Émilie du Châtelet

Émilie du Châtelet, est une mathématicienne, physicienne et femme de lettres française. Elle est née le 17 décembre 1706 à Paris et décédée le 10 septembre 1749 à Lunéville, en Meurthe-et-Moselle.
Biographie[modifier | modifier le wikicode]
C'est une figure singulière du Siècle des Lumières, une des premières femmes au monde reconnue comme scientifique. Grâce à son père, elle a reçu la même éducation que ses frères.
Le 20 juin 1725, elle épouse Florent Claude du Châtelet, avec qui elle aura plusieurs enfants : une fille, Gabrielle-Pauline, née le 30 juin 1726 ; un fils, Louis Marie Florent, né le 20 novembre 1727 ; et un autre fils, Victor-Esprit, mort au berceau en 1734.
Liée à Voltaire depuis 1733, avec qui elle a eu une relation pendant quinze ans, Émilie du Châtelet a pu, grâce à sa fréquentation de la Cour et des grands savants de son époque, contribuer à la diffusion et à la vulgarisation des découvertes de Isaac Newton. En effet, elle a traduit des textes en latin et refait des calculs du célèbre physicien Isaac Newton en 1745 pour les rendre plus compréhensibles. Elle traduit pour Voltaire un certain nombre des écrits de Newton, puis adapte en français son œuvre majeure, les Principia Mathematica, qui ont révolutionné la physique, science la plus pratiquée alors dans les cercles savants.
Elle a eu ensuite une relation avec le Chevalier de Saint Lambert.
Elle a participé, en cachette, à un concours de l'Académie des Sciences et a écrit une dissertation de 139 pages sur le feu (elle s'habille en homme pour passer inaperçu car les femmes n'étaient pas autorisées à y participer) en 1740.
Émilie du Châtelet est l'inventrice de la racine cubique. Pour comprendre la racine cubique, il faut commencer par définir ce qu'est le cube d'un nombre. Le cube est un outil mathématique qui consiste à multiplier trois fois un nombre par lui-même. (Si par exemple on prend 2 et qu'on le met au cube cela donnerait "2x2x2=8", il peut s'écrire 23.) La racine cubique est l'inverse du cube. Pour annuler le cube il faut effectuer la racine cubique de ce même nombre qui a été mis au cube.
Elle a été la première femme scientifique qui a rédigé un Traité de Physique publié par l'Académie des Sciences en 1739.
En 1779, son ouvrage sur le bonheur est publié à titre posthume.
Sur Wikisource[modifier | modifier le wikicode]
- 1756 : Traduction des Principes mathématiques de la philosophie naturelle de Newton
- 1746 : Discours sur le bonheur
Sur Gallica[modifier | modifier le wikicode]
- 1740 : Institutions de Physique
- 1744 : Dissertation sur la nature et la propagation du feu..
Sources[modifier | modifier le wikicode]
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