présente en disant :

« Je suis mon cher ami, très heureux de te voir. »

Ce à quoi Panoramix répond : « C'est un alexandrin. »1

L'alexandrin doit être différencié du dodécasyllable : les deux comportent 12 syllabes mais l'alexandrin a une coupe spéciale :

  • l'alexandrin classique a une césure (coupe à l'hémistiche) : 6/6
  • l'alexandrin romantique a un rythme ternaire 4/4/4.

Notes[modifier | modifier le wikicode]

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