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Atama

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Les femmes au marigot atama

Le marigot « Atama » est situé à Tingan-Okoukro, un quartier du village appelé « n’zikpli-sessekro ». Il est à 15 km du département et Sous-Préfecture de Didievi, précisément dans la région du Bélier, en Côte d'Ivoire. Il compte environ 800 habitants.

Présentation de « atama »[modifier | modifier le wikicode]

« Atama »est un marigot situé non loin du village. Ce nom a été donné par les premiers habitants dudit village. À leur arrivée, il fallait trouver d’abord un coin d’eau pour se ravitailler. Après plusieurs recherches, ils sont tombés sur ce marigot. Au lieu d’être simplement un marigot, il se transforme en lac parce qu’il coule pour atteindre deux autres appelés towa-n’zue et n’zue samanou. Il faut retenir que le marigot Atama prend sa source àTingan-Okoukro. Il est placé entre deux quartiers du village n’zikpli-sessekro.

Nom « atama »[modifier | modifier le wikicode]

Ce marigot est placé sur un espace cultivable. D’après les anciens, cet espace était propice à l’agriculture. Toutes les activités réussissaient à la population. Ce qui leur permettait de se nourrir facilement. Au pays Baoulé, on dit tout simplement « Atama ». Ce qui veut dire « terre nourricière ». Et comme le marigot s’y trouve et joue le même rôle, c’est pourquoi ils l’ont dénommé « atama » (eau nourricière).

Règles d’utilisation du marigot « atama »[modifier | modifier le wikicode]

« Atama » est l’un des marigots du village qui n’a jamais tari jusqu’aujourd'hui et même pendant les grandes sécheresses. Il est utilisé pour la cuisine, la consommation et bien d’autres. Comme toute autre espèce naturelle, les premiers habitants ont élaboré des interdits pour maintenir la bonne qualité du marigot. Ces interdits sont :

Il ne faut pas descendre dans le marigot avec des chaussures.

Les pieds ne doivent pas toucher l’eau lorsqu’on puise. Pour cela, une surface est créée pour s’arrêter afin d’éviter de toucher l’eau du marigot « atama »

Les femmes en période de menstruation n’ont pas accès au marigot.

Les femmes qui n’avaient pas accès au marigot pendant ces périodes se faisaient aider par leur mari. Il y a un endroit bien précis pour attendre et récupérer l’eau pour ne pas violer la loi des sages.

Utilité du marigot « atama »[modifier | modifier le wikicode]

« Atama »qui est un marigot qui n’a jamais tari, a toujours servi deux quartiers voisins du village de N’zikpli-Sessekro. Chaque matin de bonne heure, les femmes avec leurs bassines sur la tête se rendent au marigot pour se ravitailler en eau pure et naturelle.

Pendant la période de la fête des retrouvailles appelée Paquinou en pays Baoulé, on assiste à des luttes. De longs rangs se font et à tour de rôle, chacun se sert.

Aujourd’hui, malgré la présence des pompes modernes, il est toujours utilisé comme dans le passé. Certains anciens du village préfèrent boire le bon jus de « Atama » que l’eau potable. Et tout simplement parce qu’ils veulent rester naturels, sans perdre et laisser l’héritage de leurs parents.

À part son rôle de source de consommation, ce marigot permet également aux jeunes des deux quartiers et même ceux venant d’ailleurs de faire des jardins potagers.

Notes[modifier | modifier le wikicode]


Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

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