Zhou Enlai

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Zhou Enlai est un homme d'État chinois, né en 1898 et mort en 1976. Il a été Premier ministre de la Chine populaire de 1949 à 1976.

Zhou Enlai (au centre) en réunion avec Mao Zedong (à droite) et le secrétaire d'État américain Henry Kissinger

Fils d'un mandarin, il fait des études universitaires au Japon. En 1919, il revient en Chine pour participer au mouvement du 4 mai qui manifeste contre l'influence japonaise et occidentale. Il émigre en France en 1920. Il se fixe à Billancourt (Hauts de Seine) près des usines automobiles Renault. En 1922, il fonde la section française du Parti communiste chinois (où viendra militer Deng Xiaoping). Retourné en Chine en 1924, il devient instructeur à l'Académie militaire de Whampoa (près de Xuangzhou-Canton). Il organise le mouvement communiste dans les villes chinoises. Il échappe de peu au massacre des communistes ordonné par Tchang Kaï-chek (chef du parti Guomindang) en 1927. Il rejoint alors Mao Zedong qui a organisé une république communiste dans le Jangxi. Lors de l'attaque de celle-ci par les armées du Guomindang il s'enfuit en participant à la Longue marche qui en 1934-1935, mènera les communistes jusqu'au Shanxi. Pendant la guerre contre le japonais et la seconde guerre mondiale il représente les communistes dans le gouvernement chinois installé à Chongqing.

En 1949, à la fondation de la République populaire chinoise, il est nommé Premier ministre et il sera ministre des affaires étrangères jusqu'en 1958. En 1954, il participe à la conférence de Genève qui met fin à la guerre d'Indochine. Puis en 1955, il est un des leaders de la Conférences de Bandoeng qui réunit les pays afro-asiatiques contre le colonialisme. Fidèle soutien de Mao Zedong, il essaie par ses compétences comme gestionnaire de limiter les dégâts causés par le « Grand bond en avant » voulu par Mao Zedong en 1956. Pendant la révolution culturelle chinoise il est critiqué par les Gardes rouges mais conserve son poste de Premier ministre. Au début des années 1970, il est l'artisan de la diplomatie du ping pong qui permet les rapprochements de la Chine et des États-Unis. Il est partisan de la modernisation de la Chine ; pour la réussir il s'appuie de plus en plus sur Deng Xiaoping qui aurait dû être son successeur.

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