Bafoulabé

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Bafoulabé


Bafoulabé est une ville du Mali à quatre cents kilomètres au nord-est de Bamako. C'est l'endroit où deux rivières, le Bafing et le Bakoye toutes deux en provenance de Guinée se rencontrent.

Bafing veut dire « rivière noire « en langue Kassonké par opposition à Bakoye ‘’ rivière blanche ‘’. Le fleuve Sénégal est né de la rencontre de ces deux rivières. Ce point de rencontre prit le nom de Bafoulabé ‘’ qui veut dire en Kassonké : point de rencontre de deux rivières. C’est ainsi que le village créé à cet endroit pris aussi le nom de Bafoulabe que les historiens appellent : la cité de Malisadio. Bafoulabé occupe une place importante dans l’histoire de la colonisation au Soudan français (actuel Mali). Il a abrité la première école du pays appelée « Ecole des otages « qui devint plus tard « l’Ecole des fils de chefs «  Elle recevait les enfants des chefs des territoires conquis. Il a été aussi le premier chef-lieu de cercle du Mali indépendant. Selon la légende, un hippopotame vivant dans le fleuve aurait lié d'amitié avec une jeune fille du village. Cette amitié aurait été connue de tous les habitants du village d’alors .Il aurait très souvent rendu visite à son amie à domicile .Le village voyant en l’animal un génie protecteur, l’aurait gratifié de nourriture à chaque fois qu’il en exprimait le besoin.Les villageois l’auraient considéré comme un des leurs. C’est en raison de cette amitié intime que l’animal aurait entretenu avec la population que les historiens ont surnommé le village :la Cité de Malissadio qui aurait été le nom de cet hippopotame. Un jour, un chasseur aurait mis fin aux jours de cet animal. Malissadio aurait eu la particularité d’être un hippopotame bicolore avec du blanc sur le front ; d’où son nom : « tiatio « qui veut dire en kassonké :multicolore. Pour question d’harmonie, « Mali tiatio « est prononcé « Malissadio » ; c’est-à-dire l’hippopotame multicolore. Ce jour-là, une énorme tristesse se serait abattue sur le village. Le fleuve Sénégal à cet endroit est un miracle géographique. Chacune des rivières constituant le fleuve conserve sa couleur. A perte de vue on distingue un grand fleuve bicolore, comme si l’on s’était servi d’un instrument pour le diviser en deux Parties (blanche et noire).Avec son peuplement d’hippopotames, cette partie du fleuve est une des rares réserves de pachydermes du pays.

SANGUE MON

Le  ‘’ Sangué mon’’[modifier | modifier le wikicode]

Le ‘’sangué mon’’ est une pêche rituelle annuelle organisée par la communauté ‘’bobo’’ de San. Son origine se confond avec celle du village. Un chasseur du nom de  BakoroTraore, dans sa promenade aurait découvert cet endroit favorable à l’agriculture et surtout riche en gibier. C’est ainsi qu’il aurait décidé d’y passer un an. Un an traduit en langue bamanankan un San veut dire une année d’où le nom de San.

Grace à son chien il aurait découvert dans les bois un puits rempli d’eau .Ce puits naturel aurait facilité la fondation du village. Quelques temps après il aurait découvert  une grande mare bondée de poissons. La zone était très boisée. L’accès était difficile. Ilaurait fait appel aux bobos deTèrèkoungo et Parana pour les besoins de main-d’œuvre. Comme nourriture, il leur apporta le petit mil écrasé très vitaminé(mugu farda).  Pour perpétuer cette tradition, unefête rituelle annuelle est organisée à San :’’le sangué mon’’.Il a lieu le deuxième jeudi du septième  mois lunaire de chaque année. Cette manifestation culturelle, fondamentale à San, magnifie les origines de la ville et renforce la cohésion entre les différentes communautés.

Plusieurs activités  sont inscrites au programme de ces activités mais celles qui égayent les participants sont entre autres : la veillée nocturne dans les villages bobos de Parana et Tèrèkoungo, la préparation de la crème traditionnelle (mugu fara), le sacrifice au puits sacré de Karentéla et la pêche collective dans mare du Sanké.

La veille, une rencontre des bobos dans les deux villages respectifs donne lieu durant  toute la nuit à une grande fête bien arrosée au ‘’tchapalo’ (bière de mil). Des hommes se déguisent en jeunes filles.Certains jeunes enlèvent le silencieux du  tuyau de leur moto  et passent toute une  nuità faire une course de  rallye dans toute la ville.  Les gens se livrent à un va et vient interminable entre les deux villages.

En attendant la grande de pêche dans la mare de sanké on procède à la préparation de la crème traditionnelle (mugu fara) qui se fait dans la famille koita dans le quartier de bagadadji. Ici Mariam Koita et une dizaine de femmes (toutes du même  patronyme) apprêtent la farine mil sous un grand abri de tôle. Les communautés bobos des deux villages, en compagnie des koita se rendent à karentéla ou habitent les descendants  de Bakoro Traoré(fondateur de San), pour la cérémonie de dégustation de la crème traditionnelle(mugu fara).

Jeudi, jour de pêche collective, la digue est noire de monde dès la mi-journée. Piétons, motocyclistes, automobilistes disputent le passage aux calèches, aux charrettes, aux ânes et aux chevaux. Muni de filets et divers instruments pêche, tout le monde afflue vers la mare du Sanké pour prendre part à la pêche.

Les officiels(les notabilités, le maire, le préfet, le président du conseil de cercle sont confortablement installés sur la tribune d’où ils assistent à la pêche.

Nul ne pénètre dans la mare sans l’autorisation du « kotigui »(propriétaire). Cette pêche collective annuelle appelé ‘’ sangué mon’’’est devenue aujourd’hui l’une des manifestations culturelles les importantes du pays. Elle est à ses six cent dix-neuvième éditions cette année. Cette pêche rituelle a été inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2009.

A la veille de l’évènement, les ressortissants de San et environs rejoignent le bercail. Personne ne souhaite rater l’occasion. La ville devient animée.

Avant le début de la pêche collective, très tôt dans la matinée à Karentéla où habitent les descendants de Bakoro ( le fondateur de San), les femmes appre  - tent la crème traditionnelle(mugu fara). Pour perpétuer cette tradition, une rencontre est organisée avec les bobo de parana et Tèrèkoungo, avant la préparation de la crème

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