Panathénées

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La remise au roi Érechtée du péplos destiné à la statue d'Athéna

Dans l'Antiquité, à Athènes, les Panathénées étaient des fêtes religieuses annuelles en l'honneur de la déesse Athéna. Elle durait deux jours pendant le mois d'hécatombéion en été. Il y avait des compétitions sportives et des compétitions artistiques. À partir de 566 av. J.-C., tous les quatre ans se déroulaient les Grandes Panathénées qui duraient 6 jours. Les Panathénées sont à la fois une fête religieuse mais aussi une fête civique puisque tous les citoyens, et les autres catégories de la population, les non-citoyens comme les femmes, les enfants, les métèques et même des étrangers invités y participaient.

Origine des Panathénées[modifier | modifier le wikicode]

Selon la tradition athénienne, les Panathénées auraient été créées par le roi légendaire Érichtonios après la victoire d'Athéna sur le géant Aster. Mais ce serait le roi légendaire Thésée qui après avoir unifié toute la région de l'Attique en fit la fête nationale de la cité d'Athènes (le mot panathénées veut dire tous les Athéniens). La fête est fixée en été, pendant le mois d'hécatombéion, premier mois du calendrier athénien, puisque selon la tradition Athéna serait née le 28 de ce mois.

En 566 av. J.-C., le tyran athénien Pisistrate décide de créer les Grandes Panathénées qui auront lieu tous les quatre ans, pendant la troisième année de l'olympiade.

Les compétitions artistiques et sportives[modifier | modifier le wikicode]

La fête est organisée par dix magistrats tirés au sort et qui sont chargés de préparer les sacrifices.

Les compétitions se déroulaient pendant les premiers jours des fêtes.

Les compétitions sportives[modifier | modifier le wikicode]

La course, détail d'une amphore offerte au vainqueur

Les jeux étaient différents si l'on était citoyen athénien ou étranger. Les épreuves communes étaient le pugilat (boxe), la lutte, le pancrace, le pentathlon (qui comprenait le lancer du disque, le lancer du javelot, le saut en longueur, la course et la lutte), la course de char. Les citoyens y rajoutaient une course à la torche jusqu'au Parthénon, une bataille d'infanterie et de cavalerie. Ils pratiquaient également le lancer du javelot et une curieuse course de char où le guerrier devait sauter du char qui roulait, courir à côté puis remonter dans le char toujours roulant. Il y avait également un concours de beauté pour les athlètes. Plus tard il y eu des courses de trières (régates) qui se déroulaient au large du cap Sounion.

Les épreuves étaient surveillées par des magistrats qui sont élus tous les quatre ans.

Les vainqueurs des épreuves recevaient une couronne de feuilles d'olivier; les feuilles provenaient de l'olivier sacré poussant sur l'Acropole. On leur remettait également une amphore remplie d'huile d'olive, olive produite également par l'olivier sacré. L'équipage vainqueur de la course de trières recevait une somme d'or qui servait à financer un sacrifice au dieu Poséidon.

Les compétitions artistiques[modifier | modifier le wikicode]

Il s'agissait de concours de poésie et de musique. Ils se déroulaient dans l'Odéon.

Les vainqueurs des différents concours recevaient une couronne d'or.

La procession des Panathénées[modifier | modifier le wikicode]

Les cavaliers de la procession des Panathénées

Le dernier jour des Panathénées, avait lieu la fête religieuse proprement dite. Les habitants d'Athènes portaient en procession un nouveau péplos pour en vêtir la très ancienne statue en bois d'olivier de la déesse Athéna, statue qui était conservée dans le temple de l'Érechtéion sur l'Acropole.

Le péplos avait été tissé, brodé et teint (avec du curcuma), par quatre fillettes âgées de 7 à 11 ans, les Arréphores. Ces jeunes filles avaient été choisies dans les familles nobles d'Athènes par l'archonte-roi. Elles habitaient toute l'année dans une maison située sur l'Acropole. Elles étaient surveillées par des femmes, les Ergastines.

La procession partait de la porte du Dypilon, pour traverser le quartier du Céramique par la voie sacrée passait par l'Agora montait à l'Acropole. On y distinguait les prêtres, des jeunes filles portant les objets qui allaient servir au sacrifice des animaux offerts à la déesse. Suivaient des vieillards portant des rameaux d'olivier, des jeunes gens, des cavaliers, les anciens vainqueurs des jeux panathénaïques, les ambassadeurs envoyés par les colonies d'Athènes et les cités amies regroupées dans la Ligue de Délos. S'y rajoutaient des porteurs de vases et d'outres de cuir, les animaux destinés au sacrifice. Les citoyens, les métèques, les femmes, les enfants faisaient une haie à la procession puis se joignaient à elle.

Après avoir revêtu du péplos la statue d'Athéna, on sacrifiait quatre bœufs et quatre moutons devant l'Érechtéion en l'honneur de la déesse. Puis on abattait une grande quantité de bœufs (une hécatombe). La viande était partagée par les habitants au cours d'un banquet.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Frise des Panathénées.

Pour compléter sur les jeux artistiques et sportifs en Grèce[modifier | modifier le wikicode]

Sources[modifier | modifier le wikicode]

  • Nouveau Larousse illustré, éditions Larousse
  • Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Panathénées de Wikipédia.
    . Consulté le 24 novembre 2010
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