Communauté • Livre d'or
En voyage, sur un téléphone ou un ordinateur sans connexion internet essayez Vikidia hors-ligne avec Kiwix !

Gustave Roud

Une page de Vikidia, l’encyclopédie collaborative des jeunes
Aller à la navigation Aller à la recherche

Gustave Roud était un poète et photographe suisse.

Enfance et famille[modifier | modifier le wikicode]

Gustave Roud, né le 20 avril 1897 et issu d'une famille de fermiers, vivant sans gros problèmes financiers sur les hauteurs de Saint-Légier (Vaud) en Suisse dans le Chalet de Brille. Puis, en 1908, quand Gustave Roud a 11 ans, ils quittent Saint-Légier pour s'installer dans le village de Carrouge (VD) dans le Haut-Jorat. La grande ferme leur plaît car elle est assez grande pour héberger toute la famille. De plus, ils ne sont pas loin de Lausanne et ils ont un grand terrain agricole avec.

Parcours scolaires[modifier | modifier le wikicode]

Jusqu'à ses 11 ans, Gustave Roud est dans une écoles privée, gérée par ses tantes à Saint-Légier. Il poursuit sa scolarité à Vevey, où il se rend à pied chaque matin. Puis, il déménage à Carrouge (VD) pour ensuite aller au gymnase de la Cité, à Lausanne en 1908. Il y poursuit ses études jusqu'à l'université de Lausanne et obtient une licence en lettres. On donne ensuite son nom au Collège Gustave Roud à Carrouge (VD).

Influence[modifier | modifier le wikicode]

Gustave Roud a influencé de nombreux écrivains, poètes et photographes comme Philippe Jaccottet, Maurice Chappaz et même Jacques Chessex. De plus, il a été un emblème de la littérature vaudoise avec ses descriptions du paysage local, de ses photographies et ses poésies.

Fin de vie[modifier | modifier le wikicode]

Gustave Roud décède le 10 novembre 1976 à Moudon après 79 ans de vie. Depuis sa naissance, il a souffert d'une grave tuberculose pulmonaire chronique dont il n'existe pas encore de traitement fiable. La maladie qui lui avait beaucoup limité son physique finit par lui être fatale. Il décède à l’hôpital de Moudon de sa maladie puis est enterré trois jours plus tard au cimetière communal de Carrouge, le 13 novembre.

Son oeuvre1[modifier | modifier le wikicode]

À la mort de son père Samuel Roud, en 1930, il aurait été logique que Gustave prenne la relève à la ferme familiale, mais comme il était de santé fragile, il était dans l'incapacité d'effectuer ce travail. Il se tourne donc vers ses passions. Il aimait les arts comme la photographie, la poésie et la peinture.

Photographie[modifier | modifier le wikicode]

Dans son temps libre, Gustave aimait beaucoup passer du temps dehors dans la nature. C'est à ces moments qu'il photographiait. Il immortalisait une multitude d'objets, de plantes et de paysages, mais le thème le plus  récurrent était l'agriculture. En effet, n'ayant jamais pu pratiquer cette profession, il avait beaucoup d'admiration pour les paysans et les photographiait souvent. Dans ses albums, on trouve à plusieurs reprises des photos d'Olivier Cherpillod dont il était amoureux.

Poésie[modifier | modifier le wikicode]

Gustave Roud était aussi poète et était considéré comme l'un des plus grands poètes de Suisse romande. Il aimait écrire ses poèmes soit dans son bureau, soit dehors dans le verger. Il a écrit principalement sur la campagne environnante, sur la région, et sur le labeur des paysans. Plus d'une centaine de textes poétiques sont signés de sa main.

Quelques oeuvres publiées de son vivant:

  • Adieu, 1927
  • Pour un moissonneur,1941.Prix Rambert (1941)2
  • Air de la solitude, 1945.
  • Haut-Jorat, 1949
  • Requiem, 1967.  Prix de la Ville de Lausanne (1967) 3
  • Campagne perdue, 1972.

Peinture[modifier | modifier le wikicode]

Gustave était aussi critique d'art, en particulier sur la peinture et il aimait bien avoir des autoportraits de ses amis. On trouve plusieurs tableaux dans sa maison comme celui de Casimir Reymond, un de ses amis qui lui avait offert un autoportrait de lui.

Traduction[modifier | modifier le wikicode]

Gustave Roud était également traducteur de poèmes, de l'allemand au français. Il a traduit les oeuvres de ces auteurs parmi d'autres : Höderlin, Rilke, Tralk. Il traduisait des poèmes qui reflétaient sa façon d'écrire et de penser. Ces poèmes auraient pu être écrits par lui, car il ne choisissait de traduire que certains poèmes qui correspondaient à sa propre démarche poétique. Il a gagné le Prix de la Fondation Schiller suisse en 1970,4 pour l'ensemble de son oeuvre et de ses traductions.

Cet article a été créé ou enrichi dans le cadre d'une classe.
Autres articles fruits d'un travail scolaire