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Stéphane Mallarmé

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Stéphane Mallarmé, photographié par Nadar.

Stéphane Mallarmé est un poète français, né à Paris le 18 mars 1842 et mort à Valvins (Seine-et-Marne) le 9 septembre 1898.

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Très jeune, Stéphane Mallarmé est un grand admirateur des poètes de son temps : Théophile Gautier, Charles Baudelaire, Théodore de Banville. Il publie quelques poèmes dès 1862.

Toute sa vie, il exerce la fonction de professeur d'anglais dans différents lycées de province, puis à Paris à partir de 1871, où il fréquente des écrivains et poètes comme Paul Verlaine, Émile Zola ou Auguste de Villiers de L'Isle-Adam et des artistes comme Édouard Manet qui a peint son portrait en 1876. En 1864, lors d'un séjour à Avignon, il rencontre plusieurs poètes de langue provençale dont Frédéric Mistral, avec qui il entretiendra une correspondance.

Il mène une vie familiale paisible en poursuivant l'écriture de poèmes très élaborés, réputés difficiles, et reçoit ses amis dans le cadre des Mardis de la rue de Rome et aussi dans sa maison de campagne, à Valvins, près de Fontainebleau, aujourd'hui convertie en musée Stéphane Mallarmé.

Œuvre[modifier | modifier le wikicode]

Attiré par l'esthétique de l'art pour l'art, il est toujours en quête d'une beauté pure : « Le monde, dit-il, est fait pour aboutir à un beau livre ». Il entreprend des œuvres comme Hérodiade (1864-1887) ou L'Après-midi d'un faune (1865-1876, mis en musique par Claude Debussy en 1892-94).

Admirateur (comme Charles Baudelaire) des œuvres d'Edgar Poe, il traduit Le Corbeau, publié en 1875, illustré par Édouard Manet, et écrit le Tombeau d'Edgar Poe en 1876.

En 1887, il fait paraître une édition de ses Poésies, avec des pièces illustres comme le « Sonnet en -yx » ou « Une dentelle s'abolit ». L'aboutissement de cette ambition du poème absolu apparaît dans le poème graphique de 1897 « Un coup de dés jamais n'abolira le hasard ». Cette recherche d'une expression absolue lui vaut cependant dès cette époque une réputation d'hermétisme qui lui reste encore attachée.

Il est reconnu comme un maître par les jeunes générations de poètes, des symbolistes à Paul Valéry.

Extrait[modifier | modifier le wikicode]

« Sonnet en -yx » (1887)
Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L’Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore
Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx,
Aboli bibelot d’inanité sonore,
(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s’honore.)
Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,
Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l’oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.
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Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Stéphane Mallarmé de Wikipédia.