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Vie en Grèce antique

« Vie en Grèce antique » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
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La vie dans la Grèce antique et sa mythologie sont assez bien connus, en partie grâce à des écrivains comme Hésiode et Homère.

Enfance[modifier | modifier le wikicode]

Comme dans beaucoup de civilisations antiques, c’est le père qui décide s’il prend officiellement le nouveau-né comme son fils. En présence d’amis et de proches, on lui apporte l'enfant : s'i il l’accepte, il le prend et fait le tour du feu ou du foyer. Il s'engage ainsi publiquement à lui assurer une éducation.

Mais il peut aussi le refuser. L’enfant est alors considéré comme illégitime et « bâtard ». On l'abandonne soit dans la ville, et n'importe qui peut en faire l'acquisition comme futur esclave, soit dans la nature1.

À Sparte, une cité guerrière, les règles sont encore plus strictes : à la naissance d'un nouveau-né, on procède à une vérification globale. Si l'enfant s'avère robuste, on le rend à sa mère, autrement, on l'abandonne à son triste sort (le plus souvent la mort, car seul).

Au cours de leur enfance, les jeunes grecs sont soumis à deux rites de passage:. A trois ans les garçons reçoivent un flacon lors des fêtes du vin à Athènes A treize ans ils passent à l'âge adulte en offrant tous leurs jouets au dieu Apollon et à la déesse Artémis.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Éducation dans la Grèce antique.

Mariage[modifier | modifier le wikicode]

Age des mariés[modifier | modifier le wikicode]

Une femme pour être mariée doit avoir passé le stade de la puberté : elle s'unit alors avec un homme souvent beaucoup plus vieux qu'elle2, par exemple des jeunes filles de 13 ou 15 quand leur mari en a 30 !

La décision d’un homme[modifier | modifier le wikicode]

Les Grecs se marient quand leurs parents le décident.

A Athènes, c’est l’homme responsable de la jeune fille qui décide avec qui elle devra se marier3L’époux est choisi en fonction du rang social de façon à ce que la famille devienne encore plus puissante. L'arrangement (dot...) était conclu avec le père de la future mariée : lorsque les deux familles s'étaient exprimées favorablement, une cérémonie avait lieu. Elle était nocturne.

Déroulement de la cérémonie du mariage[modifier | modifier le wikicode]

Le culte voulait que, dans la soirée, le marié vienne chercher sa future épouse et l'emmène dans leur futur foyer. Là, la femme demeurait seule jusqu'à minuit, où avait alors lieu le banquet.

Dans une famille aisée, une femme après son mariage devenait maîtresse de maison : elle commandait les domestiques, et veillait au bon déroulement des rituels sociaux. Elle n'avait aucun droit sur ses enfants : c'est le mari qui avait cette charge. Maître de famille, il décidait du sort de chacun et il pouvait répudier son épouse sans aucun motif. En cas d'adultère, il en était même obligé. Mais le divorce contraignait le mari à rendre la dot de son ancienne femme à sa famille, ce qui faisait réfléchir avant d'engager la procédure : même en cas de stérilité, on préférait couramment adopter plutôt que de divorcer.

Le jour de son mariage, la mariée est conduite chez son époux sur un char. Des torches éclairent son chemin et de la musique l’accompagne. Une fois, la cérémonie finie, le char est détruit : la jeune femme ne peut plus retourner chez ses parents !

Classes sociales (« Types » de population)[modifier | modifier le wikicode]

Esclaves[modifier | modifier le wikicode]

Comment devient-on esclave ?[modifier | modifier le wikicode]

Dans la Grèce antique, les esclaves sont très nombreux. Il y a différents parcours qui amènent à être esclave : certains le sont par hérédité, d'autres le deviennent au terme d'une guerre, d'autres, encore, sont recueillis enfant, et, dans le doute, peuvent être considérés comme esclaves.

Définition de ce qu’est un esclave[modifier | modifier le wikicode]

L’esclave est la « chose » de son maître, considéré comme un objet.

A quoi servent les esclaves ?[modifier | modifier le wikicode]

Les esclaves ont de nombreuses utilités : chez les plus riches citoyens, ils peuvent être intellectuels, professeurs, et instruire les enfants du maître de maison. Le plus souvent, ils cultivent les terres de leur maître (à Athènes par exemple, un citoyen qui travaillait ses terres de ses propres mains était très mal vu), travaillent dans les ateliers de potiers, ou de forgerons. Ils pouvaient aussi avoir des fonctions plus particulières : faire le ménage, porter les messages4...Ils sont dirigés par la maîtresse de maison — la femme du maître de maison

Citoyens[modifier | modifier le wikicode]

Définition de ce qu’est un citoyen : le droit de faire les lois[modifier | modifier le wikicode]

Dans la Grèce antique, un citoyen est une personne qui a le droit de décider des lois de sa cité, de la région où il vit5.

Comment devient-on citoyen ?[modifier | modifier le wikicode]

Vu que chaque cité (ou région) est indépendante des autres, elle peut fixer des règles différentes pour choisir qui sera citoyen.

Il y a tout de même des règles valables pour tous les Grecs de l’Antiquité :

  • Seuls les hommes sont citoyens.
  • Cela est héréditaire C’est donc une classe peu nombreuse, et assez souvent aisée.
  • Il faut avoir fait son service militaire (voir « les devoirs du citoyen). Il y a donc un âge minimum avant lequel on ne peut être citoyen, c’est ce que l’on appelle aujourd’hui l’âge de la « majorité »5.

Autres droits et devoirs du citoyen[modifier | modifier le wikicode]

En plus de décider des lois, dans toutes les cités, les citoyens ont des avantages pour avoir des terres. Parfois même, ils sont les seuls à en avoir5

Eux seuls peuvent avoir des esclaves.

Les devoirs du citoyen sont, en cas de guerre, de pouvoir combattre pour sa cité et rendre un culte religieux aux divinités locales.

Métèques[modifier | modifier le wikicode]

Les métèques sont des étrangers qu'on a autorisés à résider dans une cité, et à y exercer une profession (le plus souvent, une activité manuelle : artisanat ou commerçant). Les métèques ne peuvent en aucun cas obtenir la citoyenneté, quelle que soit leur fortune.

Ils doivent payer un impôt bien particulier.

Les étrangers (métèques) ne sont pas des esclaves : ils n'ont aucun droits politiques, ne possèdent pas de propriété mais ne travaillent pas sans salaire

Femmes et mineurs[modifier | modifier le wikicode]

La société grecque de l'Antiquité (comme toutes les autres civilisations antiques) est très misogyne ; ainsi, les femmes n'ont aucun droit sur leurs enfants et ne peuvent pas avoir accès à la citoyenneté. Les cités étaient dirigées exclusivement par les hommes.

Elles sont sur toute la durée de leur vie juridiquement placée sous la tutelle d'un homme : d'abord de leur père, puis de leur mari.

Les mineurs, comme dans toutes les sociétés actuelles, n'ont aucun droit.

Métiers[modifier | modifier le wikicode]

Artisanat[modifier | modifier le wikicode]

Les artisans n'étaient pas considérés comme nobles de profession : le métier le plus prestigieux était agriculteur.

De fait, l'activité était, pour la plupart, pratiquée par des métèques et des esclaves. Le salaire déversé était très maigre, même absent pour les esclaves.

La poterie était très courante (une importante source de la mythologie), sans parler des œuvres littéraires, sont les vases grecs qui permettent de représenter (notamment) les divinités du panthéon grec.

Agriculture[modifier | modifier le wikicode]

Les terres qui pouvaient être cultivées appartenaient aux citoyens (car seuls eux avaient le droit de posséder des propriétés).

L'État incitait et encourageait la culture des terres, car il pensait que cela redoublerait le degré de motivation en cas de guerre (savoir que ses terres étaient menacées).

Ceux qui s'y employaient étaient principalement des esclaves : on voit rarement d'autres personnes cultiver la terre. Inversement, en province d'Attique, l'accès à la citoyenneté était déterminé en fonction des paysans (seuls ceux qui cultivaient et possédaient la terre avaient des droits politiques). Dans d'autres cités comme Sparte, les paysans constituaient une classe à part.

Commerce[modifier | modifier le wikicode]

Il y avait deux types de commerce dans la Grèce antique : le commerce maritime, et le commerce de détail.

Le commerce par la voie maritime était le plus courant, car la Grèce étant un pays composé de beaucoup d'îles, le plus pratique était d'emprunter des navires pour commercer.

Le commerce de détail était plus rare : il s'agissait de marchands dont le métier consistait uniquement à acheter des produits et les revendre avec une large marge. Au fil du temps, ces commerçants furent mal vus par la société à qui le principe apparaissait comme de l'escroquerie, et les artisans et agriculteurs préféraient vendre eux-mêmes leurs productions.

Alimentation[modifier | modifier le wikicode]

L'alimentation des Grecs de l'Antiquité s'organise autour de trois ingrédients principaux : l'huile d'olive, blé et vin. Elle se base en fonction des productions cultivées sur le sol grec.

L'huile d'olive était très souvent utilisée (la huard production du produit le permettait), le pain et le blé s'assemblent dans le pain au blé, consommé fréquemment au même titre que les galettes d'orge. La viande était remplacée par le poisson (encore une fois, la proximité avec la mer facilitait l'obtention de produits maritimes, plutôt que d'élevages de viande, réservée aux banquets).

Le repas est un moment important non seulement au niveau familial, mais aussi religieux. Il est l'un des théâtres de l'exercice des fonctions paternelles.

Les Grecs ne connaissent ni la tomate, ni la pomme de terre, ni le maïs, ni la courge, ni le haricot, ni le cacao, ni le sucre de canne, aliments originaires d'Amérique et donc introduits en Europe à partir du XVIe siècle.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Alimentation dans la Grèce antique.

Religion[modifier | modifier le wikicode]

La religion occupait une place importante dans la vie quotidienne des Grecs. C'était, avec le commerce et la culture ce par quoi ils s'unifiaient. Cette religion qui leur était commune était polythéiste.

Chaque cité honorait régulièrement une divinité protectrice par un culte que chaque résident dans la cité s'engageait à rendre.

Certaines épopées étaient mises à l'écrit sous forme de longs vers par des aèdes comme Homère. De longs ouvrages décrivant les dieux, leurs attributs et leurs fonctions étaient l'affaire de Hésiode. Ces ouvrages constituaient la base de l'éducation des jeunes grecs.

L'importance de la vie après la mort dans la Grèce antique[modifier | modifier le wikicode]

Mourir : entrer dans un autre monde[modifier | modifier le wikicode]

Chez les Grecs, la mort est importante : mourir c'est passer dans un autre monde6.

Si le corps du mort n'est pas enterré, sa famille pense que l’âme des morts, mécontente, devient méchante, et les fantômes viennent tourmenter les vivants.

Voilà pourquoi les vivants ont très peur des morts.

Si les morts n'ont pas un bon enterrement, les Grecs de cette époque considèrent cela comme un crime.

Des funérailles importantes[modifier | modifier le wikicode]

Les Grecs doivent d'abord faire la toilette du mort, le parfumer d'huile et l'habiller de vêtements propres.

Puis le corps est enveloppé d'un linceul blanc et enterré avec son objet le plus précieux ainsi que des offrandes.

Le corps est conduit hors de la ville à bord d’une charrette tirée par des chevaux suivie par les amis et la famille. Parfois des pleureuses sont engagées.

Après l’enterrement, toute la famille doit se purifier en se lavant et après avoir fini, ils partagent un grand repas.

Puis le lendemain, il faut purifier la maison avec de l’eau de mer et de l’hysope.

Le troisième, le neuvième et le trentième jours suivant les funérailles, il faut recommencer, et le refaire chaque année, c'est ce qu'on appelle le culte des morts : ainsi l’âme trouvera la paix.

Trois destinations possibles pour une âme[modifier | modifier le wikicode]

Le mort descend aux Enfers chez Hadès, le dieu des morts et de l'enfer.

Pour y entrer, il faut traverser un fleuve qui se nomme le Styx.

Pour le traverser il faut faire appel à un nocher* qui se nomme Charon.

Après avoir traversé le fleuve, se trouve Cerbère, un chien à trois têtes, qui empêche les vivants d'entrer et les morts de s'échapper.

À partir d'une certaine époque, les Grecs ont commencé à croire que l'âme des morts parvenait à un carrefour, où les âmes des morts étaient examinées par plusieurs juges. Là trois possibilités s'offraient aux âmes.

  • Vie exemplaire : direction les champs Élysées, un endroit beau et ensoleillé.
  • Vie peu honorable : direction le Tartare, au fond des Enfers.

Entre les deux : direction les champs d'Asphodèle, un lieu triste et gris.

Pour les vivants, les morts deviennent un peu comme des dieux. Ils peuvent veiller sur la cité et le pays.

Les cités avaient intérêt à avoir des héros célèbres enterrés sur leur territoire pour les protéger.

Ainsi Athènes, dès qu'elle fut assez puissante, alla chercher les ossements de Thésée et édifia un temple pour le héros. Cela faisait un dieu protecteur de plus dans la cité.

Enterrement de rois[modifier | modifier le wikicode]

Pour les grecs la mort signifie simplement le changement de vie donc passer dans un monde souterrain.

Pour les rois, on édifiait des tombeaux qui s'appelaient des mausolées, c'est-à-dire des tombeaux monumentaux : Mosole roi d'Halicarnasse mourut et son épouse Artémise demanda à un architecte de créer un tombeau en hommage à la grandeur de son règne. L'architecte inventa le Mausolée.

Encore aujourd'hui on utilise le mot mausolée pour désigner les tombeaux gigantesques.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Mythologie grecque.

Habitat[modifier | modifier le wikicode]

L'habitat grec de l'Antiquité était divisé en deux parties : la partie des hommes, et la partie des femmes. Deux vies communes différentes s'y déroulaient.

Chez les plus pauvres, foyer et ferme étaient synonymes : l'espace servait plus à entreposer les productions qu'à résider.

En tous les cas, il était construit autour d'une cour, pièce essentielle dans le quotidien : cette cour comprenait, en ses côtés, des colonnades, ce qui faisait du tout une sorte de préau, pour ne pas dire un cloître.

Les immeubles étaient rares, et les étages n'apparaissent que tardivement.

Habillement[modifier | modifier le wikicode]

Les habits se composaient de morceaux de tissus, disposés sur le corps sur les parties voulues, et tenaient attachés ensemble grâce à des épingles.

L'homme portait couramment le pagne ou le chiton (vêtement), tandis que le péplos (sorte de tunique) était attribué à la femme.

Les Grecs aiment les vêtements légers et amples. Ils portent de simples tuniques appelées chiton. Les chitons sont constitués de deux carrés de tissu drapés sur le corps et maintenus aux épaules par des épingles. Une ceinture souligne la taille.  Les vêtements sont de couleurs vives ornés de broderies, souvent en laine ou en toile de lin. Les riches s’habillent avec de la soie.

Les femmes portent des bijoux précieux. Les plus fortunées ont des bracelets en or et en argent, des colliers et des boucles d’oreilles.

À la maison, les Grecs marchent pieds nus. Pour sortir, ils ont des sandales légères pour l’été et en hiver des bottes chaudes.

Pour se protéger du soleil, l’été, ils ont des chapeaux de paille tressée à large bord.

Hygiène[modifier | modifier le wikicode]

Il était rare que les Grecs aient leur propre baignoire dans leur foyer : ce luxe n'était réservé qu'aux très riches citoyens.

Ils se lavaient plus dans des sortes de bains publiques, où l'on séparait homme et femme : c'était l'une des occasions de parler politique et commerce.

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Sources[modifier | modifier le wikicode]

  1. P. Brulé, La cité grecque à l’époque classique, éd. des Presses Universitaires de Rennes, coll. Didacthistoire, 1995, p.132-133
  2. M. Sartre, in Histoire de la virilité vol I, sous la direction de G. Vigarello, éd. du Seuil, 2011, p. 57-58
  3. P. Brulé, La cité grecque à l’époque classique, éd. des Presses Universitaires de Rennes, coll. Didacthistoire, 1995, p. 123-125.
  4. Idem, p.36-37
  5. 5,0, 5,1 et 5,2 Idem, p. 33-34
  6. Vivre comme... les Grecs, éd. De la Martinière jeunesse, 2010, p.42-43