Population du Brésil

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Avec plus de 191 millions d'habitants le Brésil occupe le cinquième rang mondial. Cette population augmente très vite, elle a été multipliée par presque quatre fois dans les soixante dernières années. C'est une population jeune qui a une natalité élevée. La population du Brésil est multiraciale : une forte majorité de blancs. Une très importante minorité de métis, des noirs, des Japonais, des Amérindiens. Plus de huit Brésiliens sur dix vivent en ville. Les villes s'accroissent très rapidement du fait de l'exode rural. Les nouveaux arrivants se regroupent dans les favelas (sorte de bidonvilles). La plus grande partie du territoire brésilien est très peu peuplée. La population de Brésil connaît de grandes inégalités de revenus, de niveau de vie.

La croissance rapide de la population 1[modifier | modifier le wikicode]

Des jeunes Brésiliens de la région de Porto Alegre
Pyramide des âges du Brésil en 2005

Vers 1950, il y avait environ 50 millions d'habitants, ils étaient 150 millions en 2001 et sont plus de 191 millions en 2009. En soixante ans la population a donc quasiment quadruplé.

La population brésilienne est jeune. Les moins de 15 ans représentent plus de 28% des habitants, les 15-64 ans sont environ 66%, les personnes âgées de plus de 65 ans ne représentent qu'un peu plus de 5%.

La plus grande partie de la croissance provient de l'accroissement naturel (différence entre les naissances et les décès). Du fait de l'extrême jeunesse de la population le taux de la natalité est élevé (il est de 16,5 pour mille). Dans les parties les plus pauvres ou modestes de la population le premier accouchement est souvent très précoce pour certaines jeunes filles (une grande partie des jeunes, surtout parmi les plus pauvres, connaissent la déscolarisation, le chômage, vivent dans des logements surpeuplés et ont des difficultés pour pratiquer la contraception...). La part des personnes âgées étant réduite, les décès sont très inférieurs aux naissances (le taux de la mortalité est de 6 pour mille). Pourtant l'état sanitaire difficile, les effets destructeurs de l'alcoolisme, des drogues et de la violence urbaine provoquent des décès prématurés.

Les origines diverses de la population[modifier | modifier le wikicode]

Diversité d'origine des Brésiliens

La population brésilienne est multiraciale. Les européens sont majoritaires (54% de la population). Les métis représentent 38% des habitants, les africains environ 6%, et les asiatiques et les Amérindiens environ 1% chacun. Cette diversité s'explique par l'histoire de la colonisation du Brésil.

Vers 1500, au moment de l'arrivée des Portugais, le Brésil était peuplé par de très nombreuses tribus amérindiennes. Certains historiens estiment à près de 5 millions la population indigène. Leurs traces sont très peu nombreuses, du fait de l'effet destructeur du climat qui décompose rapidement le bois, l'os... Ces indigènes ont été décimés par le travail forcé qui leur a été imposé par les colons portugais, mais aussi par les maladies importées par ces mêmes colons. Aujourd'hui les amérindiens sont environ 700 000. Pour la plupart ils vivent en Amazonie où la déforestation et l'accaparement de leurs territoires par des petits agriculteurs ou des grandes sociétés rendent leur situation très difficile.

Les noirs ont été introduits au Brésil, comme esclaves, par les Portugais afin de remplacer les amérindiens dans les plantations de sucre. Les descendants de ces esclaves habitent les villes côtières du nord et du centre. Ils forment une grande partie de la population des favelas (quartiers urbains les plus pauvres).

Les métis sont très divers en fonction du nombre de possibilités d'union entre un blanc et un noir, un blanc et un métis, un noir et un métis ou entre un métis et un autre métis. Les Brésiliens arrivent à déterminer plusieurs dizaines de solutions possibles. Le métissage est dû au fait que les premiers colons blancs étaient très peu nombreux, comptaient peu de femmes blanches dans leurs rangs et avaient à leur disposition de très nombreux esclaves.

Le peuplement blanc est pour l'essentiel composé des descendants des colons portugais installés au Brésil depuis le XVIe siècle. Mais à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle de nombreux émigrés allemands et italiens sont venus s'installer légalement au Brésil (en particulier à São Paulo et au sud de cette ville). Il en est de même pour les Japonais.

La forte croissance urbaine[modifier | modifier le wikicode]

Vue aérienne partielle de São Paulo
Une favela à São Paulo

Aujourd'hui plus de huit brésiliens sur dix vivent dans les villes. Ils n'étaient que 45 % en 1960 et 68% en 1980. Les villes brésiliennes se sont peuplées grâce au fort accroissement naturel de la population mais aussi par un important exode rural. Les pauvres, déracinés des campagnes, viennent grossir la population des favelas (bidonvilles urbains).

Les très grandes villes brésiliennes comme São Paulo, Rio de Janeiro ou Belo Horizonte, présentent les mêmes quartiers. Un centre ville avec gratte-ciels de bureaux. Autour des quartiers résidentiels assez divers : quartiers de résidences luxueuses pour les plus fortunés, immeubles et lotissements pour les classes moyennes et quartiers de logements en dur mais pauvres. Les plus défavorisés se logent dans les favelas : des quartiers de logements précaires et illégaux sans aucun confort ni raccordement aux réseaux d'eau potables ou d'évacuations des eaux usées.

Les villes les plus anciennes comme Salvador de Bahia, Belem ou Recife possèdent aussi des quartiers historiques avec anciennes demeures coloniales et églises qui sont des témoignages de l'art baroque.

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Les inégalités sociales[modifier | modifier le wikicode]

Les inégalités sociales sont très importantes au Brésil. Les 10% les plus riches disposent de 48% de la richesse du pays. Mais un tiers des Brésiliens vivent en dessous du seuil de pauvreté (c'est-à-dire avec moins de 1 à 2 dollars par jour), ce sont surtout des amérindiens et des noirs. A São Paulo dans les années 1990, un banquier a fait construire une villa de 130 pièces, elle dispose de 9 ascenseurs. Dans l'agriculture la moitié des terres cultivables appartient à 1% des propriétaires (un propriétaire détient 7 millions d'hectares dans l'État de Para dans le centre du Brésil).

Les inégalités sont régionales. Le nord (pour l'essentiel la forêt amazonienne avec les amérindiens et les très petits paysans) et le nordeste (le Ceara semi-aride avec ses paysans misérables) sont les régions les plus pauvres. Le sud et le sudeste sont les régions les plus riches; elles concentrent l'industrie, les plus grandes villes et les services mais aussi des agriculteurs aisés.

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Les données chiffrées sont celles de 2006, sauf exceptions signalées
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