Pousse-pousse

« Pousse-pousse » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
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Le pousse-pousse traditionnel japonais, dit localement jinrikisha
Un becak ou auto-pousse de Jakarta (pousse non écologique)
Un vélo-taxi, ou cyclo-pousse taxi écologique d'Amsterdam

Le pousse-pousse traditionnel est né au Japon au XIXe siècle (jinrikisha en japonais). Il s'agit d'une petite voiture1 légère à deux roues transportant une ou deux personnes et tractée par un homme à pied, qui a vite servi de taxi. Son usage, d'abord passé du Japon à la Chine, est rapidement devenu populaire en Asie ; c'est pourquoi l'expression de pousse-pousse asiatique existe également.

Mais « pousse-pousse » est aussi employé pour parler d'un petit véhicule léger à deux roues d'Afrique ou des Antilles :

  • une charrette, aussi appelée cabrouet, destinée à transporter des marchandises et tractée par un homme à pied (Afrique et Antilles) ou, plus rarement, un animal (Antilles) ;
  • une voiturette pour transporter des personnes très proche du pousse-pousse traditionnel asiatique (donc aussi tractée par un homme à pied), comme à Madagascar où son usage a été importé par des Chinois au début du XXe siècle.

Le pousse-pousse traditionnel a évolué, parallèlement aux progrès techniques et à leur diffusion. Le plus souvent, il a laissé place au pousse-pousse à trois roues : le cyclo-pousse (tracté par une personne qui pédale).

Le pousse-pousse, motorisé ou non, sert couramment de taxi économique pour une ou deux personnes, voire de petit transporteur de marchandises, notamment dans des villes d'Asie, mais aussi, dans une moindre mesure, en Afrique, aux Antilles ou en Occident. Il est aussi utilisé sur certains sites pour les touristes, parfois sous une forme traditionnelle.

Leur usage n'est plus essentiellement le propre de l'Asie : depuis un certain temps, il commence à toucher l'univers urbain occidental. Ainsi, par exemple, sous une forme de cyclo-pousse, le vélo-taxi existe à Nice (France), à Amsterdam (Pays-Bas), à New York (États-Unis), etc.

Noms des pousse-pousse[modifier | modifier le wikicode]

Le terme « pousse-pousse » en orthographe traditionnelle est un nom invariable. Il existe aussi poussepousse (orthographe de 1990 ; poussepousses au pluriel), parfois abrégé en pousse.

Aussi arrive-t-il, de nos jours, de parler de pousse-pousse au sens large pour nommer toute voiturette de la « famille » du pousse-pousse traditionnel. Sous cet angle, un pousse-pousse est un petit véhicule à deux ou trois roues :

  • tirée ou poussée par un homme à pied (pousse-pousse traditionnel à deux roues) ou pédalant (cyclo-pousse à trois roues), voire motorisée (auto-pousse, également à trois roues) ;

Localement, des noms très différents peuvent être donnés aux différentes sortes de pousse-pousse : posiposy en malgache, le cyclo-pousse est appelé aussi vélo-pousse et le pousse-pousse à moteur est dit aussi auto-pousse.

Les pousse-pousse motorisés sont appelés notamment : rickshaw ou autorickshaw en Inde, becak ou bajaj en Indonésie, tuk-tuk en Thaïlande, et xich-lo au Viêt Nam.

Le pousse-pousse asiatique[modifier | modifier le wikicode]

Japon[modifier | modifier le wikicode]

Photographie peinte d'un pousse-pousse datant d'avant 1886

Au Japon, le pousse-pousse (en japonais 人力車, jinrikisha, de 人, jin = homme, 力 riki = force, 車 sha = véhicule) était au départ un véhicule privé et faisait concurrence au palanquin. Très vite, il s'imposa au point que la première compagnie de taxis « pousse-pousse » vit le jour.

Chine[modifier | modifier le wikicode]

Des pousse-pousse attendant les voyageurs débarquant du ferry à Hong Kong, en 19192

Ensuite, son usage, après être passé par la Chine, s'est rapidement répandu en Asie pendant la période coloniale, notamment sous le nom anglais de rickshaw.

Le pousse-pousse africain ou antillais[modifier | modifier le wikicode]

Pousse-pousse d'Ambrosita, à Madagascar

Motorisation[modifier | modifier le wikicode]

De nos jours en Asie, le cyclo-pousse ou l'auto-pousse a remplacé le pousse-pousse traditionnel. Le rickshaw est un moyen de transport très utilisé en Inde et en Extrême-Orient. Il s'agit d'un tricycle (d'où aussi le nom de « trishaw ») tracté par une bicyclettepropulsion humaine) ou un cyclomoteur (à propulsion mécanique) et servant de taxi pour les personnes ou de petit transporteur de marchandises.

La façon dont on appelle ce type de moyen de transport peut varier selon les régions concernées : par exemple, bajaj en Indonésie3, tuk-tuk (se prononçant touk touk) en Thaïlande...

Il peut se faufiler partout dans les embouteillages (macets en indonésien) et est moins cher qu'un taxi (mais plus cher que l'autobus) : entre un et deux euros en monnaie locale pour une quinzaine de kilomètres. Il est donc bien pratique et utile, mais représente cependant un gros problème : il pollue énormément (notamment en raison d'un manque d'entretien), ce qui n'est pas écologique, ni pour des villes comme Jakarta, déjà très polluée, ni pour la Terre.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Sources[modifier | modifier le wikicode]

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. « Voiture » n'est pas ici employé au sens d'automobile, mais au sens d'un véhicule sur roues tracté par un animal ou une personne.
  2. Hong Kong était alors sous domination britannique depuis 77 ans ; la ville est redevenue chinoise depuis 1997. Voir « Hongkong ». Encyclopédie Larousse. Consulté le 30 août 3008.
  3. Dénomination locale provenant du nom du constructeur indien, Bajaj Auto, qui produit aussi des pousse-pousse en Indonésie. Voir : (en) « Bajaj ». Wikipedia. Consulté le 30 août 2008.
Article mis en lumière la semaine du 10 octobre 2011.
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