Serpent monétaire européen

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En vert les pays membre de la Communauté économique européenne en 1993.

Le serpent monétaire européen était un système mis en place par la Communauté économique européenne lors de l'accord de Bâle (24 avril 1972).

La CEE comportait alors 9 États :

Le serpent avait pour objectif de réduire les écarts entre les différentes monnaies des États de la CEE, afin notamment de ne pas compromettre le système de fixation des prix agricoles institué dans le cadre de la politique agricole commune (PAC), système menacé par les fluctuations du dollar au niveau international.

Le serpent monétaire a plutôt bien fonctionné à ses débuts, mais ses contorsions sont restées célèbres par la suite (nombreuses variations des taux de change) obligeant les dirigeants des États membres (et notamment le président français Valéry Giscard d'Estaing et le chancelier ouest-allemand Helmut Schmidt) à proposer la mise en place d'un nouveau système monétaire européen lors de la Conférence de Brême en juillet 1978.

Pays Monnaie
Belgique
France
Italie
Luxembourg
Pays-Bas
République fédérale d'Allemagne
Danemark
Irlande
Royaume-Uni

Système monétaire européen[modifier | modifier le wikicode]

Le Système monétaire européen (SME) fut décidé en juillet 1978 lors de la Conférence de Brême. Il est entré en application le 1er janvier 1979 et a mis fin au serpent monétaire institué en 1972 à Bâle et qui avait montré ses limites en raison des nombreuses dévaluations qui l'ont caractérisé.

Un objectif triple : la stabilisation des taux de change à l'intérieur de la Communauté, le rapprochement des situations économiques des États membres (en particulier en ce qui concerne les taux d'inflation et les taux d'intérêt) et le rôle central attribué à l'Ecu (European currency unit).

Chaque monnaie européenne a désormais une valeur par rapport à l'Ecu et une valeur par rapport à chacune des autres monnaies (fluctuation limitée à 2,25 % l'une par rapport aux autres, sauf pour l'Italie et l'Espagne puis la GB et le Portugal qui ont bénéficié d'une marge de 6 % lors de leur adhésion). Chaque monnaie a donc un taux de change en Ecu appelé “taux pivot” ou cours pivot ; les parités sont stables, puisque les cours pivots permettent de déterminer des parités bilatérales (entre le F et le DM par exp). Mais ces cours pivots sont des cours centraux : les deux monnaies peuvent donc fluctuer dans une marge limitée à 2,25 % au-dessus ou au-dessous de ces cours (cours plancher et cours plafond).

Le SME a fait preuve d'une remarquable stabilité jusqu'au début des années 1990, avant de connaître des difficultés. Jusqu'à l'été 1993, chaque monnaie disposait d'une marge de fluctuation de ± 2,25 % par rapport au taux de référence (6 % pour certaines monnaies). Cette marge est passée à ± 15 % en 1993, marquant le passage à un régime de changes flottants.


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