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Simón Bolívar

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Simón Bolívar, vers 1825.

Simón José Antonio de la Santísima Trinidad Bolívar y Palacio, connu sous le nom de Simon Bolivar (Caracas, Vénézuela, 24 juillet 1783—Santa Marta, Colombie, 17 décembre 1830) est un militaire et homme politique vénézuélien et l'une des éminentes personnalités de l'émancipation sud-américaine contre la domination coloniale espagnole, comme le furent dans leurs propres patries José de San Martín, en Argentine, et Bernardo O'Higgins, au Chili.

Simon Bolivar a contribué de manière décisive à l'indépendance de la Bolivie, de la Colombie, de l'Équateur, du Panama, du Pérou et du Vénézuéla.

Formation[modifier | modifier le wikicode]

Portrait de Simon Bolivar, à l'âge de 17 ans.

Simón Bolívar est né le 24 juillet 1783, dans une famille de l'aristocratie créole de Caracas.

Simon Bolivar a étudié à Caracas, avant d'être envoyé en Espagne, à l'âge de 15 ans, pour y continuer sa formation. Il y rencontre en 1800 Maria Teresa Rodríguez del Toro y Alayza, qu'il épouse en 1802. Le couple revient à Caracas, mais la jeune femme tombe malade peu après et meurt le 22 janvier 1803, huit mois à peine après leur mariage.

Très affecté par la mort de sa femme, Bolivar se rend en Europe, d'abord en Espagne, puis à Paris, où il assista probablement au sacre de Napoléon (2 décembre 1804). On pense qu'il est alors initié à la franc-maçonnerie. Puis il gagne l'Italie, en compagnie de son ancien maître Simon Rodriguez (un admirateur de Jean-Jacques Rousseau). Là, selon la légende, sur le Monte Sacro, à Rome, le 15 août 1805, Bolivar jura solennellement de libérer sa patrie.

En 1807 Bolivar regagne le Vénézuela, en 1807, où règne une incertitude politique créée par le remplacement, en Espagne du roi Ferdinand VII par Joseph Bonaparte, frère de Napoléon.

Première République vénézuélienne[modifier | modifier le wikicode]

Le 19 avril 1810, les créoles les plus influents de Caracas décident de constituer un Conseil Suprême qui proclame la Déclaration d'Indépendance et la Constitution de la Première République vénézuélienne.

Bolívar est envoyé en Angleterre avec le grade de colonel pour une mission diplomatique. Il doit demander l'aide britannique. Il persuade le général Francisco de Miranda, exilé à Londres, de regagner le Venezuela. Bolivar se met au service de Miranda.

La Première République sombre après l'échec militaire de Francisco Rodriguez del Toro et de Francisco de Miranda (qui se rendent aux Espagnols en juillet 1812). Les principaux leaders indépendantistes doivent s'exiler.

Statut équestre de Simón Bolívar.

Deuxième République vénézuélienne[modifier | modifier le wikicode]

Bolivar séjourne à Carthagène, en Nouvelle-Grenade. Dans un manuscrit connu sous le nom de Manifeste de Carthagène, qui est une analyse politique et militaire des causes qui ont fait tomber la Première République du Venezuela, Bolivar exhorte la Nouvelle-Grenade à éviter les erreurs commises au Vénézuela, de manière à pas subir le même sort. Il prend immédiatement l'initiative contre les Espagnols qui occupent ​​le territoire.

À partir de la bataille de Cucuta, le 28 février 1813, Bolivar commence la « Campagne admirable », qui le conduit en triomphe vers sa capitale de Caracas, reprenant toutes les villes qu'il pouvait trouver sur son chemin, et défaisant chaque fois les Espagnols. Il entre dans Caracas le 6 août 1813. La municipalité lui donne le titre de Libertador (le Libérateur). En janvier 1814, Bolivar se fait proclamer dictateur.

Mais une partie des la population refuse la séparation avec l'Espagne et déclenche une guerre civile. Battu par les Espagnols Bolivar doit se réfugier à la Jamaïque en mai 1815 puis à Haïti.

Le Libérateur[modifier | modifier le wikicode]

Entrevue de Guayaquil entre Bolivar et San Martin en avril 1822

En décembre 1816, à partir de sa base d'Angostura (Ciudad Bolivar), Bolivar reprend la lutte sur le continent sud-américain. S'alliant à Páz il parvient à conquérir le bassin de l'Orénoque. En juin 1819, il franchit les Andes et surprend et bat les Espagnols de Nouvelle Grenade, (l’actuelle Colombie). Il s'empare de Bogota le 10 août 1819.

Par la création d'une Grande Colombie Bolivar fédère alors la Colombie et le Venezuela. Il obtient les pouvoirs de président et de dictateur militaire en décembre 1819. Il reconquiert Caracas pendant l'été 1821. En mai 1822, son lieutenant Antonio José de Sucre bat les Espagnols ce qui libère l'Équateur. En avril 1822, il rencontre San Martin à Guayaquil au Pérou. San Martin accepte de s'effacer devant Bolivar. Après la victoire de Sucre sur les Espagnols en décembre 1824 Bolivar s'empare alors du Pérou.

Bolivar tente alors de réunir toutes les territoires libérés y compris le Mexique et le Rio de la Plata (Argentine et Uruguay). Le congrès panaméricain de Panama est un échec en 1826.

L'éclatement de la Grande Colombie[modifier | modifier le wikicode]

Les particularismes locaux nombreux dans le territoire immense de l'Amérique du Sud, et les ambitions personnelles des compagnons de Bolivar vont détruire les rêves d'unité. Bolivar s'illusionne sur sa popularité. En 1828, il échappe à une tentative d'assassinat et la guerre éclate entre la Colombie et le Pérou. En 1829 le Venezuela proclame son indépendance.

Devant le mécontentement grandissant en Colombie Bolivar doit abandonner le pouvoir en mai 1830. Déjà malade il meurt quelques mois plus tard.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Simon Bolivar de Wikipédia.
[consulté le 6 mars 2012]
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