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Henri-Désiré Landru

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Photo de Henri-Désiré Landru

Henri-Désiré Landru est un tueur en série français, né le 12 avril 1869 à Paris, mort guillotiné le 25 février 1922 à Versailles.

Il a tué dix femmes en leur faisant croire qu'il était amoureux d'elles et a manipulé ses victimes pour récupérer leur argent. Il fut arrêté le jour de ses 50 ans.

Jeunesse et famille[modifier | modifier le wikicode]

Landru a une grande sœur du nom de Florentine, née en 1854 ; son père Julien travaille comme chauffeur et Flore Henriquel sa mère est couturière. Landru va à l'école et il est enfant de chœur. À 20 ans, il travaille dans un cabinet d'architecte et fait un enfant à sa cousine. En 1893, à l'âge de 24 ans, il se marie avec sa cousine : ils ont ensemble quatre enfants. Mais Landru n'est pas pour autant stable : il change souvent de métier et d'employeurs.

Début d'une mauvaise période[modifier | modifier le wikicode]

Dans le but d'avoir plus d'argent, Landru crée une fausse entreprise de cyclomoteurs. Il vend a un prix modique des cyclomoteurs, pour lesquels il n'hésite pas à faire un maximum de publicité. Mais Landru ne distribue pas de cyclomoteurs. Il multiplie les fausses identités, et devient un escroc professionnel. Il a ses premières condamnations en 1904 et 1906, mais il récidive. En 1909, il écope de 3 ans de prison et, en 1914, de quatre ans de prison.

Arnaque aux sentiments[modifier | modifier le wikicode]

En 1915, Landru passe à un niveau beaucoup plus élevé dans la criminalité. Il publie dans la presse des annonces sous de faux noms pour épouser des femmes veuves. Ensuite, il les invite dans un manoir loué où il prétend avoir son domicile. Il convainc ces femmes de son amour et en profite pour leur voler leur argent. Cela fait, il se débarrasse de ses victimes. La première femme à tomber dans ce piège a 39 ans. C'est une lingère accompagnée de son fils : on ne les reverra jamais. Ses crimes accomplis, Henri-Désiré Landru retrouve sa vraie femme et ses vrais enfants qui ne sont pas au courant et le pensent brocanteur.

Arrestation[modifier | modifier le wikicode]

Vers la fin de l'année 1918, le maire de la ville de Gambais reçoit une lettre d'une amie d'une disparue. Elle la cherche et ne sait pas qu'elle est morte. Le maire ne trouva pas cette amie et ne put donc pas apporter une réponse positive. Cependant quelques semaines plus tard, une autre famille cherchait des nouvelles d'une autre disparue. Le maire reçoit encore une demande. Le maire remarqua la similitude de ses lettres. Il contacta les victimes et remarqua que les deux victimes avaient répondu à une annonce d'un journal pour rencontrer quelqu'un. Pour trouver le coupable de cette inquiétante disparition, une plainte contre X est déposée.

L'inspecteur Jules Belin était réputé pour avoir en 1912 éradiqué la bande à Bonnot. Ce dernier découvre que la villa où avaient lieu les rendez-vous était louée à Monsieur Frémyet. Un rebondissement important a lieu dans l'affaire le 9 avril 1919. Une amie d'une victime voit par hasard un homme accompagné d'une femme que la victime avait souvent fréquentée. Le témoin retient l'adresse de la rencontre et informe la police qui se rend sur les lieux. Et par chance, le criminel avait fait un achat et le vendeur avait noté ses cordonnées.

La police met le domicile du dangereux criminel sous surveillance et Landru (qui se faisait appelé Lucien Guillet pour ne pas être détecté) est arrêté le jour-même de ses 50 ans. Landru est fouillé et les forces de l'ordre tombent sur son vrai permis de conduire (ce qui permettait donc d'avoir sa vraie identité) et un carnet où Landru écrivait le nom de ses victimes.

Procès[modifier | modifier le wikicode]

Numéro du petit journal qui date de la même année de celui qui parle de Landru.

Le procès de Landru est un véritable événement en France. Il a lieu au palais de justice de Versailles et commence le 7 novembre 1921. Cependant, Landru fait "profiter" de son insolence envers la cours aux spectateurs du procès. D'ailleurs, des célébrités de l'époque assistent au procès. Pour se faire remarquer, Landru va jusqu'à faire semblant de pleurer. Lorsque le président de la cour remarque que Landru pleure, ce dernier répond « Oui, je pleure mes fautes, je me repens. J'ai des remords. Je pleure parce que je pense qu'avec tout le scandale fait autour de mon nom, on a appris à ma pauvre femme que je l'avais trompée ».

Mais Landru ne regrette rien. Et persiste même à dire qu'il n'a tué personne mais a juste fait quelques escroqueries. L'avocat de Landru défend son client en indiquant qu'aucune victime n'a été retrouvée. Mais le procureur indique qu'une personne aurait survécu et va venir à la barre pour témoigner. Tout le public se retourne pour voir la grande porte en bois où devrait passer la survivante. Tout le monde, sauf Landru.

Landru est reconnu coupable le 30 novembre 1921 et condamné à la peine de mort. Le président de la république de l'époque du nom d'Alexandre Millerand refuse son recours en grâce. Le 25 février 1922, son avocat tente une dernière fois de faire avouer Landru. Ce dernier répond « Cela, Maître, c'est mon petit bagage ». Il est donc exécuté le matin devant le journaliste du Petit Journal. Ce dernier écrira d'ailleurs dans Le Petit Journal du 26 février 1922 « A présent, le corps de barbe bleue couché sur le ventre les mains liés derrière le dos, repose, repose coupé en deux dans une boîte de sapin où on l'a versé avec le son et le sang du panier des suppliciés. La boîte est enterrée en attendant son exhumation dans un coin maudit du cimetière des Gonard. Henri-Désiré Landru a emporté son secret. S'il continue d'être une énigme, il a définitivement cessé d'être un sujet de plaisanterie. ».

Source[modifier | modifier le wikicode]

  • Magazine "Les Grandes Affaires criminelles française", n° 3, page 62.
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