Tranchée des Baïonnettes

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La tranchées des Baïonnettes, telle qu'elle se présentait dans les années 1920.

La tranchée des Baïonnettes est un lieu commémoratif de la bataille de Verdun de 1916. Il veut illustrer l'atrocité de la guerre. Mais il repose sur une falsification historique.

Le mythe de la tranchée des Baïonnettes[modifier | modifier le wikicode]

Après la guerre, un officier qui était affecté en 1916 à l'état-major du secteur, rapporte comme véridique, l'histoire suivante :

Depuis le 10 juin 1916, dans le secteur du fort de Douaumont, l'artillerie allemande procédait à un pilonnage important des lignes françaises avec des obus de 280 et de 305 mm de calibre. Le 11 juin 1916, dans un lieu non loin de la côte de Thiaumont, vers le haut du ravin de la Dame, 57 hommes du 137e régiment d'infanterie, originaires de Vendée et de Loire-Inférieure (aujourd'hui Loire-Atlantique), se préparaient à un assaut contre les lignes allemandes. Alors qu'ils sont debout dans la tranchée, ils sont enterrés vivants par l'explosion d'un obus tiré par l'artillerie allemande. De la tranchée comblée par les retombées de la terre soulevée par l'explosion, n'émerge que l'extrémité des fusils. Le lieu est alors baptisé « tranchée des fusils » vite renommée « tranchée des baïonnettes », après y avoir ajouté des baïonnettes fichées en terre pointe vers le haut pour faire plus saisissant.

Un banquier américain Georges T. Rand fit don de 500 000 francs pour la construction d'un mémorial. Le monument commémoratif fut imaginé par l'architecte André Ventre en 1920. Il sera inauguré en décembre 1920, par Alexandre Millerand président de la République.

Ce qui s'est probablement passé[modifier | modifier le wikicode]

La tranchée des Baïonnettes en 2014

En juin 1920, avant le début des travaux de construction du mémorial, le secteur fut fouillé par des équipes de travailleurs immigrés indochinois et italiens. Vingt-et-un corps, retrouvés allongés et sans arme, furent mis au jour ; quatorze purent être identifiés ils sont alors enterrés dans le cimetière militaire de Fleury-devant-Douaumont (ils seront par la suite déplacés pour être ensevelis dans l'Ossuaire de Douaumont). Malgré la preuve que les soldats n'avaient pas été enterrés vivants on continua la construction du mémorial. Les sept corps inconnus sont toujours en place dans la tranchée, une croix marque leur emplacement.

En fait depuis le 10 juin 1916, dans le secteur les soldats français doivent faire face à des attaques allemandes successives qu'ils repoussent à la grenade. Ils subissent de plus des attaques aux gaz et un violent pilonnage d'artillerie. Ils se font tuer sur place. Au moment d'une accalmie, les corps ne sont pas évacués et sont enterrés dans la tranchée, couchés et sans arme. La tranchée devenue inutile est ensuite rebouchée. Des fusils placés verticalement le long des bords de la tranchée et dont les extrémités des canons (sans baïonnettes) dépassent, servent de point de repère de la fosse mortuaire. Ces pratiques, qui se répètent un peu partout sur la ligne de front, sont confirmées par les témoignages de nombreux combattants.

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