Armée romaine et conquêtes de Jules César

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Le peuple romain était un peuple important qui se fit particulièrement remarquer grâce à son armée qui vainquait toutes les nations convoitées. Mais comme toute armée, elle avait des techniques de guerre et de formation pour les soldats qui étaient strictes et qui devaient être respectées.

Recrutement des soldats[modifier]

Le recrutement des soldats était primordial car il fallait des hommes endurcis et ayant une expérience avancée de la vie.

Carrière militaire obligatoire[modifier]

Les recrutements obligatoires avaient pour but d'engager des jeunes hommes sans qu'ils donnent leur accord. Ils avaient un stage pour être formés, qui durait plusieurs mois voir plusieurs années. À la fin de cette formation, le nouveau soldat était envoyé au front pour combattre et il y restait le temps de faire ses preuves, afin de recevoir un salaire minimum. Ensuite, si le légionnaire désirait retourner dans son foyer, il en était libre mais il pouvait également rester dans l’armée pour en faire son métier.

Engagés volontaires[modifier]

Il y avait aussi ceux que l’on appelle les engagés volontaires. Ils étaient des gens ordinaires qui, ne sachant quoi faire de leur avenir, ou par envie, s'engageaient dans l'armée pour une durée indéterminée. Souvent, les brigands ou les vagabonds devenaient soldats pour gagner leur vie, mais également pour payer une dette envers la société lorsqu'ils avaient eu un mauvais comportement ou avaient commis des méfaits de notoriété publique ou privée. Ces engagés pouvaient, au fil du temps, monter en grade, ce qui augmentait leur salaire et ce qui leur rendait également leur honneur bafoué.

Prisonniers de guerre[modifier]

Il y avait enfin les prisonniers ennemis qui étaient obligés de servir leur nouvel empereur. Ils devaient choisir entre l'exécution et l'engagement. Certains préféraient se faire exécuter pour ne pas trahir leur patrie mais d'autres choisissaient l'armée. Si au cours des batailles, le soldat faisait preuve de courage ou de compétences particulières, il pouvait être gracié et devenir un citoyen romain libre.

On pouvait alors reconnaître que l’empereur romain était indulgent.

Vie dans les camps de l’armée romaine[modifier]

Quand les soldats se réunissaient en temps de guerre, la première chose à faire était de dresser le camp et de le protéger. Ensuite pouvait commencer la rude vie des soldats, qui n’était pas de tout repos.

Dirigeants et progression de la légion[modifier]

Les légions étaient composées de nombreux soldats qui étaient répartis en dix cohortes. Parmi ces dix cohortes, il y en avait une qui était plus prestigieuse que les autres : la première. Chaque légion se composait de 6 000 soldats, donc chaque cohorte comportait 600 soldats. Ces cohortes étaient divisées en centuries qui elles étaient composées d’environ 100 soldats. La première cohorte avait une particularité car, contrairement aux autres, elle se composait de 5 centuries de non pas 100 soldats mais de 160 soldats, ce qui la rendait plus imposante.

Chacune des parties d’une légion étaient dirigées par des officiers :

Il y avait  :

Le légat de la légion 
Il était l'officier supérieur de la légion. Il devait être expérimenté et, sur le camp, il représentait l'autorité du monde romain.
Le préfet du prétoire 
Il commandait l'ensemble des cohortes et ses officiers.
Le tribun laticalve 
Jeune officier qui était important car il était chargé de conseiller le légat et de le remplacer en temps d'absence.
Le préfet du camp 
Il était occupé à gérer le camp et à commander l'artillerie.
Le tribun angusticlave 
Ils étaient nombreux dans le camp car chacun d’entre eux commandait deux cohortes. Ils étaient aussi appelés « chevaliers ».
Le centurion 
Ils étaient, en tout, 59 par légion car il y en un à la tête de chaque centurie.
Le soldat 
Composant, en nombre supérieur, la légion.

Techniques d’attaque[modifier]

Ce qui faisait la force et l’ingéniosité de l’armée romaine étaient, sans nul doute, ses techniques d’attaques qui étaient très efficaces.

Il y avait deux catégories de techniques : les techniques d’attaques matérialisées et les techniques d’attaques concernant les ordres de marche des soldats.

La plus populaire des techniques matérialisées est l’attaque faite à partir des « machines de guerre », ou catapultes. Il faut préciser qu’à l’époque, rien qu’à la vue de ces « monstres en bois » (elles étaient appelées ainsi) les populations étaient terrorisées, alors quand elles se mettaient à faire des ravages à coup de rochers lors des batailles, la terreur était telle que parfois elles poussaient même les ennemis des Romains à déserter ou à se rendre immédiatement.

Les positions des catapultes étaient simples : lorsqu'il y avait un siège autour d’une ville, les catapultes étaient disposées tous les 30 mètres, environ, et lançaient des roches toutes les 3-4 minutes à tour de rôle, ce qui fait que la ville en siège était bombardée de toute part et sans répit.

En cas de bataille simple, les catapultes étaient alors disposées à l’arrière de la légion et les soldats augmentaient la distance de portée des roches en resserrant les différentes cordes. Ces catapultes sont, en fait, ce que l’on pourrait qualifier d’ancêtres des canons actuels d’où le fait de parler d’un enseignement légué de la part des Romains.

Pour ce qui est des techniques d’ordres de marche, il existait de nombreux ordres avec leurs particularités. L’ordre le plus étudié jusqu'à maintenant est l’ordre de marche pour aller au front en se protégeant appelé technique de la tortue. Le système est bien plus simple qu’il n’y paraît. Les boucliers des soldats étaient conçus de sortes qu’il puissent entièrement protéger le corps d’un homme. Le système de la tortue était formé en immense rectangle se composant d’une centurie qui était placée comme suit : il y avait les soldats qui formaient le périmètre du rectangle et ce rectangle était conçu  « en boucliers » (ce rectangle devait être et rester impénétrable ce qui prouve l’importance de ces soldats).

Le reste des soldats se regroupaient à l’intérieur du rectangle, bouclier au dessus de leur tête et mis les uns mêlés aux autres. Le résultat était un rectangle en trois dimensions, impénétrable et ravageur.

Jules César : un homme puissant et ambitieux[modifier]

Lorsqu’on évoque le monde romain deux mots viennent inéluctablement à l’esprit  : Jules César et il est clair que ces deux mots ne signifient pas une mince chose, au contraire, car Jules César était un grand conquérant romain et c’est principalement pour cela qu’il est connu de tous.

Présentation d’un grand homme politique[modifier]

Jules César naquit le 13 Quintilis (aujourd’hui appelé juillet en son honneur) de l’an 100 av. J.-C. Il était un enfant de patriciens et par conséquent suivait ses cours dans une brillante école. Il était un excellent élève en toute matière et se fit remarquer dès son plus jeune âge pour son goût à la discipline. Comme on le disait à l’époque, il appartenait à la jeunesse dorée de Rome. Jules César fit ses premières armes en Asie et il se fit vite décoré pour sa bravoure durant les batailles, notamment celle qui permit la victoire sur les armées de Mycènes. Vu qu’il était aimé de la plèbe, il se fit élire tour à tour  : tribun militaire, questeur, édile et prêteur. Il alla jusqu’à se ruiner en donnant des spectacles somptueux au peuple. César fit également passer une loi qui permettait aux anciens militaires de pouvoir acquérir une ou plusieurs propriétés pour cultiver la terre, construire une maison…

La Gaule, une province désirée[modifier]

Jules César dans ses conquêtes avait un désir. Celui-ci était de posséder le territoire gaulois. Mais malgré des efforts importants, il n'y parvint que tard. Il fit de nombreuses guerres et enfin il conquit cette terre après avoir tué le chef des gaulois qui résistait. La Gaule était désirée car elle était une province importante de part sa superficie élevée, ses frontières avec les pays germains et ses « frontières » avec de multiples points d’eau (océan Atlantique, mer Méditerranée...) qui pouvaient servir de points de rattachement entre les pays conquis. Mais Jules César n’était pas ignorant et savait que les guerriers gaulois étaient braves et sans peur. C’est également pour cela que les conquérants s’intéressaient à ce territoire  : si les gaulois étaient vaincus, ils devraient combattre pour leur nouveau dirigeant et César désirait former de nouvelles légions secrètes pour son propre compte afin d’éliminer ses ennemis personnels.

Deux batailles décisives[modifier]

Il y eu de nombreuses batailles livrées entre romains et gaulois durant la conquête de César mais deux batailles sont devenues particulièrement célèbres  : celle de Gergovie et celle d’Alésia. Je commencerai par présenter la bataille de Gergovie où Vercingétorix fut victorieux à la suite de maints efforts. A Gergovie, donc, se déroula en 52 av. J.-C., une bataille très importante pour les gaulois. Jules César avait fait une percée dans les rangs de l’armée gauloise protégeant les frontières. Il possédait donc la Gaule depuis un certain temps mais certaines régions se révoltaient les unes après les autres, ce qui fit peur à Jules César. Pour éviter un soulèvement général il fit pression sur la population mais croyant apaiser leur colère, il l’envenima davantage. Toute la région auvergnate où un chef de village nommé Vercingétorix émit des idées de révoltes contre César. Il fit traverser la Gaule de toutes sortes de messages codés appelant les hommes à la révolte, ce qui arriva. Il unifia le pays dans une seule idée et se fit respecter en temps qu’homme voulant la liberté non en dictateur ou autre chef. Le peuple considérait Vercingétorix comme un héros et en fit un chef non plus de village mais de pays. Jules César ayant entendu parler de ce fameux personnage par ses espions, voulut étouffer le mouvement avant qu’il ne prenne trop d’ampleur et repoussa les premières attaques jusqu’à Gergovie où il installa un siège autour du camp de retranchement des gaulois. Mais Vercingétorix, la nuit venue, attaqua le camp romain endormi eu la victoire de part l’effet de surprise. César jugea sage de se retrancher durant un certain temps et de revenir en force au moment opportun, ce qui arriva peu de temps après la défaite romaine.

Après sa victoire sur le monde romain le chef auvergnat décida de réattaquer de suite afin de bouter l’envahisseur hors de Gaule. Donc, la même année, avec sa cavalerie, Vercingétorix attaqua les légions de César dans la région de Dijon. Les romains repoussèrent avec brio l’attaque gauloise et assiégèrent les survivants à Alésia. Pour éviter le recommencement du scénario de Gergovie, les romains firent des tranchées devant les premières lignes ainsi que de multiples travaux empêchant toute attaque gauloise. Mais ce n’est pas par le siège que les romains furent vainqueurs c’est par la désobéissance des chefs gaulois. En effet, Vercingétorix, bien qu’enfermé dans la ville, fit lever une armée de secours à travers toute la Gaule. Les chefs de la nouvelle armée se rendirent à Alésia et encerclèrent à leur tour les romains. Mais ils désobéirent à l’ordre de Vercingétorix, qui était de maintenir le siège pour affaiblir les légions de César, et attaquèrent après une journée et une nuit. Les romains furent stratégiques et battirent les gaulois. Après la bataille, Vercingétorix, rendit les armes aux pieds de César et se fit enfermer dans les prisons de Rome avant de se faire étrangler en public.


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