Octave Mirbeau

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Octave Mirbeau
Octave Mirbeau portrait.jpg
Nom Octave Mirbeau
Date de naissance 16 février 1848
Lieu de naissance Trévières (Calvados)
Date de décès 16 février 1917
Lieu de décès Paris
Nationalité française
Profession Écrivain, journaliste, critique d’art
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Octave Henri Mirbeau est un auteur de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe siècle, nouvelliste et romancier décrivant sa vie à travers des romans autobiographiques tels que Sébastien Roch (roman) (wp), ou bien généralement inspirés de sa vie ou de son entourage. Il est aussi un grand défenseur d’artistes tels que Claude Monet ou Auguste Rodin, et plus généralement un critique d’art supportant le mouvement impressionniste ; ainsi qu'un journaliste, publiant des écrits, pour n’en citer que quelques-uns, dans Le Figaro ou L'Humanité. Également dramaturge, certaines de ses pièces de théâtre sont encore jouées.

Enfance et études[modifier | modifier le wikicode]

Octave Mirbeau naît le 16 février 1848 à Trévières (Calvados). Ses parents sont Ladislas-François et Eugénie-Augustine Dubosq. Sa famille déménage dans l’Orne, à Rémalard. En 1859, à l’âge de 11 ans, il entre au collège Saint-François-Xavier de Vannes. Il décrit ces années comme « enfer ». Quatre ans plus tard, il part du collège, expulsé pour d’étranges raisons, point qu’il abordera dans son roman autobiographique Sébastien Roch. Il continue par la suite ses études en Bretagne, à Rennes puis à Caen. En 1866, il réussit à décrocher un baccalauréat au bout de la troisième tentative. Par la suite, il étudiera à la Faculté de Droit à Paris. Alfred Bansard des Bois devient alors l’un de ses amis. En 1867, il ne réussit pas à décrocher son examen en droit, et aura une vie de débauche pendant 2 ans.

Débuts[modifier | modifier le wikicode]

Il est ensuite engagé dans la guerre franco-prussienne dès juillet 1870 où il devient peu de temps après lieutenant. Il tombe par la suite malade et est accusé de désertion puis innocenté. À partir de 1873, il fait ses premiers pas dans la presse, en temps que secrétaire de Dugué de la Fauconnerie qui dirige l’Ordre de Paris. Durant quelques années, il travaille pour cet Ordre en écrivant sous divers pseudonymes et dans diverses chroniques. Il publie également des critiques sur le pouvoir en place. Il continue de faire paraître ses écrits dans les journaux, notamment dans l’Ariégeois, et occupe un poste dans la préfecture de l’Ariège. En 1879, il retourne à Paris, et écrit alors pour Le Gaulois et Paris Journal. Il entame une relation avec Judith Vinmer. En 1882, il est engagé au Figaro, dont il est expulsé peu de temps après en octobre à cause d’un scandale sur l’un de ses pamphlets. Il édite L’Écuyère, signée Alain Bauquenne. L’année suivante, il devient rédacteur en chef de Paris-Midi et de Paris-Minuit et publie également dans un journal antisémite (Les Grimaces). En 1884, il part pour la Bretagne, dévasté par sa relation avec Judith Vinmer qui lui fut infidèle, puis il retourne à Paris quelques mois après.

Succès[modifier | modifier le wikicode]

Il commence alors à publier des critiques d’art et entame une relation avec Alice Regnault. En 1885, il présente ses excuses pour ses articles parus dans des journeaux antisémites. Dès lors, il soutient Rodin et Monet, qui deviennent ses amis. Il acquiert un certain penchant pour l’anarchisme, probablement influencé par Alexandre Kropotkine et Tolstoï. Le 25 mai 1887, il se marie avec Alice Regnault, dans le plus grand secret, à Westminster. Il continue d’écrire l’Abbé Jules dans le Morbihan. À la parution de ce dernier, Mallarmé se dit impressionné. En avril 1890, il sort Sébastien Roch, qui n’a pas connu de véritable succès, probablement à cause du thème abordé, un enfant violé par un prêtre. L’année suivante, il écrit des articles qui font l’éloge de Van Gogh, ce qui lui permettra de se démarquer. Son implication dans l’anarchisme s’accroît. En 1892 s’entame une longue collaboration avec Le Journal. L’année 1895 est marquée par son amitié naissante avec Clemenceau.

En décembre 1897, la pièce de théâtre des Mauvais Bergers connaît un grand succès, et la première de L’Épidémie suit. Il prend la défense de Zola lors de son procès et paye les 7 525 francs réclamés pour son J’accuse. Il obtient également de grosses sommes d’argent pour d’autres personnes jugées suite au J’accuse. Sa lutte ne s’arrête pas là : il assiste à de nombreuses réunions et publie énormément pour soutenir et inciter à soutenir la cause d'Alfred Dreyfus. Il est indigné par la nouvelle peine proclamée. En 1900, il publie Le Journal d’une femme de chambre qui connaît un énorme succès. Les années suivantes sont importantes par la parution de plusieurs pièces de théâtre telles que Portefeuille ou Les affaires sont les affaires. Le premier prix Goncourt est décerné à John-Antoine Nau, alors que Mirbeau fait partie de ce jury. En 1904, il se bat pour la séparation des Églises et de l’État, et l’année suivante, promeut la révolution en Russie. Ses voyages en Europe le mènent aux Pays-Bas, en Belgique, ou encore en Allemagne. Cela lui est utile lors de l’écriture de La 628-E8. Il se bat pendant plusieurs mois pour faire représenter Le Foyer. En 1910, il se dresse contre Aristide Briand accompagné d’Anatole France. L’année suivante, son état de santé est déplorable et l’empêche d’écrire. Au jour de ses 69 ans, le 16 février 1917, il décède. Trois jour plus tard paraît dans Le Petit Parisien un article dans lequel il est fort mal dépeint. Sa propre femme est derrière cela, avec Gustave Hervé qui signe l’article. Ses amis écrivains continuent néanmoins de le soutenir.

Œuvres[modifier | modifier le wikicode]

Mirbeau commence par publier sous divers pseudonymes : Miroux, Forsan et Bauquenne en sont les principaux. Dans ses contes, nouvelles et romans, il dresse un tableau des injustices et du malheur de la condition humaine, dans un pessimisme net. Alors que ses premiers volumes (environ une douzaine), ne sont écrits que par un Mirbeau prolétaire de l’écriture, ceux écrits après la fin de sa relation avec Judith Vinmer sont au contraire bien plus personnels, comme Le Calvaire (publié en 1886 et racontant sa liaison agitée avec Vinmer) ou Sébastien Roch (quatre ans plus tard, qui raconte le viol d’un enfant par un prêtre dans le même collège que le sien à Saint-François-Xavier de Vannes). Les Lettres de ma chaumière est le premier livre publié sous son véritable nom. En temps que dramaturge, Les affaires sont les affaires est son principal succès bien que d’autres connurent une réussite plus mitigée.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

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