Mère Bédiène
Mère "Bédiène" (la femme à la corne) erre sans relâche, à la recherche de sa fille disparue depuis des temps immémoriaux. Chaque année à la période qui marque son malheur, elle revient pour enlever une petite fille, espérant ainsi apaiser son chagrin.
Portrait[modifier | modifier le wikicode]
Une longue corne tordue trône au milieu de son front, marque distinctive qui lui a valu son nom. Ses trois yeux globuleux, semblables aux phares d’un camion, scrutent l’obscurité avec une intensité terrifiante. Ses jambes se terminent par d’épais sabots, tandis que ses mains s’ornent d’ongles immenses et tranchants comme des griffes de fauve. Ses cheveux, emmêlés et poisseux, traînent sur le sol, et sa peau, d’une noirceur abyssale, évoque la nuit la plus profonde.
Impact psychologique[modifier | modifier le wikicode]
Au Sénégal, en période de forte chaleur, coïncidant à l'apparition de Mère Bédiène, la panique s'installe au sein de la société. Dans les écoles primaires de la zone de Liberté 6 à Dakar, les écolières traumatisées n'osent plus aller aux toilettes seules. Les parents d'élèves selon leur croyance récitent des formules de protection sur les filles avant qu'elles se rendent à l'école, d'autres leur portent des gris-gris, mais la majorité leur attache une ficelle rouge au poignet.
Croyance culturelle[modifier | modifier le wikicode]
La ficelle rouge, selon nos enquêtes, est un symbole pas du tout anodin. En effet, par ce geste, les parents sollicitent l'assistance des forces invisibles, de manière plus précise les ancêtres pour protéger leurs enfants.
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