Droit au bonheur
Le droit au bonheur évoque l'idée que chaque individu devrait avoir la possibilité de poursuivre le bien-être et l'épanouissement dans sa vie. Bien qu'il ne soit pas toujours formellement énoncé dans les lois, ce concept découle des principes des droits de l'homme et soulève des questions importantes sur la façon dont les sociétés peuvent favoriser le bonheur et le bien-être de leurs citoyens.
Définitions du bonheur[modifier | modifier le wikicode]
Sens courant[modifier | modifier le wikicode]
Le bonheur est, au sens courant, un état émotionnel agréable et durable dans lequel se trouve quelqu'un qui estime être parvenu à la satisfaction des aspirations et désirs qu'il juge importants. Il a une vision favorable de sa propre situation et ressent une sensation de plénitude et de sérénité, sans éprouver de stress, d'inquiétude ou de trouble.
Sens biologique[modifier | modifier le wikicode]
Le bonheur est le résultat de la production de sérotonine, elle est un neurotransmetteur, ou autrement dit, une hormone qui est impliquée dans la régulation des comportements, de l'humeur, de l'anxiété, de la motivation, de la prise de décision, de la douleur, du sommeil, de la sexualité, de l'alimentation, et de la cicatrisation. En fait, elle est libérée dans les noyaux du traphé du tronc cérébral.
Bonheur et liberté[modifier | modifier le wikicode]
La liberté fait partie des facteurs qui influencent le bonheur au sein d’une société. Il existe deux grands types de liberté :
- la liberté d’individu : liberté de conscience et d’expression, la vie privée, intellectuelle, religieuse, morale, etc.
- la liberté collective : égalité entre les hommes et le femmes, le droit de vote, etc.
Conditions de la liberté[modifier | modifier le wikicode]
Les conditions de la liberté incluent le rôle du droit et de la loi, la limitation réciproque des libertés, la défense et la sécurité, et l'égalité des citoyens devant la loi.
Évolution du concept[modifier | modifier le wikicode]
Antiquité gréco-romaine[modifier | modifier le wikicode]
Platon et Socrate (IVe siècle av. J.-C.)[modifier | modifier le wikicode]
Platon est un des premiers philosophes à donner sa définition au bonheur.
Selon Socrate, « un homme sera suprêmement heureux (eudaimôn) s'il ne cesse de prendre soin de son élément divin et qu'il maintient en bonne forme le démon (daimôn) qui, en lui, partage sa demeure ».
Épicure (IIIe siècle av. J.-C.)[modifier | modifier le wikicode]
À l’égard d’Épicure, le bonheur a une face « négative » qui se rapporte à l'absence ou la diminution de la souffrance du corps et de l’esprit, et a une autre « positive », qui concerne la satisfaction des désirs naturels et nécessaires comme la sécurité, la santé, la sagesse et l’amitié.
Moyen Âge central (XIe et XIIIe siècles)[modifier | modifier le wikicode]
Au Moyen Âge central, les philosophes ignorent complètement le thème du bonheur.
Mais à partir du XIIIe siècle, les modèles du bonheur terrestre et un nouvel art de vivre se propage ainsi peu à peu dans toute l'Europe, avec en premier lieu le thème de l'amour et l'idée d'aimer sa ou son partenaire avec honnêteté, dans le but d'atteindre une joie commune.
Jean-Jacques Rousseau (XVIIIe siècles)[modifier | modifier le wikicode]
Jean-Jacques Rousseau est l'un des majeurs penseurs du XVIIIe siècle et en même temps l'un de ceux qui se sont penchés sur la question du bonheur.
Dans son discours sur les sciences et les arts, en 1750, il disjoint la notion de bonheur de celle de progrès, et d’après lui, « le plus grand obstacle pour accéder au bonheur est l'imagination, qui étend indéfiniment l'étendue des possibles et qui, par conséquent, excite et nourrit les désirs par l'espoir de les satisfaire » : il pense qu'à l'exception des douleurs du corps et des remords de la conscience, tous les maux sont imaginaires.
Définition du droit au bonheur[modifier | modifier le wikicode]
Le droit au bonheur est un concept qui émerge dans les débats philosophiques et politiques modernes, en particulier à partir de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Il est souvent considéré comme un droit fondamental qui garantit à chaque individu la liberté de poursuivre son propre bonheur et son bien-être.
“Le droit au bonheur est une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs.” D’après la déclaration des droits de l’homme et du citoyen 1793: “Le but de la société est le bonheur commun. Le gouvernement est institué pour garantir à l’homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles.”
La définition du droit au bonheur peut varier en fonction des perspectives philosophiques et politiques, mais voici quelques éléments clés qui le caractérisent :
- la liberté de choix ;
- la poursuite du bien-être ;
- le respect de la dignité humaine ;
- la non-ingérence ;
- l’égalité des chances ;
Pays qui ont droit au bonheur dans la constitution[modifier | modifier le wikicode]
Bhoutan[modifier | modifier le wikicode]
La Constitution du Bhoutan traite ouvertement du bonheur. Le préambule engage à "renforcer la souveraineté du Bhoutan, assurer les bienfaits de la liberté, garantir la justice et la tranquillité, et renforcer l’unité, le bonheur et le bien-être du peuple pour tous les temps". Selon l’article 9, paragraphe 2, en tant que principes de la politique de l’État, l’État doit s’efforcer de promouvoir les conditions permettant d’atteindre le "Bonheur National Brut" (Gross National Happiness). L’article 20, axé sur le pouvoir exécutif, stipule que le gouvernement doit protéger et renforcer la souveraineté du Royaume, assurer une bonne gouvernance, et garantir la paix, la sécurité, le bien-être et le bonheur du peuple.
La Corée du Sud[modifier | modifier le wikicode]
Dans les diverses Constitutions qui mentionnent de quelque manière que ce soit le droit au bonheur, citons par exemple le traitement positivé dans les Constitutions japonaise et sud-coréenne. Selon le texte de l’article de la Constitution de la Corée du Sud, "Tous les citoyens sont assurés de la dignité et du droit de poursuivre le bonheur". Il existe une reconnaissance explicite et précise de la recherche du bonheur parmi les droits fondamentaux en Corée du Sud.
Japon[modifier | modifier le wikicode]
Quant à la Constitution japonaise, elle prévoit une disposition plus détaillée et mieux élaborée, car elle expose une clause limitant la portée du droit au bonheur, une idée de proportionnalité ou d’équilibre de protection, en soulignant que l’exercice de ce droit ne doit pas nuire au bien-être collectif. Il convient de souligner le traitement japonais du bonheur en tant que droit fondamental, reconnu comme le plus approprié sur ce sujet selon les principaux défenseurs de cette théorie.
États-Unis[modifier | modifier le wikicode]
La transposition du bonheur dans le domaine du droit n’est pas un sujet récent. Sa positivisation a pris naissance avec la Déclaration des Droits de la Virginie du 16 juin 1776, et serait ensuite répétée avec la Déclaration d’Indépendance des États-Unis. Selon l’article "I" de la Déclaration du "bon peuple de Virginie" : "Tous les hommes sont, par nature, également libres et indépendants, et possèdent certains droits inhérents, parmi lesquels, lorsqu’ils entrent dans l’état de société, ils ne peuvent être privés ou dépouillés par aucun accord, et qui sont les suivants : la jouissance de la vie et de la liberté, avec les moyens d’acquérir et de posséder la propriété, et de chercher et d’obtenir le bonheur et la sécurité."
Indice du bonheur (Bonheur National Brut)[modifier | modifier le wikicode]
Le bonheur national brut (ou le BIB) a été créé en 1972 par le roi du Bhoutan Jigme Singye Wangchuck, dans la même année il est devenu roi à l’âge de 16 ans.
Les BNB n’est pas encore utilisé internationalement mais, ces critères sont déjà mis en place.
Critères principaux pour mesurer le BNB[modifier | modifier le wikicode]
- La bonne gouvernance;
- La conservation de l'environnement;
- La préservation et la promotion de la culture;
- Le développement socio-économique responsable et durable.
Autres critères[modifier | modifier le wikicode]
- L'espérance de vie,
- Le taux de mortalité infantile
- L'accès aux services de santé
- L'accessibilité de l'éducation
- Les taux d'alphabétisation
- Le revenu,
- L'emploi
- Les conditions de vie
Pays ayant le plus de bonheur[modifier | modifier le wikicode]
Selon Forbes France, les 15 pays ayant le plus de bonheur dans le mondes sont:
- Finlande
- Danemark
- Islande
- Suisse
- Pays-Bas
- Luxembourg
- Suède
- Norvège
- Israël
- Nouvelle-Zélande
- Autriche
- Australie
- Irlande
- Allemagne
- Canada
- États-Unis
- Royaume-Uni
- République tchèque
- Belgique
- France
Les experts ont ce classement sur les données du sondage mondial Gallup et sur plusieurs autres facteurs, dont le niveau de PIB, l’espérance de vie, etc.
Liens externes[modifier | modifier le wikicode]
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Bonheur
- https://docs.google.com/document/d/1he57AEXAwtjffQw41IQTLgHQnD10vswlPq5kOWlLiHY/edit?hl=en
- https://www.village-justice.com/articles/droit-bonheur-constitution
- https://univ-angers.hal.science/hal-02561569/document
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Bonheur_national_brut
- https://www.culture-relations.net/fr/approche-bnb/les-quatre-piliers-du-bnb/
- https://www.forbes.fr/classements/rapport-sur-le-bonheur-dans-le-monde-quels-sont-les-20-pays-ou-lon-vit-le-plus-heureux/
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