Neurosciences

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Les neurosciences se sont développées depuis les progrès en imagerie cérébrale, qui mesure l'activité sanguine dans le cerveau humain pendant une activité émotionnelle ou intellectuelle.

L'électrophysiologie analyse l'enregistrement des réponses électriques des neurones du cortex visuel en fonction des images qu'on lui présente.

David Hubel et Torsten Wiesel sont les deux neurobiologistes qui ont reçu le prix Nobel de médecine en 1981 pour leurs découvertes concernant le traitement de l'information dans le système visuel.1

Les débuts des neurosciences expérimentales[modifier | modifier le wikicode]

C'est le biologiste français Marie-Jean-Pierre Flourens, (1794-1867), qui a fondé les neurosciences expérimentales tout en jouant aussi un rôle important dans le développement de l'anesthésie.

Il a fait des recherches sur la physiologie du système nerveux et étudié les conséquences de lésions cérébrales sur le comportement, la motricité ou la sensibilité.2

Il a aussi fait des expériences sur les effets de l'éther et du chloroforme sur le système nerveux central d'animaux de laboratoire.3

Applications en pédagogie[modifier | modifier le wikicode]

Face médiale de l'hémisphère droit : cortex préfrontal

En pédagogie, le neuroscientifique Stanislas Dehaene4 a identifié au moins quatre facteurs qui déterminent la vitesse et la facilité d’apprentissage :

  • l'attention : elle permet de capter, par nos cinq sens, des informations en provenance de notre environnement, ou de notre ressenti émotionnel ou psychologique ;
  • l'engagement actif en alternant apprentissages et tests de nos connaissances ;
  • le retour d'information qui signale les erreurs, indispensables pour progresser. Elles expriment la représentation mentale que chaque apprenant se fait d’une notion ou d’une action et le ou les obstacle(s) à repérer avant de le(s) dépasser grâce à des encouragements ou une stimulation.
  • la consolidation, indispensable pour que tout nouveau savoir soit automatisé, par transfert de connaissances et de procédures explicites vers l'implicite. Cette automatisation passe par la répétition et l’entraînement. Elle permet de libérer de l’espace dans le cortex préfrontal afin d’absorber de nouveaux apprentissages.

Plus récentes que les neurosciences cognitives, les recherches en neurosciences affectives et sociales ont montré que les émotions jouent un rôle majeur dans les apprentissages:

  • Les émotions et sentiments à valence positive telles que la joie, l'enthousiasme, l'humour et le rire par exemple facilitent la mémorisation et l'attention. Les émotions et sentiments à valence négative telles que la peur, la honte, l'anxiété ou la détresse peuvent au contraire perturber la mémorisation et l'attention, notamment en générant un stress trop important et une perte de motivation5.
  • Les relations chaleureuses et empathiques génèrent un cercle vertueux : l’enfant se sent compris, il est motivé, sa réussite scolaire augmente et l’enseignant se sent compétent. A l’inverse, les punitions produisent un effet contraire à celui recherché. Quant à la dévalorisation et aux humiliations verbales, elles ont un impact aussi néfaste que les coups6.

Tout apprentissage ne peut pourtant pas se faire sans un niveau minimum d'activation, mais au delà d'un certain niveau le stress devient une entrave qui peut avoir des conséquences très néfastes. Il faut chercher à développer la motivation intrinsèque des élèves, et cela ne peut pas se faire sans une bonne compréhension, verbalisation et régulation des émotions: c'est ce qu'on appelle l'intelligence émotionnelle.

Références[modifier | modifier le wikicode]

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