Yanfolila

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L'Ecole de Yanfolila (2).jpg

Yanfolila est une ville du Mali. Il s'y trouve le barrage de Sélingué.

L'école Yanfolila[modifier | modifier le wikicode]

L'école de Yanfolila

L’école Yanfolila 1er cycle est créée le 24 Avril 1934, elle est située dans le quartier Gouanambougou. Elle est limitée au nord par le goudron et la grande mosquée de Yanfolila, à l’Est la gare routière et à l’ouest le grand marché, au sud le grand terrain de football. L’école A de Yanfolila est l’école mère, elle est composée de trois premiers cycles, A, B, C et de deux seconds cycles A et B. Elle est à moitié clôturée.

Le Club d’hygiène[modifier | modifier le wikicode]

Le club d’hygiène est une équipe d’élève qui œuvre pour la salubrité au sein de l’école. Elle est composée d’un enseignant (superviseur) du club et de trois(3) responsables par classe, chargée uniquement d’hygiène. Ses responsables sont choisis de la 3e année la 6e Année. Les élèves de la 2e et 1ere Année ne sont pas concernés mais ils font de leurs mieux. Les responsables de chaque classe constituent le club d’hygiène de l’école. A l’unanimité ceux-ci choisissent leur président et leur supporteur, ils ont comme attributions :

  • Chargé de la salubrité dans les classes.
  • Chargé de la propriété et remplissage des j’ares.
  • Chargé de la propreté de la cour de l’école
  • Chargé de la propreté des latrines.

Si quelque chose ne marche pas dans leurs activités, ils viennent s’adresser au maitre superviseur du club. Le maitre superviseur pour son rôle peut de temps en temps vérifier les latrines, les j’ares, les corvées d’eau, les bouilloires si ceux-ci sont bien entretenu. Le fonctionnement du club d’hygiène ne freine jamais le fonctionnement des cours. Les autres élèves membres du club d’hygiène doivent se faire confiance en prenant des initiatives dans le cadre uniquement de leurs rôles. Ils doivent veiller sur les matériels d’assainissement : l’eau de javel, le grésil, les savons, les poubelles, les brouettes, les râteaux, les pelles et les balais.

la grande pêche
la pêche collective

La pêche collective à Yanfolila[modifier | modifier le wikicode]

Le marigot Seriba Douny est situé au Nord du quartier Dougoukoro dans le village de Yanfolila.

Seriba Douny est un marigot sacré qui abrite plus d’une centaine de caïmans, les caïmans de seriba douny sont aussi sacrés, ils ne font  mal à personne. Le nom Seiba Douny est venu par la suite d’un grand pêcheur du nom Seriba. A l’époque il était interdit à tous pêcheurs d’y pénétrer dans les trous de ces caïmans pour pêcher.

C’est Seriba qui a pu présenter dans l’un des trous mais pour sortir, il a fallu beaucoup de temps. Il n’était pas un homme ordinaire, après son apparition sur l’eau, les gens qui étaient au bord du marigot ont dit :

Seriba dona ! Seriba dona ! Et la population a interprété Seriba Douny si non c’est seriba dona.

Ce marigot sert seulement de lieu de prêche mais aussi de lieu de sacrifice pour la population et les gens d’ailleurs. C’est en 1972 qu’ils ont instaurés cette pêche collective, c'est-à-dire deux ans après la création du village de yanfolila. La garderie est confiée à la famille Doumbia une famille caste, l’actuel gardien est Abdoulaye DOUMBIA dit  Wolosso Abdoulaye qui a succédé à son père en 1966. Chaque année pendant la période de crise d’eau le gardien rappelle le patriarche pour fixer une date de la pêche. Très généralement c’était les jeudis ou les dimanches parce que c’était les deux jours ou on ne venait pas à l’école. Une fois que le patriarche proclame une date, tout le monde informe ses parents et ses proches et de loin. Ce jour là, des cris de joie amènent tout le monde muni de masses, de paniers, de tasses de petits et de gros filets vers le marigot sacré. Tout le monde attend l’arrivée du gardien au bord du marigot. Abdoulaye, une fois venu constate beaucoup de personne sont venues. Il devient en premier lieu et crie trois fois pour faire taire nous sommes venus pour chercher nos chances et donc toutes personnes qui vont se laisser prendre, seront chassées du marigot. Après il sort et dit bonne chance à tous. C’est le monde descend avec son outil pour chercher. Des grosses corps et silures sont capturés.

La règle de la pêche est que tous propriétaire de nasses, de paniers et de petits filets, leurs premières captures était destinée au gardien du marigot et celle des gros filets au patriarche. Si tu trichais tu auras sans doute des ennuis dans l’eau. La nuit, toutes les familles préparent de la boulette de poisson (lacrou) chez les wassouloukés.      

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