Solutréen

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Le solutréen est une culture archéologique préhistorique de l'Europe. Elle se déroule entre 22 000 BP et 17 000 BP, c'est-à-dire au cours de l'époque appelée le Paléolithique supérieur. Le solutréen est caractérisé par des outils en pierre d'une grande finesse (les feuilles de lauriers et les feuilles de saules) pouvant atteindre de grandes dimensions (une trentaine de centimètres). Le solutréen est l'œuvre de populations homo sapiens.

Origine du nom et extension du solutréen[modifier | modifier le wikicode]

La culture solutréenne tire son nom du site archéologique de la Roche de Solutré situé près en Mâcon dans le département de Saône-et-Loire.

Le Solutréen a une extension géographique restreinte recouvrant le sud-ouest de la France, et certains sites d'Italie et d'Espagne et du Portugal. C'est également la culture préhistorique la plus brève.

Les hommes du Solutréen vivaient dans des conditions climatiques difficiles, à l'époque du maximum du refroidissement lié à la dernière glaciation européenne. Le nord de l'Europe était quasi inhabité (très froid) ainsi que le nord de l'Afrique (très sec). Il est possible que les Solutréens aient quitté ces régions pour s'établir dans des régions plus favorables où ils se seraient mélangés entre eux et avec les populations déjà résidentes.

Les Solutréens étaient des chasseurs-cueilleurs qui se nourrissaient surtout de viande de bison, de cheval ou de bouquetin, de renne, de mammouth, de lion des cavernes, de rhinocéros, d'ours et d'aurochs. Les baies comestibles étaient rares en raison des conditions climatiques.

Les outils du Solutréen[modifier | modifier le wikicode]

Les outils façonnés part les hommes du Solutréen apparaissent comme le summum de l'art de tailler le silex. Les outils les plus caractéristiques sont des lames de silex dont une ou les deux faces sont retouchées en utilisant de nouvelles techniques. Le silex est d'abord chauffé. Les éclats de retouche ne sont pas détachés en percutant le silex. Mais grâce à un outil en bois tendre (bois ou corne de cerf) par pression très forte de la paume de la main on crée des retouches couvrantes. On enlève ainsi des fragments de pierre très précisément. Ce sont des retouches plates, étroites, à bords parallèles sur tout ou partie de l' une ou des deux faces de lames.On obtient lors les feuilles de laurier ou les feuilles de saule pour celles qui sont les plus fines. Les archéologues pensent que l'aspect esthétique était plus recherché que l'utilité pratique.

À côté des ces lames on trouve des burins, des grattoirs, perçoirs déjà connus dans les époques antérieures.

À la fin de l'époque solutréenne apparaît le propulseur, utilisé par les chasseurs. C'est une sorte de hampe en os munie d’un crochet qui permet de démultiplier la force de lancement d’une sagaie et donc de culbuter des animaux massifs.

Au même moment est créée l' aiguille à chas (façonnée dans un os) qui permet de coudre hermétiquement les peaux pour créer des vêtements, aménager les habitats et fabriquer des outres (cet outils n'a pratiquement pas été modifié depuis cette époque).

L'art solutréen[modifier | modifier le wikicode]

Les créations artistiques sont assez réduites. On les trouve dans la grotte Cosquer (19 000 ans BP), près de Marseille, avec 177 animaux, des poissons, des cétacés et des phoques, ainsi que des signes abstraits sont peints ou gravés. S'y ajoutent les bas-reliefs de bisons, chevaux, bouquetins et hommes de Roc de Sers (Charente) et du Fourneau du Diable (Dordogne) ou les fresuqes rupestres de la Vallée du Coâ au Portugal.

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