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Tramway

« Tramway » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
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À Berlin, les générations de tramways se succèdent : les rames « Tatra KT4 » des années 1970-80 sont remplacées au fil du temps...
... par des modèles plus modernes, comme ces rames « Adtranz GT6N » des années 1990-2000.

Le tramway, souvent abrégé en tram, est un moyen de transport en commun urbain sur rails, qui roule dans les rues, au même niveau que les autobus et les voitures.

Depuis 1985, certaines villes se sont équipées de nouvelles lignes de tramways électriques, pour remplacer les bus et diminuer la pollution par les gaz d'échappement. Ces équipements, qui font appel à des techniques avancées, sont très différents des anciens tramways du début du XXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Les omnibus du XIXe siècle[modifier | modifier le wikicode]

Dès les années 1850, les omnibus à chevaux (en latin, omnibus signifie « pour tous »), accueillent tous les voyageurs qui se présentent et paient leur place. Les parcours comportent des arrêts indiqués par une pancarte ou un abri. Puis les moteurs à essence ont remplacé les chevaux, et le mot autobus (abrégé en « bus ») est resté attaché à ces nouveaux véhicules.

Les tramways sur rails[modifier | modifier le wikicode]

Rame à vapeur des Tramways de la Sarthe, musée des Tramways à vapeur et des chemins de fer secondaires français, à Valmondois, Val-d'Oise.

Les premiers tramways, dits « chemins de fer américains », sont des véhicules sur rails tirés par des chevaux. À la fin du XIXe siècle, on fait circuler des tramways à vapeur ou à air comprimé, ceux-ci très peu polluants. Arrive enfin le moteur électrique : les tramways se développent alors dans la plupart des grandes villes. On voit partout des rails luisants ne dépassant pas la chaussée et des fils électriques qui forment de curieuses toiles d’araignées dans les carrefours. Le tramway ne possède pas encore de bras articulé pour se brancher sur le courant électrique, mais une perche garnie d'une roulette pour suivre le fil, ou bien un archet.

Les tramways d'Épinal, vers 1900.

Ce moyen de transport est rapide, mais bruyant, à cause du grincement des roues sur les rails. Il ne peut contourner les obstacles se trouvant sur la voie (un véhicule en panne, par exemple). Il arrive aussi que la lourde machine déraille : le conducteur (appelé « wattman »), aidé par son collègue receveur, doit user de crics et de leviers pour remettre la voiture sur la voie.

Mais avec la circulation automobile qui s'intensifie au fil des années, les tramways, accusés de gêner la circulation, sont supprimés dans la plupart des grandes villes à partir des années 1920. En France, seules les villes de Marseille, Saint-Étienne et Lille-Roubaix-Tourcoing conservent des trams de cette génération. La Grande-Bretagne les abandonne aussi, vers 1950. Au contraire, l'Allemagne, la Belgique, la Suisse et d'autres pays conservent leurs tramways et les modernisent peu à peu.

La tentative du trolleybus[modifier | modifier le wikicode]

Des réseaux d'autobus électriques munis de deux perches et appelés trolleybus se développent vers 1935. Mais ce moyen de transport est assez coûteux à installer et peu maniable, à la différence des autobus qui peuvent se déplacer quasiment partout.

Mais, dès les années 1980, la pollution par les gaz d'échappement et le coût du carburant amènent à chercher d'autres solutions.

Retour au rail[modifier | modifier le wikicode]

Le réseau de Barcelone, comme beaucoup d'autres, s'équipe de tramways modernes (ici, une rame « Alstom Citadis »).

Certaines grandes villes, comme Paris, avaient construit dès 1900 des lignes souterraines de métro mais cette solution était trop coûteuse pour la plupart des autres villes. On en revint au tramway, sur une voie spéciale interdite aux voitures, en veillant à limiter le bruit dans la mesure du possible.

Techniques du tramway[modifier | modifier le wikicode]

Le tramway est alimenté en électricité par des fils appelés lignes de contact, via une sorte de bras articulé dit pantographe. Il ne rejette aucun gaz, mais ne serait totalement écologique que si l'électricité était fournie par des sources d'énergie renouvelable (éoliennes, panneaux solaires), au lieu des centrales nucléaires.

Le tramway est souvent adopté par les grandes villes pour sa rapidité, supérieure à celle de l'autobus et pour son coût bien moins élevé que celui d'une ligne de métro.

Mode d'utilisation[modifier | modifier le wikicode]

Le voyageur doit attendre le tramway à des points d'arrêts appelés stations. Il ne peut monter ou descendre du tramway qu'à ces points d'arrêts.

Les sociétés responsables de l'exploitation des lignes de tramway en font un moyen de transport payant, c'est-à-dire que le voyageur doit acheter un « ticket », appelé titre de transport, pour voyager en règle.

Le tramway, comme les autres transports en commun, effectue un trajet régulier entre deux terminus.

Techniques nouvelles[modifier | modifier le wikicode]

Bordeaux : tramway moderne à troisième rail d'alimentation, place des Quinconces.

Tramways à alimentation par le sol[modifier | modifier le wikicode]

Depuis longtemps, on a cherché à épargner aux centres historiques des grandes villes, les réseaux de lignes de contact ou de caténaires nécessaires à l'alimentation des tramways. Paris, au début du XXe siècle, s'était doté de tramways à prise électrique enterrée dans une gorge centrale assez profonde. La première génération des tramways parisiens a disparu au cours des années 1930.

D'autres solutions ont été imaginées à la fin du XXe siècle. Bordeaux s'est doté de lignes de tramways alimentés par un troisième rail central en centre-ville, et une ligne aérienne classique hors de la zone historique.

Pour éviter tout risque d'électrocution, le rail central est divisé en coupons de 8 m isolés les uns des autres : il n'est alimenté que lorsqu'une rame passe au-dessus de lui. Les rames ont toujours au moins un patin de prise de courant sur un rail sous tension. Ainsi, malgré les sections de rail isolées, l'alimentation des rames n'est jamais interrompue.

Tramway sur pneumatiques[modifier | modifier le wikicode]

Nancy
TVR, un tramway à pneus et rail central de guidage, à Nancy.

Une ligne de tramway sur pneumatiques de conception très innovante a été ouverte à Nancy en 2000, d'une technique intermédiaire entre le tramway et le trolleybus. Les voitures, réalisées par les usines belges du constructeur québecois Bombardier, sont attelées par rames de trois éléments. La voie ne comporte pas de rails de roulement, mais un simple rail de guidage médian.

L'alimentation électrique est assurée par deux perches qui suivent deux fils parallèles. En cas de besoin, le grand véhicule peut quitter son rail de guidage, et même sa ligne d'alimentation, car il est pourvu d'un moteur diesel fournissant l'énergie à une génératrice électrique.

Ce curieux tramway à pneus peut donc, à l'occasion, être dévié sur un parcours différent de celui de sa ligne. Ces véhicules intermédiaires sont immatriculés, non comme des véhicules ferroviaires, mais comme des véhicules de transport routier. Ils comportent un volant de direction, comme les autobus.

Caen

La ville de Caen a ouvert son TVR sur pneumatiques en 2002. Également réalisé par Bombardier, il est de conception analogue à celui de Nancy, mais son alimentation électrique ne comporte qu'un pantographe relié à un fil unique, le retour du courant s'effectuant par le rail de guidage.

Clermont-Ferrand

Clermont-Ferrand a préféré s'adresser au constructeur alsacien Translohr pour sa propre ligne de tramways sur pneumatiques. Mais cette fois, le véhicule ne peut quitter son rail central : il est donc considéré comme un véhicule ferroviaire et, comme tel, n'a pas de plaque d'immatriculation et peut circuler en rames plus longues. La ligne a été ouverte en 2006.

Chacun de ces systèmes a de chauds partisans et des détracteurs passionnés.

Le tramway en France[modifier | modifier le wikicode]

En France, le « tram », disparu durant des décennies, est redevenu un signe de progrès : la plupart des grandes agglomérations ont un réseau de tramway ou un projet de réseau tramway (une ligne ou plus). C'est le cas pour Angers, Paris, Marseille, Lyon, Nantes. D'autres villes suivent le mouvement.

Tramway T3 à la porte d'Ivry, au sud de Paris.

Tramway d'Île-de-France[modifier | modifier le wikicode]

À Paris, la première ligne de tram moderne, nommée T2, a été ouverte en 1997 entre la porte de Versailles et le pont de Bezons. C'est un tram ferroviaire, alimenté en 750 V par caténaire. Le matériel roulant est constitué de rames Alstom Citadis à trois voitures.

Des prolongements sont en cours de réalisation à l'est et au nord, jusqu'à la porte de la Chapelle.

Il y a aussi le T1, le T3, le T4, le T5, le T6 et le T7. Ce dernier est un tram-train. Des projets sont en cours de réalisation pour prolonger le T1 vers Rueil et Nogent, le T2 vers Bezons, le T4 vers l'est. Des projets sont en cours de réalisation pour créer les tramways T5, T6, T7 et T8.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Article mis en lumière la semaine du 12 mars 2012.


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