Histoire du Kazakhstan

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Cet article porte sur l'histoire du Kazakhstan.

Le khanat Kazakh[modifier | modifier le wikicode]

Pendant une longue période de son histoire, le Kazakhstan fut une plaine où vivaient des nomades qui la traversaient et partaient.

Son histoire commence en 1465. A cette date, le Kazakhstan était peuplé par des sédentaires qui avaient fuit les royaumes voisins et que ceux-ci nommaient les Kazakhs, c'est-à-dire, les Fuyards. Mais, ces populations avaient un souci : ils n’avaient pas de chef pour les rassembler ou les guider. En 1465 donc, les kazakhs trouvèrent deux personnes pour les unir, deux stratèges qui se disaient descendant de Gengis Khan, Janybek et Kerey. Rassemblant tous ses Fuyards sous leurs coupes, ils devinrent les co-khans d’un nouvel Etat : le khanat Kazakh. Leur règne de 15 ans fut une lutte contre les Ouzbeks, peut désireux de voir apparaître un pays rival. La lutte continua sous le khan Buryndyq (1480 à 1511) et le khan Kasym (1511 à 1518). Suivit vingt ans de paix et de prospérité sous les khans Mamash (1518 à 1523), Taiyr (1523 à 1529), Buidash (1529 à 1533) et Togym (1533 à 1538).

En 1538, le khanat dut se relancer dans les horreurs de la guerre, menacé par quatre pays : la Horde Nogaï, le khanat Sibir venu de Russie, le Mongolisant, venu de Chine et le khanat de Boukhara venu de l’Ouzbékistan. Le khan des Kazakh était alors Khak-Nazar, puissant stratège qui réussit à repousser les quatre rivaux de son pays. Khak-Nazar régna jusqu’en 1580, son successeur, Shygaï régna jusqu’en 1582. En 1586, le khan Tauekel décida d’être conquérant, son khanat, après tout avait plusieurs fois été victime de belligérant avide de le prendre, pourquoi à son tour, il ne pourrait pas être conquérant ? Tauekel fut donc le premier souverain conquérant du Kazakhstan. Il annexa Tachkent, Fergana, Andijan et Samarkand, il assiégea la capitale du khanat de Boukhara, là, il fut défait et blessé par une armée venue au secours du khan assiégé Pir-Mohammed. Tauekel mourut de ses blessures. Son successeur, Esim (1598 à 1628), plutôt pacifiste, renonça aux conquêtes et rendit Samarkand à Boukhara pour avoir la paix qu’il n’obtint pas car le Khan Pir-Mohammed voulant reprendre Tachkent lui fit la guerre jusqu’à ce qu’il reprit sa chère Tachkent. Le khan suivant, Salqam-Jangir (1629 à 1680) pensa qu’il aurait un règne dominé par la paix, les puissances du monde n’étaient plus intéressées par le khanat Kazakh et le Boukhara avait retiré ses armées après avoir repris Tachkent. Pourtant, les démons de la guerre frappent toujours, un nouvel ennemi surgit : le puissant Khanat Dzoungar. Salqam-Jangir passa son règne à les repousser avec héroïsme, il mourut d’ailleurs de la main des Dzoungar. Son successeur, le réformateur de la justice Tauke (1680 à 1718) dut continuer la guerre contre le peuple dzoungar. En 1718, quand s’éteint Tauke, le khanat se divise en trois jüzes (le Grand, le Moyen et le Petit), chaque jüze sera un état indépendant ayant son propre khan.

Le Kazakhstan russe et Rouge[modifier | modifier le wikicode]

Environ un siècle après, les Russes, dans leur politique expansionniste décident qu’il est tant d’annexer les jüzes. Coup de chance : ce sont les khans des jüzes eux-mêmes qui demandent à être placés dans un protectorat Russe pour que le tsar les défend contre les Dzoungars. A la fin du XVIIIème siècle, les intellectuels kazakh, formés à Moscou, arrivent avec l’aide du tsar à renverser les pouvoirs des khans, ainsi, le Kazakhstan fut à nouveau un pays uni, mais dirigé par un gouverneur russe.

Après la révolution d’Octobre qui porta Lénine au pouvoir, le Kazakhstan voulut être un Etat indépendant. En 1923, Lénine le récupère et en fait un pays de l’URSS sous le nom de République Socialiste Soviétique du Kazakhstan. Au départ, le peuple kazakh fut assez satisfait du régime communiste, son économie était meilleure, la scolarité était renforcée…

Mais, bien vite le pays connut la face sombre du régime stalinien : interdictions de penser différemment du dictateur, travail brutal, persécution des musulmans dans le but de rendre athées tous les citoyens de l’URSS …

Mais, le Kazakhstan put s’enrichir en habitant, une grande majorité d’émigré ayant dut quitter leur pays à cause de leur sympathie pour les idées de Karl Marx vinrent au Kazakhstan

Indépendance ou dictature ?[modifier | modifier le wikicode]

Noursoultan Nazarbayev est le héros de l’indépendance du Kazakhstan.

Né en 1940, il est élevé dans une famille communiste et fut lui-même ardent Rouge. Et pourtant, quand en 1991, il vit que l’URSS touchait à sa fin et que le peuple kazakh voulait la fin du régime communiste, il changea de camp. Lui qui naguère était l’un des plus grands partisans de l’occupation du Kazakhstan par l’URSS devint le chef des indépendantistes, lui qui avait été un fidèle marxiste devint un grand capitaliste. Ainsi, en 1991, il proclame l’indépendance du Kazakhstan. République, il faut des élections présidentielles et, tous les kazakh ne connaissaient qu’un nom : Noursoultan Nazarbayev, l’homme qui mit fin à l’occupation oppressante des marxistes au Kazakhstan.

Toujours au pouvoir alors qu’il n’était élu que pour quatre ans, il affirme être sans cesse réélu par un peuple qui l’aime, mais on se demande si cet amour n’est pas le trucage. D’ailleurs, son parti politique, Nour-Otan est le seul parti du Kazakhstan, la police arrêtant ceux qui veulent fonder un groupe d’opposition. Le 12 mai 2010, le Parlement lui accorde le titre de « Chef de la Nation » qui instaure un véritable culte de la personnalité.

source[modifier | modifier le wikicode]

  • Wikipédia,
  • le livre Histoire des Turcs de Jean-Paul Roux.
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