Simone de Beauvoir

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Simone de Beauvoir
Simone de Beauvoir (à gauche) conversant avec Jean-Paul Sartre (au centre) et Che Guevara (à droite).
Simone de Beauvoir (à gauche) conversant avec Jean-Paul Sartre (au centre) et Che Guevara (à droite).
Nom Simone-Lucie-Ernestine-Marie Bertrand de Beauvoir
Naissance 9 janvier 1908 à Paris
Mortδ 14 avril 1986 à 78 ans à Paris
Nationalité France France
Profession Professeur, Philosophe et Écrivaine
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Simone de Beauvoir est une philosophe, romancière, épistolière et mémorialiste. Comme philosophe, elle représente avec Jean-Paul Sartre (dont elle est très proche par la pensée) le courant existentialiste français. Elle est aussi l’une des féministes qui a le plus marqué le monde du XXe siècle ; elle s’est en partie inspirée des écrits d’Olympe de Gouges, une philosophe féministe qui défendit les droits des femmes et la cause féministe durant la Révolution française, avant d'être guillotinée.

Simone de Beauvoir est connue dans le monde entier, notamment pour son ouvrage Le deuxième sexe, paru en 1949. La richesse et la profondeur de l'ensemble de son oeuvre font qu'elle domine la littérature féminine de son temps.

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Simone de Beauvoir (de son vrai nom Simone-Lucie-Ernestine-Marie Bertrand de Beauvoir), née le 9 janvier 1908 à Paris, reçoit une éducation bourgeoise, religieuse. Elle fait ses études jusqu’à l'agrégation de philosophie (1929), puis enseigne la philo à Marseille, Rouen puis Paris jusqu’en 1943.

En octobre 1945, elle fonde avec Sartre "Les Temps Modernes", une revue littéraire, philosophique et politique (assez proche du Parti communiste français, au moins jusqu'en 1950) qui paraît chaque mois (ou onze mois sur douze) et qu'elle dirigera jusqu'à sa mort.

À partir de 1947, les voyages se succèdent, aux États-Unis, en Afrique, en Europe, en Chine (1955), à Cuba et au Brésil (1960), en Union soviétique (1962), tandis qu'elle poursuit l’écriture de ses mémoires et son action pour la libération de la femme. En 1949, elle publie "Le Deuxième Sexe", une oeuvre dénonçant la situation d'infériorité de la femme dans la civilisation comme dans la société du temps, qui fait d'elle, aux yeux du monde occidental, une théoricienne du féminisme.

En 1954, son roman Les Mandarins, qui décrit la vie, l’isolement et le manque d’influence d'un groupe d'intellectuels de gauche (dans lesquels on peut reconnaître Sartre, Camus, elle, etc.) au sortir de la Deuxième Guerre Mondiale, dans une société dominée par la violence et le despotisme, obtient le prix Goncourt.

Dans les années 1970 et la logique de son célèbre "Deuxième Sexe", elle participe au mouvement féministe et milite pour la cause des femmes ; son livre reste au cœur de toutes les discussions. Elle signe le « manifeste des 343 pour la liberté de l’avortement » et préside la ligue des droits des femmes. Elle soutient de nombreuses actions pour lutter contre le sexisme ordinaire et les violences conjugales.

À partir de 1980, après la mort de Jean-Paul Sartre, sa santé physique et mentale se détériore. Elle meurt en avril 1986, à l’âge de 78 ans. Elle est enterrée dans la même tombe que Jean-Paul Sartre, qui fut le compagnon de toute sa vie.

En 1969, la CIA (agence de renseignements américaine, en anglais Central Intelligence Agency) écrit un rapport accusant Simone de Beauvoir et Jean Paul Sartre d’avoir, pendant la guerre du Viêt Nam, financé un réseau d’activistes contre les États-Unis d’Amérique dans les années 1960.

Œuvres[modifier | modifier le wikicode]

Parmi ses œuvres, on trouve :

  • 1943 : L’Invitée, roman
  • 1944 : Pyrrhus et Cinéas, essai
  • 1945 : Le Sang des autres, roman
  • 1945 : Les Bouches inutiles, pièce de théâtre
  • 1946 : Tous les hommes sont mortels, roman
  • 1947 : Pour une morale de l’ambiguïté, essai
  • 1948 : L’Amérique au jour le jour, récit
  • 1949 : Le Deuxième Sexe, essai philosophique
  • 1954 : Les Mandarins, roman (prix Goncourt)
  • 1955 : Privilèges, essai
  • 1957 : La Longue Marche, essai
  • 1958 : Mémoires d’une jeune fille rangée, récit autobiographique
  • 1960 : La Force de l’âge, récit autobiographique
  • 1963 : La Force des choses, récit
  • 1964 : Une mort très douce, récit autobiographique
  • 1966 : Les Belles Images, roman
  • 1967 : La Femme rompue, nouvelles
  • 1970 : La Vieillesse, essai
  • 1972 : Tout compte fait, récit autobiographique
  • 1979 : Quand prime le spirituel, roman
  • 1981 : La Cérémonie des adieux, suivi de Entretiens avec Jean-Paul Sartre : août - septembre 1974, récit autobiographique

Notes[modifier | modifier le wikicode]

  • épistolière : celle qui écrit beaucoup de lettres, qui correspond par lettres (et de façon répétée) avec d'autres
  • mémorialiste : écrivain, auteur de mémoires historiques ou littéraires
  • essayiste : auteur d’essai pris dans le sens littéraire
  • despotisme : régime politique dans lequel un seul homme gouverne
  • philosophe : spécialiste de la philosophie
  • romancière : écrivain de romans, d'oeuvres d'imagination
  • Olympe de Gouges : première philosophe féministe qui, lors de la Révolution française, se bat pour les droits des femmes, elle est l'auteure de La déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, mais est finalement guillotinée le 3 novembre 1793.
  • Jean Paul Sartre : compagnon de vie de Simone de Beauvoir et philosophe théoricien français de l'existentialisme ("L'Être et le Néant", "L’existentialisme est un humanisme"). Il est aussi l'auteur de romans, de pièces de théâtre, de nouvelles, d'essais et d'un récit autobiographique ("Les Mots").
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