Séville Fútbol Club

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Séville FC
Logo actuel du Séville FC
Logo actuel du Séville FC
Sport Football
Fondation 25 janvier 1890
Surnom(s) Sevillistas
Palanganas
Blanquirrojos
Nervionenses
Couleurs Blanc et rouge
Ville Espagne Séville
Stade Stade Ramón Sánchez Pizjuán (45 500 places)
Président Espagne José Castro Carmona
Entraîneur Italie Vincenzo Montella
Site web Site officiel

Le Séville FC (dont le nom officiel en espagnol est Sevilla Fútbol Club, S. A. D.), est un club de football espagnol fondé en 1890 à Séville, en Andalousie, qui évolue dans le championnat d'Espagne de football. Ses matches à domicile se déroulent au Stade Ramón Sánchez Pizjuán. Il est le plus vieux club sévillan et deuxième plus vieux espagnol, seulement précédé d'un mois et deux jours par le Recreativo de Huelva.

Écrasant la concurrence andalouse en remportant 18 des 21 coupes d'Andalousie disputées, il fait partie des neuf clubs n'ayant jamais été relégués en-dessous de la deuxième division espagnole, au même titre que l'Atlético de Madrid et le Valence CF par exemple. Il remporte l'unique championnat d'Espagne de son histoire en 1946.

Jamais relégués depuis 2001 et une saison record en seconde division, les Blanquirrojosnote 1 s'installent parmi les cadors européens, avec notamment cinq Ligues Europa remportées entre 2006 et 2016 et une supercoupe de l'UEFA remportée en 2006 aux dépens du FC Barcelone.

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Fondation et modélisation du club[modifier | modifier le wikicode]

Article de presse annonçant le premier match de football entre le Séville FC et Huelva.

Le Séville FC est fondé le 25 janvier 1890 par un groupe de jeunes écossais et sévillans. Edward Johnston présidera le nouveau club, dont le secrétaire sera Isaías White et le capitaine Hugo MacColl. Le 8 mars 1890, le Séville FC disputera son premier match contre le Recreativo de Huelva et l'emportera deux buts à zéro.

Des travailleurs et dirigeants de diverses entreprises d'origine britannique, rejoints par des jeunes ayant appris le football à Séville, deviendront les joueurs pionniers du club. Dans la dernière décennie du XIXe siècle, le Séville FC et le Recreativo disputèrent de fréquents matchs.

Au début du XXe siècle, le football est toujours pratiqué à Séville mais clandestinement, pour se cacher des voyous de l'époque. Le Séville FC est ensuite officiellement fondé sous l'approbation du gouverneur de Séville le 14 octobre 1905. Toutefois, dans ces temps, le club n'a aucun adversaire local à affronter et se résout à organiser des rencontres intrinsèques entre joueurs anglais et espagnols.

Il finit par disputer un match de charité contre le Recreativo de Huelva le 30 janvier 1909, en commémoration des victimes du dévastateur séisme de 1908 à Messine. 15 jours plus tard, l'équipe troisième du Séville FC affronte l'équipe première du Sevilla Balompié, qui fusionnera 5 ans plus tard avec le Betis Foot-ball club pour devenir le Real Betis Balompié, et remporte le match 4 buts à 0. Le Séville FC disputera par la suite plusieurs matches contre, entre autres, le Recreativo de Huelva et le Sevilla Balompié.

En 1912, José María Miró Trepat, un homme d'affaires qui fut déjà le deuxième président de l'Espanyol Barcelone, prit les rênes du Séville FC pour deux ans et dota le club de ses premières structures stables1.

Domination en Andalousie[modifier | modifier le wikicode]

Un ballon de football datant de 1924, exposé au Musée de Séville.

Dans les années 1910, marquées notamment par la naissance d'un futur prodige, Guillermo Eizaguirre, démarre une période d'hégémonie régionale pour le Séville FC. En 1913, le Séville FC inaugure le premier terrain de sport réglementaire d'Andalousie, le Campo de Mercantil, et obtient également son premier média officiel : le journal bimensuel Sport Sevillano.

En 1914, le président du Séville FC nouvellement élu Francisco Javier Abla parvient à résoudre une situation de crise institutionnelle avant qu'elle n'endommage sérieusement le club. Lors de cette année se produisit la fusion du Sevilla Balompié et du Betis Foot-ball Club formant le Real Betis Balompié, qui deviendra le rival local du Séville FC à partir de 1915.

La coupe d'Andalousie, dont le vainqueur accédait à la Copa del Rey en compagnie des autres champions régionaux, vit le Séville FC terminer finaliste de sa première édition, déroulée lors de la saison 1915-1916, puis vainqueur lors de la seconde édition. Le 21 octobre 1918 naît le deuxième stade du Séville FC, le campo de la reina Victoria, basé dans l'avenue du même nom.

En 1921, le Séville FC et son surprenant style de jeu surnommé « l'école sévillane » bat le futur vainqueur de la compétition, l'Athletic Bilbao, en demi-finale de la Copa del Rey, mais est finalement disqualifié en raison d'une composition utilisée en quarts de finale enfreignant les règles. Grâce à sa participation au championnat d'Espagne et son hégémonie andalouse, le Séville FC se fait connaître à travers l'Espagne et même au-delà, disputant des matches contre de célèbres équipes européennes telles que le FC Porto, le Rapid Vienne et le Sporting entre autres.

Enrique Gómez Muñoz, connu sous le nom de Spencer, et Herminio furent les premiers joueurs sévillans à jouer pour la sélection nationale, à l'occasion du premier match disputé par les internationaux espagnols au campo de la Victoria, en 1923. Ce match ainsi que la finale de la Coupe du Roi 1925, disputée également au stade de la reine Victoria, apportèrent de la notoriété à Séville dont le club doyen fut présidé par un grand nom, Manuel Blasco Garzón, de 1923 à 1925.

Le 14 mars 1926, alors que ses coéquipiers disputaient un match de Copa del Rey contre le Real Madrid (perdu 0-1), Spencer mourut à 27 ans, suite à une appendicite qui à cette époque n'était pas aussi facile à opérer. Ce décès subit marque symboliquement le début du déclin du plus ancien club de football sévillan.

Premiers titres nationaux[modifier | modifier le wikicode]

Équipe d'Espagne en 1929, où Guillermo Eizaguirre est présent.

Le Séville FC, toujours impitoyable en coupe d'Andalousie bien que défait par le Real Betis dans la dernière édition, emménage le 7 octobre 1928 au stade de Nervión, qui fût-il encore debout serait adjacent au stade actuel.

En 1929, le championnat d'Espagne de football, accompagné d'un championnat D2, est créé. Le Séville FC doit disputer un tournoi de qualification sur trois tours pour rallier la dernière place disponible pour la première division. Il atteint la finale, mais après deux matchs nuls, échoue sur la pelouse du Racing de Santander. À l'issue de la fin de saison, le Séville FC, champion de la Segunda División, dispute un match aller retour contre ce même Racing, ayant terminé dernier de la Primera División, mais les Santanderiens sortent victorieux du seul barrage de promotion mettant le champion de deuxième division espagnole aux prises.

Le 16 février 1932, le charismatique avocat Ramón Sánchez Pizjuán est élu nouveau président du club, parvenant à revitaliser ce dernier et à lui rendre sa compétitivité perdue. Deux ans plus tard, le Séville FC accède à la première division en terminant une nouvelle fois champion de la deuxième division, devant l'Athletic Madrid. Mais le triomphe se transforma en deuil quand le train du Séville FC eut un accident lors du voyage retour, tuant plusieurs personnes et en blessant une cinquantaine d'autres. La célébration de la promotion n'eut pas lieu.

Quelques joueurs du Séville FC participent à la Coupe du monde 1934 en Italie : les attaquants Federico Saiz et Guillermo Campanal et le gardien Guillermo Eizaguirre. Le club est alors entraîné par Ramón Encinas Dios.

En 1935, le club sévillan réalise son premier grand succès sur la scène nationale : il remporte la Coupe du Président de la République – telle fut nommée la Coupe d'Espagne de 1931 à 1936 – devant le Centre d'Esports Sabadell sur le score de 3 buts à 0, après avoir éliminé entre autres le Real Madrid et l'Athletic Madrid.

Vainqueurs du championnat d'Espagne[modifier | modifier le wikicode]

Stade des Corts, où le Séville FC disputa le match du titre.

Au terme de la guerre civile espagnole, les compétitions reprennent en juin 1939, et le Séville FC récupère déjà un titre : en terrassant le Racing de Ferrol 6 buts à 2, il conquit sa deuxième Coupe d'Espagne, cette fois-ci dénommée Trophée du Généralissime. L'équipe est alors entraînée par Pepe Brand, qui dans sa carrière de joueur révolue depuis des années, avait ébloui les sévillans par son jeu.

Au début des années 1940 se forme la puissante attaque sévillane appelée « les stukas » en référence aux bombardiers allemands surnommés ainsi, constituée de López, Torrontegui ou Pepillo, Campanal, Raimundo et Berrocal. En 1941, le nom original du club, Sevilla Football Club, est hispanisé pour des raisons légales, devenant Sevilla Club de Fútbol, et Antonio Sánchez Ramos succède à la présidence de Ramón Sánchez.

Le Séville CF se consolide alors parmi les principales équipes espagnoles et se place dans le groupe de tête des différentes compétitions qu'il dispute. En 1940, après avoir étrillé son vieil ennemi le Racing de Santander, qui finira par être relégué, sur le score de 8-22, le Séville CF voit le titre lui filer entre les pieds après un nul contre le Hércules CF lors de la dernière journée d'un championnat finalement raflé par l'Athletic Aviación. La dernière coupe d'Andalousie est disputée cette saison, et est l'une des 18 éditions remportées par le Séville CF. Les trois autres éditions ont vu les Merenguesnote 2 terminer finalistes.

Le Séville CF débute la saison 1940-1941 en trombe avec des éclatantes démonstrations des stukas avec notamment un cinglant 11-1 infligé au FC Barcelone, une correction reçue par l'Hércules CF (10-3), une leçon donnée au Valence CF 8-3 et un 0-4 dans le stade du Real Oviedo3, mais ne peut garder le rythme par la suite et finit cinquième du championnat, malgré une attaque tournant à 3,2 buts par match. Le Séville CF terminera également deuxième du championnat 1942-1943, derrière un Athletic Bilbao qui fit la course en tête dès la septième journée.

Le club voit son effectif amélioré par l'arrivée de joueurs légendaires tels qu'Alconero, Andrés Mateo, Arza, Doménech, Busto, Araújo et Antúnez, qui aideront grandement leur club lors de l'événement qui suit. Jerónimo Domínguez y Pérez de Vargas, déjà maire de la ville de Séville, prend les rênes du Séville CF en septembre 1942.

Le 31 mars 1946, le Séville CF est en tête du championnat espagnol, mais un dernier défi l'attend : se déplacer au stade des Corts, chez ce dauphin barcelonais qui l'avait battu à Nervión. Tout le monde était impatient du défi des sévillans dans le territoire du FC Barcelone. Une victoire du club blaugrana aura propulsé ce dernier à la première place, mais les sevillistas parviennent à arracher un match nul 1-1 grâce à un but d'Araújo à la 7e minute et conservent leur première place, remportant leur premier et à ce jour unique titre de champions d'Espagne. La composition de Séville lors de ce match est : Busto ; Joaquín, Villalonga ; Alconero, Antúnez, Eguiluz ; López, Arza, Araujo, Herrera et Campos.

Le retour des nouveaux champions à Séville est célébré comme il se doit, le bus transportant les sévillans s'arrêtant à chaque ville et village qui le souhaitaient, tels que Córdoba ou Carmona. Des balcons richement ornés reçoivent les champions de retour à Séville qui, à la faveur des foules, sont invités à la mairie. Le trophée est livré une semaine plus tard, lors d'un match d'hommage disputé par les champions sévillans et le Grenade CF.

Une décennie d'aspiration[modifier | modifier le wikicode]

Fichier:Ramón Sánchez-Pizjuán y Muñoz, 1948-1956.jpg
Ramón Sánchez-Pizjuán, président du Séville FC de 1932 à 1942 et de 1948 à 1956.

En 1948, quand les présidents cessent d'être nommés par les autorités correspondantes, les membres du Séville CF vont élire dans une assemblée légitime Ramón Sánchez-Pizjuán pour un second mandat. Dans la même année, le Séville CF remporte sa troisième Copa del Rey, en battant le Celta de Vigo 4-1, malgré l'ouverture du score des Vigués et la présence de stars telles que Pahiño, Aretio et Miguel Muñoz. Un but d'Arza et trois de Mariano furent les réalisations de l'équipe alors entraînée par Patricio Caicedo. Le défenseur Joaquín est responsable de la réception du trophée, en tant que capitaine.

Les bonnes performances d'Antúnez au Séville CF l'ont amené à être sélectionné par l'Espagne pour disputer la Coupe du monde 1950 organisée au Brésil. Il réalise une prestation notable contre les États-Unis. Alors que son président songe à un nouveau stade, le club termine deuxième du championnat 1950-1951, mais cette deuxième place est controversée car sans la décision litigieuse d'annuler un but d'Araujo, les Sevillistas auraient remporté le titre.

L'argentin Helenio Herrera devient entraîneur du club pour trois saisons à partir de 1953. Sous sa houlette, le club passe proche d'un nouveau titre, battu 1-0 par l'Athletic Bilbao en finale de la Coupe d'Espagne 1955, saison durant laquelle Juan Arza remporte le trophée Pichichi du meilleur buteur en championnat, avec 29 réalisations en autant de matches. En 1957 les sévillans terminent troisièmes du championnat d'Espagne, cinq points derrière le Real Madrid et derrière le FC Barcelone à la différence de buts4.

À cette époque, hormis Antúnez, les sévillans suivants sont internationaux : Arza, Busto, Doménech, Guillamón, Pepillo, Ramoní, Valero et enfin le capitaine de l'équipe espagnole, considéré comme le meilleur défenseur central d'Europe, Marcelino Campanal.

En 1956, Ramón Sánchez-Pizjuán meurt subitement à l'âge de 56 ans et ne verra jamais son « rêve » se réaliser5. Le stade auquel aspirait le président est finalement construit deux années plus tard, et sur la demande de ses confrères, porte son nom. En 1958, le Séville CF participe à sa première Coupe des clubs champions européens (actuelle Ligue des Champions) et atteint les quarts de finale, stoppé net par le Real Madrid sur le score de 8 à 0, plus large défaite de l'histoire du club6.

Difficile construction du rêve[modifier | modifier le wikicode]

Stade Ramón Sánchez-Pizjuán, toujours utilisé aujourd'hui.

Le 7 septembre 1958, lors d'un match amical contre le Real Jaén, le stade Ramón Sánchez-Pizjuán est inauguré, mais une partie de la tribune reste à construire. Dans le passage aux années 1960 subsiste l'« Attaque de cristal » composée d'Agüero, Antoniet, Diéguez, Pereda et Szalay, et un milieu mythique formé par Ruiz Sosa et le paraguayen Achúcarro.

En 1962, l'équipe termine finaliste de la Coupe d'Espagne, après une défaite à la dernière minute face au Real Madrid à Santagio-Bernabéu, suite à un pénalty accordé à Mateos, qualifiant son équipe en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe. En 1964, le jeune Francisco Gallego participe au championnat d'Europe 1964 avec l'Espagne, qui remporte le titre en battant l'URSS.

La construction du stade, entreprise sans aide publique comme celle des trois anciens stades, a entraîné de grandes dépenses du club sévillan. Endetté, le club est forcé à vendre ses meilleurs joueurs, tels que Ruiz Sosa, Francisco Gallego et Agüero. Abandonné à son sort par les autorités locales et fédérales, le club frôle la liquidation, et ne doit son salut qu'aux contributions économiques de plusieurs partenaires dévoués au club et à la vente des terrains environnant le stade.

Le Séville CF participe à la Coupe des villes de foires 1966-1967, mais est éliminé dès le premier tour par le Dinamo Piteşti. La saison suivante, la catastrophe arriva : le club est relégué en seconde division après 37 saisons consécutives dans l'échelon supérieur. Il remporte toutefois le titre de deuxième division et remonte.

L'équipe semble revivre et termine troisième du championnat espagnol 1969-1970, grâce à l'élan impliqué par le recrutement du technicien autrichien Max Merkel. Le Séville CF atteint les demi-finales de la coupe d'Espagne 1970-1971 et participe à la Coupe des villes de foire pour la deuxième fois, pour autant d'éliminations d'entrée. Le Séville CF est alors présidé par José Ramón Cisneros Palacios, leader visionnaire qui parvient à réduire considérablement la dette du club et le dote d'un camp d'entraînement.

Mais la crise était encore latente malgré les bons résultats, et en 1973 les Nervionenses sont à nouveau relégués en deuxième division au terme d'une saison qui a vu le joueur sévillan Pedro Berruezo mourir sur le terrain du Pontevedra CF. Ce décès plonge la société dans une profonde dépression, et le Séville CF est alors au plus bas niveau sportif de son histoire : trois saisons consécutives en deuxième division.

Sous la présidence de Eugenio Montes Cabeza, le club se redresse enfin, la stabilité institutionnelle est retrouvée et les sévillans terminent troisièmes de la Segunda Division, retrouvant enfin l'élite pour ne plus la quitter pendant 21 ans. Dans ces années, des joueurs emblématiques du Séville CF, tels que Blanco, Biri-Biri, Montero et Sanjosé font leurs débuts.

Stabilité sans titre[modifier | modifier le wikicode]

Francisco Gallego en 1973.

Dans la saison 1975-1976, la construction du stade Ramón Sánchez Pizjuán est enfin achevée. Le club va également changer de nom pour se rapprocher de son appellation d'origine, devenant le Sevilla Fútbol Club, remplaçant seulement "Football" par le mot espagnol Fútbol. Le charismatique défenseur central Francisco Gallego rejoint son club d'origine également en 1975, après dix années passées au FC Barcelone.

Deux internationaux argentins, qui venaient de remporter la Coupe du monde 1978, arrivent au Séville FC : Héctor Scotta et Daniel Bertoni. Alors entraînée par Luis Cid, aussi connu sous le nom de Carriega, l'équipe sévillane est stoppée en demi-finales de la Copa del Rey 1978-79, scénario qui se reproduit deux ans plus tard, cette fois avec Miguel Muñoz.

L'Espagne organise la Coupe du monde 1982, pour laquelle le stade du Séville FC est sélectionné comme un des stades principaux. En préparation de l'événement, le stade a subi des travaux de rénovation le modernisant, incluant une grande peinture murale et l'amélioration des éclairages pour une meilleure retransmission télévisée en couleur des matches nocturnes7. Le stade Ramón Sánchez Pizjuán héberge deux matches de la coupe mondiale, dont la mythique demi-finale Allemagne-France remportée par la Mannschaft au terme des tirs au but.

La saison 1981-82, que le Séville FC a disputé avec dans ses rangs des joueurs tels que Álvarez, Buyo, Francisco, Montero, Nimo, Pintinho ou Serna, voit les Blanquirrojos réaliser un rêve : disputer la Coupe UEFA pour la première fois de leur histoire. Un succès réitéré la saison suivante.

Le Séville FC est représenté par deux joueurs au sein de l'équipe espagnole sélectionnée pour disputer le Championnat d'Europe 1984, organisé et remporté par la France. Francisco fut titulaire lors de la finale, perdue contre les Bleus qui remportent leur premier titre international. Il a également été sélectionné pour la Coupe du monde 1986 au Mexique, où il dispute divers matches.

L'attaquant autrichien Anton Polster termine la saison 1989-1990 avec 33 buts inscrits pour le Séville FC et devient le recordman du nombre de buts en une saison d'un joueur de ce club. La saison suivante, le Séville FC fait son retour en Coupe UEFA, éliminé au deuxième tour. Les bonnes performances de l'équipe profitent à Rafa Paz et Jiménez, sélectionnés par les espagnols pour disputer la Coupe du monde 1990 en Italie, en compagnie d'autres sévillans : Bengoechea, Dassaev et Polster.

En 1992, les lois sportives sont modifiées, de sorte que les clubs de football doivent devenir des sociétés anonymes. En réponse à cela, les sociétaires sévillans acquirent un nombre considérable d'actions, allant jusqu'à désintégrer l'actionnariat du club, qui n'est alors plus dirigé à volonté par un actionnaire majoritaire. Le club, dans l'obligation d'indiquer son statut social dans son nom, change donc ce dernier une nouvelle fois. Le nom complet du club est dorénavant Sevilla Fútbol Club, S. A. D..

La même année, Diego Maradona rejoint le Séville FC, mais ses performances sont trop irrégulières pour faire triompher le club, et il quitte Séville au bout d'une seule saison, en raison entre autres de blessures et désaccords avec son entraîneur Carlos Bilardo.

Seconde crise puis renouveau[modifier | modifier le wikicode]

José Antonio Reyes, joueur phare du Séville FC de 2000 à 2004.

En raison d'avances financières dont les délais (avant le 1er août 1995) ne furent respectés, le Séville FC ainsi que le Celta Vigo se retrouvèrent rétrogradés administrativement en Segunda Division B. Le jour suivant, le Séville FC rend public le document démontrant sa conformité à la réglementation, et la réponse des sévillans est sans appel : des milliers d'entre eux inondent les rues, criant à l'injustice, et éventuellement la pression exercée sur la Liga de Fútbol Profesional fait céder ces derniers, qui créent alors un championnat à 22 clubs, incluant Séville et Vigo, pour remédier au conflit.

La crise d'août 1995 ouvre la porte à une des périodes les plus difficiles du Séville FC. Après le départ précipité du président Luis Cuervas, l'intérim est assuré par José María del Nido, qui quitte également le club deux mois plus tard. Francisco Escobar Gallego prend les rênes du club, marquant une période d'erreurs sportives et déséquilibres économiques, réparés par son successeur José María González de Caldas.

Le club descend en deuxième division au terme de la saison 1996-97. Le 15 mai 1997 a lieu une assemblée générale extraordinaire, au terme de laquelle Rafael Carrión est élu nouveau président du club. Ce dernier remontera deux ans plus tard en remportant le barrage de promotion face au Villarreal CF mais, frappé d'une grave crise économique, redescendra aussitôt en 2000. Dans cette période compliquée, Roberto Alés prend la tête du club.

"Il n'y a même pas de balles". Dixit Roberto Alés, qui en tant que président dût imposer un régime économique austère, seul moyen de mettre un terme à la dérive du club le menant à la faillite technique. Alés recrute Joaquín Caparrós comme entraîneur et Ramón Rodríguez Verdejo, dit Monchi, comme directeur sportif. Ces paris a priori risqués n'ont pas offert de résultats notables.

Avec un excellent entraîneur et une sérénité sociale inconnue au Séville FC depuis longtemps, l'équipe réalise une belle saison, devenant champion de Segunda Division en empochant 23 victoires, plus grand total du club sur une saison. Après avoir sorti le club de la crise, Roberto Alés transfère la présidence à Del Nido, qui lance une campagne marketing agressive, revigorant l'image du club et recrute de prometteurs jeunes joueurs tels que les brésiliens Júlio Baptista et Daniel Alves.

Lors de la saison 2000-01, l'équipe pense à sa rénovation et son futur. Non seulement l'objectif primaire de réaliser une saison décente en deuxième division est-il atteint, mais le club cartonne même, terminant champion de deuxième division et montant donc, pour toujours jusqu'à aujourd'hui.

En mai 2002, José María del Nido accède à la présidence, avec un engagement fort et ambitieux. Avec lui, il s'agit d'un bond en avant de qualité, d'un abonnement aux rêves. Ainsi démarre une pente ascendante qui est un véritable pas en avant du point de vue institutionnel, économique et sportif. La première étape de cette ascension est l'application d'une structure institutionnelle inconnue au Séville FC jusqu'alors, se modélisant sur les méthodes de travail des plus grands clubs européens. Cette métamorphose est un véritable succès, alors inimaginable pour beaucoup.

La saison 2003-2004 des Blanquirrojos démarre avec une vidéo promotionnelle nommée "Abónate a soñar" (abonné à rêver), qui explique notamment les rêves européens du club, c'est-à-dire participer une nouvelle fois à la Coupe UEFA. Un rêve réalisé par un but de Júlio Baptista lors de la dernière journée du championnat, contre Osasuna.

En 2004, le Séville FC vend son joueur le plus important de l'époque, José Antonio Reyes, au club anglais de l'Arsenal FC. Cela réduit considérablement les dettes que traînait le club, ralentissant sa croissance. Après quasiment dix ans d'absence, le Séville FC fait son retour en Europe, avec de nouvelles ambitions et de grands défis.

Une époque dorée[modifier | modifier le wikicode]

Composition de la finale de la Coupe UEFA 2007, Séville FC - Espanyol Barcelone.

Lors de la saison 2005-06, Juande Ramos devient entraîneur et, avec des joueurs méconnus ou en déclin apparent, il commence à forger une grande équipe. C'est dans ces premières années de son troisième siècle que Séville connaîtra ceux qui font rêver le Séville FC et réalisent ces rêves.

Le 10 mai 2006, le Séville FC remporte sa première compétition européenne, la Coupe UEFA, en battant le Middlesbrough FC au Philips Stadion sur le score de 4 buts à 0. Les titulaires sévillans sont alors : Palop ; Daniel Alves, J. Navarro, Escudé, David ; Jesús Navas, Martí, Maresca, Adriano ; Saviola et Luis Fabiano. Renato, Kanouté et Puerta sont également entrés en jeu.

Cela offre à l'équipe la possibilité de jouer la Supercoupe de l'UEFA contre le FC Barcelone, vainqueur de la Ligue des champions. Les sévillans remportent le match 3 buts à 0.

La saison suivante, l'équipe atteint de nouveau la finale de la Coupe UEFA, cette fois face à l'Espanyol Barcelone au stade Hampden Park, à Glasgow. Les sévillans remportent la finale au terme de la séance de tirs au but (3-1), après un résultat resté nul toute la rencontre (1-1, 2-2 après prolongation). Les trois arrêts d'Andrés Palop lors de la séance de tirs au but, ainsi que son but de la tête sur corner qui a permis d'arracher la prolongation lors du huitième de finale remporté contre le Chakhtar Donetsk, ont fait de lui le héros de cette coupe.

Dans cette même saison 2006-07, devant plus de 80 000 spectateurs venus à Santiago-Bernabéu, le Séville FC dispute une autre finale : celle de la Coupe d'Espagne, cette fois-ci nommée Copa del Rey. Il bat le Getafe CF 1 but à 0 et entre dans le groupe fermé des clubs ayant remporté trois dénominations différentes de la Coupe d'Espagne. La saison se termine sur un troisième place en championnat qui qualifie les sévillans pour la Ligue des champions, 50 ans après leur dernière et unique participation.

En tant que vainqueurs de la Coupe d'Espagne, le Séville FC dispute la Supercoupe d'Espagne contre le Real Madrid, leader du championnat espagnol. Les Blanquirrojos sortent vainqueurs (1-0 à l'aller, 3-5 au retour). Le match retour a vu Renato Dirnei inscrire deux buts pour le Séville FC et le français Frédéric Kanouté réussir un inoubliable coup du chapeau.

Malheureusement, Antonio Puerta, qui a joué un match avec la sélection espagnole et marqué le « but qui changea les vies » sévillanes, qualifiant son équipe pour sa première finale aux dépens du Schalke 04, s'évanouit dans le stade sévillan, lors de la première journée du championnat 2007-08. Il décède quelques jours plus tard, à l'âge de 23 ans.

La razia de titres et victoires, couplée à de bons classements en Liga, vaut au Séville FC la première place dans le classement mondial des clubs de l'IFFHS, International Federation of Football History & Statistics, qu'il conserve en 2007. La décennie qui a débuté dans une situation de détresse absolue se termina sans événement majeur.

Le 19 mai 2010, au Camp Nou de Barcelone, le Séville FC remporte sa cinquième Coupe d'Espagne, en battant l'Atlético de Madrid 2 buts à 0. Moins de deux mois plus tard, l'équipe d'Espagne remporte la Coupe du monde organisée en Afrique du Sud, devant les Pays-Bas sur le score 1-0. Cet événement est remarqué par la fédération espagnole de football, qui offre au Séville FC le trophée de la Coupe du monde, à ce jour exposé dans les vitrines du stade Ramón Sánchez-Pizjuán.

En janvier 2013, Unai Emery devient entraîneur et sera confronté quelques mois plus tard au défi du coaching d'un nouveau Séville FC, très différent de la première fois que l'entraîneur basque a rencontré les sévillans. Quatorze joueurs rejoignent le club sous sa tutelle, et certains le quittent, notamment l'international Jesús Navas et le serial buteur Álvaro Negredo. En décembre 2013, José Castro Carmona, vice-président dans la dernière décennie, devient le président du Séville FC. Ce changement n'affecte en rien la belle mécanique du club andalou, solidement structuré.

L'équipe du Séville FC vainqueure de la Ligue Europa 2014-2015.

Le Séville FC traverse de nouveau la route glorieuse en Europe, avec en ligne de mire la Ligue Europa, anciennement appelée Coupe UEFA. En quarts de finale, le club élimine les portugais du FC Porto. En demi-finales, c'est le Valence CF qui passe à la trappe, malgré un but à la dernière minute de Stéphane Mbia qui avait mis les deux équipes à égalité sur les deux rencontres. La finale, disputée au Juventus Stadium contre le SL Benfica, se solde par un score vierge même après prolongation. Dans la séance de tirs au but, deux arrêts de Beto et la réalisation finale de Kevin Gameiro offrent le triomphe au Séville FC.

C'est donc en tant que tenant du titre que le Séville FC aborde la Ligue Europa suivante, 2014-2015. En cette occasion, il doit se débarrasser du Zenit Saint-Pétersbourg en quarts et de l'AC Fiorentina en demi-finales. Cette fois, c'est le stade national de Varsovie qui est le théâtre de l'exploit du Séville FC, qui vient à bout du spectaculaire FK Dnipro 3 buts à 2, grâce à un doublé de Carlos Bacca et un but de Grzegorz Krychowiak.

La saison suivante, le Séville FC se classe troisième de son groupe en Ligue des champions, et est reversé en Ligue Europa. Il élimine l'Athletic Bilbao en quarts de finale et le Chakthar Donetsk en demi-finales. La finale, jouée au Parc Saint-Jacques à Bâle, oppose le Séville FC au Liverpool FC. Liverpool ouvre le score mais, en deuxième mi-temps, le Séville FC renverse le club anglais pour l'emporter 3 buts à 1. Le Séville FC venait de remporter sa troisième Ligue Europa consécutive. Additionnées aux deux titres de la décennie précédente, le Séville FC est donc devenu le club le plus titré de la Ligue Europa en seulement onze saisons. Il est également le seul club à arborer le badge spécial de la Ligue Europa sur les manches de son maillot, en ayant rempli les deux moyens de l'obtenir en même temps : cinq victoires au total, et trois à la suite.

Dans la saison 2016-2017, le Séville FC participe à la Ligue des champions et termine deuxième du groupe H, derrière la Juventus de Turin et devant l'Olympique lyonnais. Qualifié pour les huitièmes de finale, il s'y fait éliminer par Leicester City, vainqueur surprise du championnat d'Angleterre en 2016. Dans la saison 2017-2018, le club finit une nouvelle fois deuxième de son groupe de Ligue des champions, derrière l'explosif Liverpool FC (23 buts en phase de groupes). Il terrasse Manchester United à Old Trafford (1-2) à la surprise générale, après un match nul et vierge à l'aller. Il est stoppé par le Bayern Munich en quarts de finale. Il atteint la finale de la Copa del Rey 2017-2018, mais est étrillé par le FC Barcelone (0-5).

Palmarès[modifier | modifier le wikicode]

Le Séville FC possède de loin le palmarès footballistique le plus riche d'Andalousie. Le club détient le record du plus grand nombre de Ligues Europa remportées, ainsi que du plus grand nombre d'éditions consécutives de cette compétition remportées (3). Impitoyable en Andalousie, le club est ancré dans les hautes sphères nationales et européennes, malgré des crises que les sévillans eurent à surmonter. Le meilleur résultat des Sevillistas en Ligue des champions est un quart de finale en 2018, perdu contre le Bayern Munich.

Palmarès du Séville FC
Compétition Vainqueur / Champion8 Finaliste / Vice-champion9
Ligue Europa (5) 2006, 2007, 2014, 2015 et 2016 Jamais
Supercoupe de l'UEFA (1) 2007 2015, 2016 et 2017
Primera División (1) 1946 1940, 1943, 1951 et 1957
Coupe d'Espagne (5) 1935, 1939, 1948, 2007 et 2010 1955, 1962, 2016 et 2018
Supercoupe d'Espagne (1) 2007 2010 et 2016
Segunda División (4) 1929, 1934, 1969 et 2001 1931
Coupe d'Andalousie (18) 1917, 1919, 1920, 1921, 1922, 1923, 1924, 1925, 1926, 1927, 1929, 1930, 1931, 1932, 1933, 1936, 1939 et 1940 1916, 1918 et 1928

Couleurs[modifier | modifier le wikicode]

Maillot[modifier | modifier le wikicode]

Le maillot domicile est simple, à dominance blanche, uniquement orné d'un col rouge et de bandelettes rouges sur les manches10. On peut aussi remarquer que le maillot est divisé en bandes verticales, bien que cela est difficile à voir car les deux blancs sont très similaires.

Le maillot extérieur suit le même modèle que le maillot domicile, à dominance rouge cette fois. Les bandes verticales sont là aussi, le col est blanc et les bandelettes, blanches, se retrouvent cette fois à l'extrémité des manches.

Le troisième maillot diffère des deux premiers dans le sens où les bandes verticales laissent place à des losanges donnant un certain relief au maillot. Il est à dominance noire, les bandelettes sont identiques à celles du maillot extérieur et un col à boutons blanc l'accompagne.

[modifier | modifier le wikicode]

L'écusson du Séville FC consiste en un bouclier divisé en trois secteurs. Dans le secteur supérieur gauche, les saints de la ville de Séville : Isidore de Séville, Ferdinand III de Castille et Léandre de Séville, qui sont également présents sur le blason de la commune de Séville11. Dans le secteur supérieur droit, les lettres S, F et C, initiales de Séville FC. Ces lettres constituaient la majeure partie du tout premier logo du club. Dans le secteur inférieur, les couleurs de Castille, sur laquelle a régné Ferdinand III. Au milieu de tout cela apparaît un ballon de football semblant dater du début du XXe siècle.

Stade[modifier | modifier le wikicode]

Campo del Mercantil[modifier | modifier le wikicode]

Le terrain de Mercantil était le premier terrain du Séville FC, utilisé entre 1913 et 1918. Il était le premier terrain de football réglementaire d'Andalousie, et bien que délimité par un fil de fer, n'importe qui pouvait assister aux matchs qu'il hébergait. Rapidement démantelé en raison de l'afflux grandissant de spectateurs et de l'impossibilité de l'agrandir12, le terrain de Mercantil a notamment hébergé un match historique, le 18 mars 2017, quand le Séville FC battit le Real Madrid 2-1 en Coupe d'Espagne, bien que les Madrilènes finissent par se qualifier grâce à une victoire 4-0 au match retour13.

Campo de la Reina Victoria[modifier | modifier le wikicode]

Le terrain de la Reine Victoria était un stade multi-usage, inauguré lors d'un match contre le Unión Sporting Club, gagné 2-0. Ce stade a hébergé plusieurs matches notables, tels que pas moins de 10 finales de Coupe d'Andalousie et une finale de Coupe du Roi, remportée par le FC Barcelone contre l'Arenas Club de Getxo. Et surtout, il est le premier stade andalou à héberger un match joué par la sélection nationale espagnole, qui l'emporte 3-0 sur le Portugal14. Ce stade verra aussi les débuts des deux premiers internationaux sévillans, Spencer et Herminio.

Estadio de Nervión[modifier | modifier le wikicode]

Le stade de Nervión en 1930.

Le stade de Nervión était un stade multifonction inauguré en 1928 par un match Séville - Betis. D'une capacité de 12 000 puis 23 000 spectateurs, ce stade a accueilli des matches de haut vol quand le Séville FC fut promu en première division en 1934, année où Ramón Sánchez-Pizjuán officialise l'achat de ce terrain ainsi que d'un autre où la construction d'un nouveau stade est déjà prévue. Le stade de Nervión a lui aussi hébergé un match international de l'équipe d'Espagne, victorieuse de la France 4 buts à 015.

Estadio Ramón Sánchez-Pizjuán[modifier | modifier le wikicode]

Article à lire Article à lire : Stade Ramón Sánchez Pizjuán

Le stade Ramón Sánchez-Pizjuán est le stade actuel du club. Déjà projeté en 1937, sous le nom de Nouveau stade de Nervión, ce n'est que 17 ans plus tard que les premières démarches aboutissent. Un concours est lancé pour la conception du stade et remporté par Manuel Muñoz Monasterio, qui n'est autre que l'architecte du Santiago-Bernabéu16. Ce stade, inauguré en 1958 par un match du Séville FC contre le Real Jaén (3-3), ne verra ses dernières tribunes achevées que dix-sept ans plus tard, atteignant plus de 70 000 places. Le stade subira toutefois plusieurs remodelages, notamment l'élimination de ses zones préférences et des places où l'on pouvait assister au match debout, supprimant plus d'un tiers des places du stade.

Personnalités[modifier | modifier le wikicode]

Joueurs recordmen[modifier | modifier le wikicode]

Jesús Navas, joueur le plus capé du Séville FC.

Le joueur ayant disputé le plus de matches sous le maillot du Séville FC est le milieu ou arrière droit Jesús Navas, qui bat le record en entrant en jeu au dernier quart d'heure d'un match contre le Levante UD17. Il joue 418 matchs de 2003 à 2013 et dans la saison 2017-18 (pour 37 buts marqués), dont 295 en championnat de Primera División. Viennent ensuite les 414 matchs de l'attaquant Juan Arza de 1943 à 1959 (pour 207 buts marqués), dont 349 matches en Primera División.

Le meilleur buteur du Séville FC est l'espagnol Guillermo Campanal, qui a inscrit 218 buts en dix-sept saisons de 1929 à 1946. Juan Arza arrive également en deuxième position de ce classement, avec 207 buts inscrits sur seize saisons, de 1943 à 1959.

Entraîneurs[modifier | modifier le wikicode]

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Présidents[modifier | modifier le wikicode]

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Effectif actuel[modifier | modifier le wikicode]

Effectif du Séville FC18
Poste Nationalité Nom Sélection
1 Gardien de but Espagne Espagne Sergio Rico Espagne
13 Gardien de but Espagne Espagne David Soria -
2 Défenseur France France Sébastien Corchia France
3 Défenseur Mexique Mexique Miguel Layún Mexique
3 Défenseur France France Lionel Carole -
4 Défenseur Danemark Danemark Simon Kjær Danemark
5 Défenseur France France Clément Lenglet -
6 Défenseur Portugal Portugal Clément Lenglet Portugal
8 Défenseur Brésil Brésil Guilherme Arana -
18 Défenseur Espagne Espagne Sergio Escudero -
21 Défenseur Argentine Argentine Nico Pareja Argentine
25 Défenseur Argentine Argentine Gabriel Mercado Argentine
7 Milieu de terrain Espagne Espagne Roque Mesa -
10 Milieu de terrain Argentine Argentine Éver Banega Argentine
11 Milieu de terrain Argentine Argentine Joaquín Correa Argentine
12 Milieu de terrain Allemagne Allemagne Johannes Geis -
15 Milieu de terrain France France Steven Nzonzi France
16 Milieu de terrain Espagne Espagne Jesús Navas Espagne
17 Milieu de terrain Espagne Espagne Pablo Sarabia -
19 Milieu de terrain Brésil Brésil Ganso Brésil
22 Milieu de terrain Italie Italie Franco Vázquez Italie
9 Attaquant France France Wissam Ben Yedder France
20 Attaquant Colombie Colombie Luis Muriel Colombie
23 Attaquant Espagne Espagne Sandro Ramírez -
24 Attaquant Espagne Espagne Nolito Espagne

Rivalité avec le Real Betis Balompié[modifier | modifier le wikicode]

Le Séville FC et le Real Betis entretiennent une rivalité de longue date, connue comme le « derby sévillan ». Ce derby est considéré comme le plus chaud du football espagnol, car ce qui rend cette rivalité spéciale est bien l'ambiance mise par tous les supporters sévillans, du Betis ou du Fútbol Club. Une rivalité qui se vit au jour le jour, avec des chambrages et des provocations, mais pas de réelles violences et la sanité reste de mise19. Des membres des deux camps de supporters se mélangent souvent, et parfois les membres d'une même famille sont divisés.

Le savais-tu.png
Le savais-tu ?
Le mariage des opposés
La fille de Pepe Mel, ayant joué pour et entraîné le Betis, s'est mariée avec le fils d'un ancien président du Séville FC, dans un restaurant situé dans la « rue Betis ».

Beaucoup des matches Séville - Betis sont plutôt ternes sur le terrain, et il faut se tourner vers les tribunes pour trouver du spectacle, avec notamment de superbes hymnes, pyrotechnie, tout est réuni pour un duel de supporters brûlant. Bien que les projecteurs soient davantage tournés vers le Séville FC grâce notamment à ses succès européens, les joueurs du Betis ne font pas de complexe. L'obtention de titres par le Séville FC leur importe peu, seul le duel compte.

D'un point de vue sportif, le Séville FC domine actuellement ce derby avec 19 victoires, contre seulement 9 pour le Real Betis et 15 matches nuls sur les 43 dernières confrontations. Le Séville FC a marqué 65 buts lors de ces confrontations, soit 25 buts de plus que son rival qui en totalise 4020. Les plus larges victoires des deux équipes sur toutes leurs confrontations, y compris avant 1995, sont le même score : 4-0 dans leurs stades respectifs.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Notes[modifier | modifier le wikicode]

  1. (en français : « Les blanc et rouge »)
  2. Ancien surnom, avant les Blanquirrojos.

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. (es) Principale source de l'histoire, sevillafc.es (page visitée le 6 juin 2018)
  2. Football - Championnat d'Espagne - La Liga - 1939/1940 - Résultats détaillés, LesSports.info (page visitée le 6 juin 2018)
  3. Football - Championnat d'Espagne - La Liga - 1940/1941 - Résultats détaillés, LesSports.info (page visitée le 6 juin 2018)
  4. Football - Championnat d'Espagne - La Liga - 1956/1957, LesSports.info (page visitée le 6 juin 2018)
  5. Un homme, un stade : Ramón Sánchez-Pizjuán, sofoot.com (page visitée le 6 juin 2018)
  6. Séville FC – Les meilleurs joueurs de l'histoire du football, football-the-story.com (page visitée le 9 juin 2018)
  7. (es) Sevilla Fútbol Club, Wikipédia espagnol (page visitée le 7 juin 2018)
  8. Le palmarès, sevillafc.es (page visitée le 8 juin 2018)
  9. Le palmarès, pari-et-gagne.com (page visitée le 8 juin 2018)
  10. Les maillots du FC Séville pour la saison 2017-2018, footpack.fr (page visitée le 8 juin 2018)
  11. Logo Sevilla FC, tous-logos.com (page consultée le 8 juin 2018)
  12. (es) Campo del Mercantil, Wikipedia espagnol (page visitée le 8 juin 2018)
  13. (en) Campo del Mercantil, Wikipedia anglais (page visitée le 8 juin 2018)
  14. (es) El campo Reina Victoria - Sevilla FC, Hastalamuerte.net (page visitée le 8 juin 2018)
  15. Estadio de Nervión, Wikipédia espagnol (page visitée le 9 juin 2018)
  16. Estadio Ramón Sánchez-Pizjuán, site officiel du tourisme d'Andalousie (page visitée le 9 juin 2018)
  17. Jesus Navas nouveau recordman de matches joués avec le Séville FC, L'Équipe (page visitée le 9 juin 2018)
  18. Effectif professionel, sevillafc.es (page visitée le 9 juin 2018)
  19. FC Séville - Betis : le derby le plus chaud d’Espagne, footmercato.net (page visitée le 8 juin 2018)
  20. Historique des matchs Betis Séville FC Séville, football-direct.com (page visitée le 8 juin 2018)

Annexes[modifier | modifier le wikicode]

Article mis en lumière la semaine du 10 septembre 2018.

Articles connexes[modifier | modifier le wikicode]

Lien externe[modifier | modifier le wikicode]

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