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Programme Mercury

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Logo du programme Mercury.

Il a débuté en 1958 et s'est achevé en 1963, le programme Mercury fut le premier programme de vol spatial habité des États-Unis. Ses objectifs étaient de placer un vaisseau spatial habité en orbite terrestre, d'étudier la capacité de l'homme à travailler dans l'espace et récupérer le vaisseau spatial et son équipage en toute sécurité.

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Contexte[modifier | modifier le wikicode]

Pendant les années 1950, la guerre froide bat son plein entre les États-Unis et l'Union soviétique, les 2 superpuissances de l'époque. Elle se traduit une course aux armements qui porte notamment sur le développement de missiles intercontinentaux porteurs de têtes militaires nucléaires capables d'atteindre le territoire de l'adversaire. Les 2 pays développent ces fusées en s'appuyant largement sur les travaux de scientifique et techniciens allemands qui ont mis au point le 1er missile, le V2. L'Union soviétique prend une certaine avance en réussissant en 1956 le premier vol d'un missile intercontinental, le missile R-7 Semiorka (ancêtre de la fusée Soyouz). Cette fusée de 280 tonnes est particulièrement puissante car elle doit emporter une bombe A sui pèse 5 tonnes. Les missiles américains de longue portée sont développés plus tard, car il a été conçu pour lancer des bombes H plus avancées donc beaucoup plus légères (1,5 tonne), sont de taille plus réduite et sont encore en phase de développement à la fin des années 1950.

Aux États-Unis, le développement d'une fusée est confié au programme Vanguard. Mais ce projet est dirigé par la Marine américaine, lancé tardivement elle trop compliqué et il enchaîne les échecs. Le 4 octobre 1957, l'Union soviétique est la première à placer en orbite le satellite artificielle Spoutnik 1. L'Armée de l'Air et l'armée de Terre américaines ont à cette époque des programmes spatiaux qui reprend les travaux réalisés autour des missiles balistiques intercontinentaux, c'est l'équipe de Wernher von Braun qui travaille pour le compte de l'Armée de Terre, qui parvient finalement à lancer le premier satellite artificielle américain, Explorer 1, le 1er février 1958 grâce à la fusée Juno I improvisé à partir d'un missile balistique Redstone. L'armée de l'Air américaine met au point à la même époque le premier missile intercontinental américain. Un missile à usage civil, la future Atlas est envisagée dès les premiers vols du missile. Bien que dur à investir massivement dans le spatial civil, le président américain Eisenhower décide le 29 juillet 1958 la création d'une agence spatiale, la NASA, qui doit permettre les efforts américains pour mieux contrer les réussites soviétiques, la Course à l'espace a commencé.

La NASA reprend les recherche de la NACA, jusque là tournée vers le domaine de l'aéronautique mais qui depuis quelques années travaillent également sur les projets de fusées développés par l'Armée américaine notamment dans le domaine de l'aérodynamisme et de la propulsion. Les projets militaires et leurs équipes, dont les ingénieurs commandés par Wernher von Braun, sont rapidement transférés à la NASA.

Début du programme Mercury[modifier | modifier le wikicode]

Le programme Mercury est officiellement lancé le 7 octobre 1958, 6 jours après la création de la NASA.

Caractéristiques[modifier | modifier le wikicode]

La Tour de sauvetage[modifier | modifier le wikicode]

Article à lire Article à lire : Tour de sauvetage (fusée)

La tour de sauvetage a été conçue par Maxime Faget, pour extraire la capsule du lanceur en cas d'accident sur la rampe de lancement ou après le décollage. Si elle n'est pas utilisée, elle est éjectée du lanceur juste après la séparation des moteurs d'appoint (dans le cas d'un vol avec un lanceur Atlas). Dans une mission normale, la tour de sauvetage est larguée en allumant un propulseur à propergol solide (propulseur à poudre) de 25 tonnes de poussée doté de 3 tuyères est utilisé pour larguer la tour lors d'une mission avortée, le système d'interruption de mission active la tour de sauvetage. Le propulseur à poudre est mis à feu durant 1 seconde et arrache la capsule à la fusée pour l'éloigner. Un 2e petit propulseur à poudre situé sous le premier de 400 kg de poussée est utilisé pour détacher la tour de sauvetage, une fois que celle-ci a joué son rôle. Elle se compose d'une structure métallique soudée (pylône) d'une longueur de 3,04 m fixée au compartiment de récupération de la cabine par une bride en 3 segments (ceux-ci sont maintenus ensemble à l'aide de 3 boulons explosifs) et sert de support au bloc moteur d'évasion ainsi que de routage pour le câblage électrique nécessaire à l'allumage du moteur, l'éjection de la tour et l'explosion des boulons.

Principaux sous-ensembles du vaisseau spatial et de la tour de sauvetage.

La capsule Mercury[modifier | modifier le wikicode]

Article à créer Article à créer : Mercury (vaisseau spatial)

Pour pouvoir être lancée par les fusées américaines de l'époque (peu puissantes), la capsule Mercury a été conçue pour être légère, donc de taille réduite. Le vaisseau Mercury ressemble à un cône tronqué surmonté d'un compartiment cylindrique court, lui même surmonté d'un autre petit cône tronqué. Le premier cône est une structure à double paroi, la paroi interne formant une enceinte sous pression (la cabine) et l'enveloppe extérieure formant un bouclier thermique. Son enceinte pressurisée ainsi que son revêtement extérieur sont fabriqués en titane, ce qui lui assure une bonne protection contre la chaleur de la rentrée atmosphérique. À sa base se trouve un large bouclier thermique construit en fibre de verre (doublé d'un revêtement ablatif) pour former un contour lisse, celui-ci est fixé à un anneau de fixation, qui à son tour est rivé à la partie conique de la peau intérieure. À l'intérieur se trouvaient 120 sortes de contrôles : 55 interrupteurs électriques, 30 fusibles et 35 leviers mécaniques. Mercury fut néanmoins conçue pour être entièrement contrôlable à partir du sol au cas où un imprévu aurait altéré la capacité de l'astronaute à piloter. Un hublot d'observation est placé face à l'astronaute, celui-ci utilise aussi un périscope pour observer la surface terrestre afin de récupérer des repères géographiques qui aident à la navigation. En tous elle pesait 1,5 tonnes.

Schéma de la capsule Mercury.

Les fusées et astronautes du programme Mercury[modifier | modifier le wikicode]

Les lanceurs Mercury :[modifier | modifier le wikicode]

Lancement d'une fusée Little Joe II avec un vaisseau spatial Apollo

Little Joe (fusée), Little Joe est une fusée non habitée mais qui sert à tester les tours de sauvetage de la fusée Mercury-Redstone et plus tard la tour de sauvetage d'Apollo.

Mercury-Redstone a permis d'envoyer le premier Américain dans l'espace le 5 mai 1961, Alan Shepard.

Atlas (fusée), Atlas est une fusée qui a permis aux Américains de faire des vols suborbitaux.

Les astronautes[modifier | modifier le wikicode]

Les astronautes du programme Mercury, de gauche à droite, à l'arrière : Alan Shepard, Virgil Grissom et Gordon Cooper. À l'avant, Walter M. Schirra, Donald Kent Slayton, John Glenn et Scott Carpenter

Liens[modifier | modifier le wikicode]

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