Vladimir Ilitch Lénine

Une page de Vikidia, l’encyclopédie junior
Aller à : navigation, rechercher
Vladimir Ilitch Lénine
(Владимир Ильич Ленин)
Vladimir Lenin.jpg
Fonctions
Président du Conseil des Commissaires du peuple de l'URSS
Prédécesseur Aucun
Successeur Alexeï Rykov
Président du Conseil des Commissaires du peuple de la RSFSR
Prédécesseur Aucun
Successeur Alexeï Rykov
Biographie
Nom de naissance Влади́мир Ильи́ч Улья́нов (Vladimir Ilitch Oulianov)
Date de naissance 22 avril 1870
Lieu de naissance Simbirsk (Empire russe)
Date de décès 21 janvier 1924 (à 53 ans)
Lieu de décès Vichnie Gorki (Union soviétique)
Parti politique Parti communiste de l'Union soviétique (Bolchevik)
Coat of arms of the Soviet Union (1923–1936).svg
voir modèle • modifier

Vladimir Ilitch Lénine (en russe : Влади́мир Ильи́ч Ле́нин) de son vrai nom Vladimir Ilitch Oulianov, est un homme politique russe né à Simbirsk (aujourd'hui Oulianovsk, nommée d'après son nom) dans l'Empire russe le 10 avril 1870 et mort à Vichnie Gorki (actuelle Gorki Leninskie, également nommée d'après son nom) en URSS, le 21 janvier 1924.

Lénine appartient au mouvement politique communiste qui reprend les idées de Karl Marx. Il a notamment participé à la révolution russe de 1917, mettant ainsi définitivement fin au régime tsariste. Au sein du Parti communiste, il est le chef du groupe des bolcheviks dont il arrive à faire prendre la tête du parti à partir de 1912. Il a été également le dirigeant de l'URSS du 7 novembre 1917 jusqu'à sa mort, le 21 janvier 1924 à 18h50. Son successeur est Joseph Staline.

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Enfance et études[modifier | modifier le wikicode]

Vladimir Ilitch Oulianov naît le 10 avril 1870 (ou le 22 avril selon le calendrier grégorien) à Simbirsk, dans l'Empire russe. Il est le fils d'un inspecteur des écoles anobli, qui transmet son titre de noblesse au futur Lénine. En 1887, un an après la mort de leur père, son frère aîné, Alexandre, est pendu pour avoir participé à un complot visant à tuer le tsar Alexandre III, organisé par un groupe terroriste révolutionnaire. À l'université, Oulianov étudie les écrits de Karl Marx, très en vogue en Russie à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, et les théorise à sa manière (comme nombre de socialistes russes de l'époque). Après des études de droit, il commence une courte carrière d'avocat à Samara en Russie.

Avant la Révolution de 1917[modifier | modifier le wikicode]

Nadedja Kroupskaïa, épouse et collaboratrice de Lénine.

Pendant ses études, il découvre les idées de Karl Marx et milite pour les idées socialistes. Mais il est arrêté en 1897 et doit faire un an de prison, et est envoyé trois années en Sibérie où il bénéficie de privilèges en raison de sa fonction de noble. C'est pendant cet exil en Sibérie, au bord de la Léna, qu'il prend pour pseudonyme Lénine.

En 1898, il épouse Nadedja Kroupskaïa, une jeune militante russe, qui sera sa collaboratrice jusqu'à sa mort en 1924. Lénine est libéré en 1900 et voyage en Europe. Il publie un journal marxiste, Iskra, et il devient un membre important du Parti ouvrier social-démocrate de Russie. Il rencontre pendant ses voyages d'autres militants marxistes, comme par exemple le russe Léon Trotski et l'allemande Rosa Luxemburg.

En 1903, Lénine est en désaccord avec Martov, un autre chef de son Parti, qui prône des idées plus démocratiques et ouvertes ; Lénine, lui, soutient qu'un régime autoritaire doit succéder à la révolution et que le parti ne doit contenir que des partisans triés sur le volet. Ce désaccord entraîne la création de deux groupes : ceux qui sont en accord avec Martov sont appelés les mencheviks (ce qui signifie « les minoritaires »), et ceux qui partagent les idées de Lénine sont les bolcheviks (« les majoritaires »), dirigés par Lénine lui-même.

Pour en savoir plus, lis l’article : Menchevik.
Pour en savoir plus, lis l’article : Bolchevik.

En 1914, les bolcheviks prennent position contre la guerre : selon eux, les travailleurs de tous les pays devraient s'unir plutôt que de se battre « pour le profit du capitalisme ». Pendant la Première Guerre mondiale, Lénine voyage dans les grandes villes européennes comme Londres, Paris et Genève, où il vit de l'argent obtenu grâce à sa maison familiale et des financements du parti bolchevik.

Révolutions de Février et d'Octobre 1917[modifier | modifier le wikicode]

Timbre soviétique commémorant la Révolution d'octobre.

Pendant la Première Guerre mondiale, la Russie est alliée à la France et au Royaume-Uni (Triple-Entente), mais elle subit de lourdes défaites militaires contre l'Allemagne. Dans le même temps, à l'intérieur du pays, la misère, déjà grande, est accentuée à cause de l'effort de guerre. Le peuple, mécontent, se révolte alors contre le régime tsariste : c'est la Révolution de Février 1917. Le tsar Nicolas II doit abdiquer, et un fragile gouvernement provisoire, d'abord dirigé par le prince Lvov puis par Alexandre Kerenski, le remplace. Mais le gouvernement provisoire, voulant respecter son alliance avec la France et le Royaume-Uni, décide de poursuivre la guerre, ce qui exaspère la population. De plus, son fonctionnement est très instable.

Mais Lénine était toujours en Europe pendant la révolution de Février. Il rentre en Russie en avril 1917, et s'oppose au gouvernement provisoire. Il promet au peuple une « paix immédiate », « la terre aux paysans », et le pouvoir aux soviets. Mais des rumeurs soutenant que Lénine est un agent au service de l'Allemagne se propagent, et Lénine part en Finlande, alors une région russe, grâce aux mencheviks qui aident les bolcheviks à s'en sortir. Plus tard, les mencheviks seront tous massacrés par les bolcheviks de Lénine.

La guerre se poursuit, conduisant à de nouvelles défaites. Le gouvernement provisoire se montre incapable de gérer la guerre et devient très rapidement impopulaire. Plusieurs soulèvements éclatent dans la capitale Pétrograd pour le renverser, mais Lénine, sentant que son parti n'est pas assez puissant par ailleurs, refuse d'y participer. Entre-temps, le chef du gouvernement provisoire, Kerenski, enchaîne les erreurs politiques et s'attire les foudres de tout le monde ; le peuple commence alors à le voir comme un contre-révolutionnaire, alors qu'il a toujours soutenu le gouvernement provisoire. En octobre 1917, les douze chefs du parti bolcheviks votent pour organiser un coup d'État pour renverser le gouvernement de Kerenski : dix d'entre eux sont pour un coup d'État, et les deux autres, Lev Kamenev et Grigori Zinoviev, s'y opposent. Ces deux derniers annoncent même dans la presse qu'un coup d'État bolchevik se prépare, mais l'opinion publique, mise au courant, n'y accorde aucune importance. Même la droite libérale, représentée par le Parti constitutionnel démocratique, pense que le coup d'État est une bonne chose et que les bolcheviks ne parviendront pas du tout à garder le pouvoir.

Un coup d'État bolchevik est donc mené par Lénine et Léon Trotski. Contrairement à beaucoup d'idées reçues, le coup d'État n'était pas une insurrection populaire et a eu lieu sans réels combats ; il a lieu en plusieurs étapes. D'abord, Trotski, un nouveau bolchevik, forme le Comité militaire révolutionnaire (CMR), officiellement pour défendre le Soviet de Pétrograd (l'une des deux assemblées du gouvernement provisoire) de toute « attaque contre-révolutionnaire ». Ainsi, le CMR tient bientôt toute la ville. Le 25 octobre, à la session du Soviet de Pétrograd, Lénine apparaît publiquement pour la première fois depuis des mois et annonce son coup d'État. La majorité des opposants aux bolcheviks, comme les mencheviks ou les autres révolutionnaires, quittent alors la salle. Le Palais d'Hiver, symbole du gouvernement provisoire, est pris presque sans combats par les bolcheviks. Lénine, toujours au Soviet désormais contrôlé par ses hommes, fait écrire un texte lui donnant tous les pouvoirs : Lénine a pris le pouvoir.

Lénine au pouvoir[modifier | modifier le wikicode]

Soldats de l'Armée rouge en 1918.
Staline, Lénine et Kalinine en 1919.

En février 1918, Lénine signe avec l'Allemagne le traité de Brest-Litovsk qui met fin aux hostilités entre les deux pays, mais la Russie perd une grande partie de son territoire. L'ancien tsar Nicolas II et sa famille sont assassinés en juillet 1918, peut-être sur ordre de Lénine lui-même d'après certains historiens. Une guerre civile oppose alors principalement les « Blancs » (républicains et monarchistes opposés aux Bolcheviks), qui s'organisent en des Armées blanches, aux « Rouges » (les bolcheviks), dont la force militaire est l'Armée rouge commandée par Trotski. S'y ajoutent les « Verts », des anarchistes ne voulant ni des bolcheviks ni des Blancs, et de nombreux indépendantistes ukrainiens, biélorusses, etc. Les deux principaux camps s'affrontent jusqu’à la victoire finale des Rouges en 1923 (la fin de la plupart des combats étant en 1921). Dans le même temps, une police politique, la Tchéka (devenue la Guépéou en 1922), est créée. Elle adopte des mesures brutales pour lutter contre les « ennemis » du régime communiste.

Pendant et après la guerre, le gouvernement bolchevik prend des mesures radicales. L'Armée rouge et la police politique commettent de nombreux massacres, vols et viols : c'est la Terreur rouge.

La nourriture de la population civile est en outre rationnée et des réquisitions ont lieu ; ces mesures sont prises pour que les soldats de l'Armée rouge soient bien ravitaillés et ne manquent de rien (c'est le principe du « communisme de guerre »). Cela entraine des famines dans le reste de la population et de nombreuses personnes meurent, victimes de la faim, des maladies.

Au niveau économique, le gouvernement de Lénine applique les idées communistes dès octobre 1917 : les terres des grands propriétaires sont confisquées et distribuées aux soviets de paysans. Pendant le « communisme de guerre », c'est au tour des moyens de production industriels d'être confisqués : les usines sont placées sous le contrôle de l'État. En 1921 cependant, le gouvernement relativise ces mesures communistes en adoptant la Nouvelle politique économique (NEP) : l'initiative privée est à nouveau autorisée si on possède une petite entreprise, mais les usines et les grandes industries restent la propriété de l'État.

En 1922, l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) est proclamée, elle regroupe des territoires de l'ancien Empire russe (Russie, Ukraine, Biélorussie, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan). Lénine dirige ensuite l'URSS d'une main de fer jusqu'à sa mort.

Pour en savoir plus, lis l’article : Guerre civile russe.
Pour en savoir plus, lis l’article : Nouvelle politique économique.

Lénine applique la « dictature du prolétariat » ; il crée la police politique, la Tchéka, chargée d'organiser une sévère répression, les goulags dans lesquels toute personne soupçonnée d'être un « élément antisoviétique » est envoyée afin de faire régner une terreur de masse. Les conditions de vie y sont inhumaines, et de nombreux captifs y meurent.

Joseph Staline a été élu secrétaire général du Parti en 1921. Dans les derniers mois de sa vie, Lénine cherche à écarter Staline du pouvoir, jugeant que celui-ci est « trop brutal ». Mais Lénine tombe gravement malade et Staline réussit à retourner la situation à son avantage. Il gagne de plus en plus d'influence dans le pays.

Fin de vie[modifier | modifier le wikicode]

En 1918, une femme nommée Fanny Kaplan tire sur Lénine et le blesse, ce qui amène par la suite des complications sur sa santé. Il est victime en 1923 d'un accident vasculaire cérébral et jusqu'à sa mort, il est hémiplégique et ne peut presque plus parler. Le 21 janvier 1924, il meurt suite à un autre accident vasculaire cérébral à l'âge de 53 ans. Dans les mémoires de Staline, découverts récemment dans le plancher de son mausolée, celui-ci révèle également qu'il l'a empoisonné sitôt le testament de Lénine fait.

Son corps est embaumé, puis placé sous un cercueil de verre à l'intérieur d'un mausolée construit à cette occasion sur la place Rouge au pied des murailles du Kremlin à Moscou.

Ses idées[modifier | modifier le wikicode]

La révolution des ouvriers et des paysans[modifier | modifier le wikicode]

Lecture du manifeste sur l'abolition du servage des moujiks

Les idées de Lénine sont dépendantes du contexte de la Russie du début du XXe siècle. En effet, à cette époque, la Russie était un État monarchique qui n'était pas totalement sorti du féodalisme, tout en disposant de la technique des pays capitalistes. Ainsi, bien que la Russie fût composée pour une grande part de paysans sans terre, ce qui est propre au féodalisme, le pays disposait également d'une des industries les plus modernes du monde capitaliste ; toutefois, le nombre d'ouvriers était relativement faible dans la population active du pays. Lénine fonda donc sa théorie de la révolution socialiste en Russie sur cette particularité d'une classe ouvrière organisée, couplée à un grand nombre de paysans pauvres. Ainsi, pour Lénine, une révolution en Russie ne pouvait se faire uniquement par les ouvriers, mais également avec le soutien des paysans pauvres. Toutefois Lénine ne considérait pas que la révolution devait reposer sur une alliance égalitaire entre ouvriers et paysans, mais sur la direction du mouvement révolutionnaire par les ouvriers, guidant les paysans dans leur quête d'une terre. Pour Lénine, seuls les ouvriers peuvent être suffisamment déterminés et organisés pour prendre le pouvoir, notamment parce que les ouvriers se trouvent en ville : ils sont donc regroupés dans de grandes entreprises, donc facilement contactables par des révolutionnaires peu nombreux, au contraire des paysans qui sont isolés dans la campagne et éloignés des centres de décision. Ainsi, pour Lénine les ouvriers sont les mieux à même de diriger le mouvement révolutionnaire, mais ne peuvent atteindre leur but sans le soutien des paysans.

Le rôle du parti dans la révolution[modifier | modifier le wikicode]

Couverture en ancien russe de Que faire ? publié en 1902

Lénine considérait que la prise du pouvoir ne pourrait se faire que par l'insurrection armée des ouvriers, des paysans et des soldats. Toutefois, pour que la prise du pouvoir se fasse le plus efficacement possible, avec le moins de pertes humaines, il fallait une organisation centralisée qui dirigerait le mouvement. Cette organisation serait composée de membres de confiance qui assureraient la victoire de la révolution. Cette organisation, le Parti, disposerait donc des principaux pouvoirs de direction. Lénine donnait donc plus d'importance à l'efficacité de l'organisation pour que la révolution soit victorieuse, plutôt qu'à la démocratie formelle au sein du Parti. L'importance donnée au parti par Lénine vient notamment du fait qu'il considérait qu'une véritable démocratie ne pourrait aboutir qu'une fois le socialisme en place. Ainsi, pour Lénine, se préoccuper de la démocratie dans la société actuelle serait une illusion, il valait mieux mettre en place le socialisme efficacement par une organisation centralisée, plutôt que de faire échouer la révolution par un démocratisme qui serait peu efficace dans un contexte révolutionnaire.

L’État et les classes sociales[modifier | modifier le wikicode]

Couverture en ancien russe de État et Révolution, 1918

Bien que la centralisation du Parti implique un pouvoir d'État fort, la mise en place du socialisme ne pourrait se faire, selon Lénine, que par la suppression de l’État. Ainsi la centralisation du parti pour Lénine ne devait être que provisoire, qu'un moyen de prendre le pouvoir et de mettre en place progressivement les mesures socialistes. À terme, l’État devait disparaître en même temps que la société socialiste n'émerge.

Toutefois l'utilisation de l’État par le parti pour mettre en place le socialisme était indispensable pour Lénine car, selon lui, l’État n'existe que parce que, dans la société, existent des classes sociales ayant des intérêts contradictoires. Ainsi la prise du pouvoir par les ouvriers et les paysans ne ferait pas disparaître automatiquement les privilèges des grands propriétaires. Il faudrait au préalable un long processus au cours duquel le pouvoir en place déposséderait progressivement les grands propriétaires pour que ces propriétés reviennent à tous. Ces mesures socialistes ne peuvent se faire efficacement selon Lénine que par l'intermédiaire de l’État. Ainsi, tant que ces grands propriétaires n'auront pas tous été totalement dépossédés et que chacun ne disposerait pas des mêmes privilèges, l’État et son autorité resteraient nécessaires.

L'impérialisme et le capitalisme[modifier | modifier le wikicode]

La Première Guerre mondiale a dévoilé une nouvelle étape du système capitaliste selon Lénine, celle de l'impérialisme. Cette étape se caractérise par l'impossibilité croissante des États capitalistes de se développer au sein de leurs frontières nationales, et la nécessité d'aller chercher de nouveaux marchés dans d'autres pays, engendrant des conflits.

La période impérialiste voit donc une accentuation de la concurrence entre grandes puissances capitalistes pour s'accaparer de marchés toujours plus restreints, les frontières nationales devenant un obstacle toujours plus important à cette expansion. Comme le système capitaliste de chaque pays ne peut survivre que par l'appropriation de nouveaux marchés, les plus grandes puissances capitalistes vont ainsi s'affronter sur l'arène mondiale pour obtenir de nouveaux marchés. Lénine considère ainsi que la Première Guerre mondiale et ses millions de morts n'a pour cause que l'intérêt des grandes bourgeoisies, s'affrontant sur l'arène mondiale par l'intermédiaire de leur État national.

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

Ouvrage sur Lénine[modifier | modifier le wikicode]

Œuvres de Lénine[modifier | modifier le wikicode]

Lénine a publié plusieurs ouvrages politiques dont :

Sources[modifier | modifier le wikicode]

Images sur Lénine Vikidia possède une catégorie d’images sur Lénine.
Coat of arms of the Soviet Union (1956–1991).svg
Article mis en lumière la semaine du 25 février 2019.
Portail du XXe siècle —  Tous les articles concernant les années 1901 jusqu'à 2000.
Coat of arms of the Soviet Union.svg Portail de l'Union soviétique —  Tous les articles concernant l'URSS.
Portail de la politique —  Tous les articles sur la politique.
Portail du communisme —  Tous les articles concernant le communisme.