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Un cœur simple

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Un cœur simple est une nouvelle réaliste écrite par Gustave Flaubert, publiée en 1877 dans le recueil intitulé Trois Contes qui regroupe trois nouvelles: Un cœur simple, La légende de saint Julien l'Hospitalier et Hérodias.

L'histoire[modifier | modifier le wikicode]

Félicité est la servante de Madame Aubain, bourgeoise endettée et mère de deux enfants, qui a emménagé dans une maison de Pont-l'Évêque. Félicité est entrée au service de Madame Aubain à l'âge de dix-huit ans suite à une déception amoureuse. Elle a pour tâche de s'occuper de la maison et des enfants de Mme Aubain, Paul et Virginie. Paul va quitter la maison pour suivre des études au collège de Caen et, si la servante souffre d'abord de ce départ, elle trouve une consolation dans le catéchisme quotidien de Virginie. Cependant, la jeune fille part également poursuivre son éducation. Félicité va alors reporter son amour sur son neveu Victor qui s'engage en tant que matelot dans un voyage dont il ne reviendra pas. Quelque temps après, Virginie meurt d'une fluxion de poitrine.

Félicité, désormais seule, voue alors une immense tendresse à Loulou, un perroquet dont on lui a fait cadeau. La servante devient sourde et isolée du monde, elle ne perçoit plus que la voix de son perroquet. Un matin d'hiver elle découvre Loulou mort : sa douleur est tellement grande que Félicité décide de le faire empailler. Après la mort de Mme Aubain, la pauvre servante reste seule dans une maison qui se dégrade peu à peu. Ayant contracté une pneumonie, Félicité ne vit plus que dans l'unique souci des reposoirs de la Fête-Dieu. Pendant que la procession parcourt la ville de Rouloir sur Vonille , Félicité agonise et, dans une ultime vision, le Saint-Esprit lui apparaît sous les traits d'un gigantesque perroquet.

Portrait[modifier | modifier le wikicode]

Portrait physique[modifier | modifier le wikicode]

Félicité est très peu décrite physiquement

Même dans la fleur de l'âge, Félicité est marquée physiquement par son travail de servante : "À vingt-cinq ans, on lui en donnait quarante ; dès la cinquantaine, elle ne marqua plus aucun âge [...]". Flaubert décrit une femme qui a non seulement vieilli prématurément, mais qui est également dépourvue de toute vie, de tout enthousiasme, au point de ressembler à un pantin désarticulé, à "une femme en bois, fonctionnant d’une manière automatique."

Caractère[modifier | modifier le wikicode]

Félicité est une femme solitaire qui n'existe que par l'action : "toujours silencieuse", la jeune femme se définit par son ardeur au travail : "Elle se levait dès l'aube [...] et travaillait jusqu'au soir sans interruption.". Félicité se définit d'emblée par son statut de "servante". Elle accomplit les tâches ménagères avec minutie, rigueur et endurance comme le souligne l'énumération : "[...] elle faisait la cuisine et le ménage, cousait, lavait, repassait, savait brider un cheval, engraisser les volailles, battre le beurre [...]". Peu dépensière, car sans le sou, Félicité limite les dépenses : "Économe, elle mangeait avec lenteur, et recueillait du doigt sur la table les miettes de son pain".

Fervente catholique, Félicité se rend à la paroisse de Pont-l'Évêque tous les matins. "Elle se levait dès l'aube, pour ne pas manquer la messe" et récite son chapelet avant de s'endormir "[...] et s'endormait devant l'âtre, son rosaire à la main.". Pieuse, voire dévote, Félicité est quelque peu superstitieuse et plutôt naïve. Sa fidélité à Madame Aubain, décrite comme une personne bien peu agréable, en fait un personnage méritant et courageux : depuis ses dix-huit ans, Félicité a dédié sa vie à l'entretien de la maison et aux enfants de sa maîtresse.

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le wikicode]

Un cœur simple (film, 2008) (wp), film français réalisé par Marion Laine en 2007, avec Sandrine Bonnaire (wp) dans le rôle de Félicité.

Liens[modifier | modifier le wikicode]

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