Parasitisme

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On appelle parasitisme, le fait qu’un être-vivant vive aux dépens d'un autre être-vivant appelé hôte, sans chercher à le tuer. Le parasite utilise son hôte pour se nourrir, se loger ou se reproduire. L’humain peut-être atteint par des parasites, par exemple les poux.

Catégorisation des parasites[modifier | modifier le wikicode]

Les parasites peuvent être catégorisés en fonction de plusieurs critères, par exemple l'endroit où ils vivent sur l'hôte.

  • les ectoparasites vivent à l'extérieur de l'hôte, sur lui. Par exemple, les poux, les puces et les tiques sont des ectoparasites.
  • les endoparasites vivent à l'intérieur de l'hôte. Le ténia (un ver plat) est un endoparasite.

Parfois, un parasitisme destiné à la croissance des jeunes[modifier | modifier le wikicode]

La mouche bleue pond ses œufs sur de la viande ; ainsi les asticots qui naîtront trouveront leur nourriture.

Quelques espèces d'oiseaux vont pondre dans le nid d’autres oiseaux en leur laissant le soin de couver et de nourrir le petit. Le plus connu est le coucou, mais les femelles de certains canards font la même chose.

En revanche, on ne peut appeler parasites les petites guêpes, comme l'ammophile ou le sphex, qui paralysent des chenilles ou d'autres insectes pour y pondre leurs œufs. À leur naissance, les larves trouveront de la nourriture fraîche mais, comme elles dévorent leur hôte, elles deviennent ses prédateurs.

Des hôtes temporaires ou définitifs[modifier | modifier le wikicode]

Certains parasites mènent une vie relativement indépendante, comme le moustique femelle, la mouche piqueuse, la punaise des lits ou la sangsue qui sucent du sang de différents hôtes.

Quelques-uns, comme le pou, la puce, les acariens (minuscules animaux proches des araignées), se déplacent peu, vivent plus longtemps sur l'animal dont ils se nourrissent, mais peuvent aussi passer d'un hôte à un autre.

Enfin, certains parasites sans aucun moyen de locomotion ne peuvent que se fixer sur l'hôte qui passe à leur portée. C'est le cas pour les larves d'aoûtats qui se développent sous la peau des animaux ou des personnes passant au contact des herbes où elles se trouvaient.

Certains petits mollusques vivent incrustés dans la chair d'une étoile de mer ou d'un oursin.

Un grand nombre de parasites sont des vers de différentes tailles, avalés à l'état d'œuf ou de larve par un animal, puis se développant dans un organe de son corps : l'intestin (oxyures, ascaris, ténia), les muscles (trichine), le foie (douve) ou les branchies des poissons.

Certains parasites se développent successivement sur plusieurs hôtes d'espèces différentes[modifier | modifier le wikicode]

Un ver appelé ligule est avalé d'abord par un petit crustacé, lui-même mangé par un poisson que dévore enfin un oiseau pêcheur, dernière victime de ce parasite.

L'oeuf de la grande douve se développe d'abord dans un escargot d'eau, la limnée, puis, devenu larve à forme de ver, se fixe sur les plantes du bord de l'eau. Cela lui permet d'être avalé par un mammifère venant y brouter et de se fixer alors dans le foie de son hôte définitif.

Le principal danger des parasites vient des maladies qu'ils transmettent[modifier | modifier le wikicode]

Le moustique responsable du paludisme

Les parasites peuvent causer des douleurs, des démangeaisons, provoquer des infections. Les acariens sont responsables de certaines allergies, comme l'asthme. Les vers parasites provoquent des troubles digestifs et l'affaiblissement de l'hôte, rarement sa mort.

Néanmoins ils transportent eux-mêmes d'autres parasites plus petits ou des bactéries, des virus qu'ils transmettent à l'hôte et qui peuvent être responsables de maladies graves, parfois mortelles. C’est là leur principal danger.

Un petit moustique, l'anophèle, répand le paludisme.

Les puces, transportées par des rats, étaient responsables des épidémies de peste qui ravagèrent autrefois le monde. Les poux du corps propagent parfois le typhus.

La glossine, appelée aussi mouche tsé-tsé, a le ventre gorgé du sang qu'elle vient de sucer. Si celui-ci contient la maladie du sommeil, la mouche pourra transmettre la maladie aux nouveaux hôtes qu'elle piquera.

Il existe aussi quelques végétaux parasites[modifier | modifier le wikicode]

Le plus connu est le gui qui plonge ses racines au creux d'une branche d'arbre. Nos lointains ancêtres le vénéraient car c'était le seul végétal feuillu l'hiver dans les arbres qui avaient perdu leurs feuilles en automne. Comment sa graine est-elle grimpée si haut pour germer ? Parce que des oiseaux ayant mangé ses fruits blancs (vénéneux pour nous) ont rejeté les graines avec leurs crottes dans les arbres. Quand il est trop abondant sur une branche, le gui peut provoquer sa chute et endommager gravement l'arbre.

On ne peut appeler parasites le lierre et les lianes, car ces plantes n'utilisent les troncs d'arbre que comme support pour s'approcher de la lumière. Elles ont leurs propres racines et ne vivent pas aux dépens de l'arbre qui les supporte.

En revanche, les moisissures et certains petits champignons qui vivent parfois sur nos pieds sont nos parasites. Si les moisissures sont nuisibles quand elles endommagent les plantes ou les fruits, elles sont appréciées dans certains fromages, comme le roquefort. Enfin, certaines d'entre elles, cultivées en laboratoire, servent de médicaments antibiotiques, comme la pénicilline ou l'auréomycine.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

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