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Mouvement des Gilets jaunes

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Le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement apparu en 2018 se disant non politisé. Il est initialement formé suite à la la hausse des prix du carburant pour demander le retrait de cette décision. Au fil du temps, de nombreuses autres revendications ont eu lieu.

Au fil du temps, certains représentants des gilets jaunes ont décidé de se lancer en politique par moment, à l'encontre des manifestants qui voulaient que le mouvement reste non politisé. Ces derniers temps, de nombreuses violences policières ont lieu durant les fameux « Actes » à Paris. De nombreuses personnes ont alors été estropiées, déformées, ou bien aveuglées suite à des tirs de flash-balls. Néanmoins, les violences sont des deux côtés, des gendarmes ont été prit à parti par des manifestants, un boxeur a blessé sérieusement des gendarmes et certains ont fait l'objet de tirs de cocktails molotovs et de « bombes à excréments ».

Les personnes portant un gilet jaune sont plutôt diversifiée : bien que la majorité fasse partie de cette classe pauvre qui est longtemps restée dans le silence, certains ne sont pas dans le besoin et les soutiennent.

Rassemblement de gilets jaunes sur un carrefour à Menoncourt.
Gilets jaunes installés sur un carrefour, le 25 novembre 2018.

Revendications[modifier | modifier le wikicode]

Le mouvement n'était pas forcément structuré (pas de parti politique, associations...) la liste des revendications était très diverse selon les zones géographiques, les groupes...

Les plus soutenu par la population, d'après divers sondages (qui ont évolués au fil du mouvement) étant le référendum d'initiative populaire, le retrait de la CSG (un impôt retiré directement du salaire, des retraites) et le retour de l'ISF.

Ont aussi été évoqué la démission du président de la république Emmanuel Macron, la suppression de l'ENA, de Sciences Po, du Sénat, du statut de haut fonctionnaire, la hausse du SMIC...1,2

Blocage des routes[modifier | modifier le wikicode]

L'apposition d'un gilet jaune sur le tableau de bord d'une voiture.

À l'origine, ce mouvement avait pour but de bloquer les routes et les commerces et zones commerciales afin de se faire entendre. Une partie de la population les ont suivis et peu à peu, cela s'est calmé. La population manifeste son soutien soit en faisant des dons aux Gilets jaunes de nourriture essentiellement, d'autres en les klaxonnant et d'autres en posant sur leur tableau de bord le gilet de haute visibilité, donc le gilet jaune. Néanmoins, certaines personnes s'opposent à eux, en considérant que la méthode des blocages n'était pas la meilleure et d'autres critiquent aussi les méthodes trouvant que cela pénalise plus les ouvriers que le gouvernement. Les gilets jaunes s'oppose aussi à un autre mouvement : Celui des Foulards Rouges.

Certaines villes ont été totalement bouchées, ce qui a engendré pour certains commerces des soucis économiques, car les clients ne pouvaient plus faire leurs courses et achats3. Certains commerçants, avec la période de Noël font le plus de chiffres d'affaire, mais en raison de ce mouvement, certains annoncent qu'ils seront dans l'obligation de licencier leurs employés, c'est-à-dire, ne plus les faire travailler et d'autres ont peur de la faillite, donc de fermer leurs entreprises4.

Manifestations[modifier | modifier le wikicode]

Les Gilets jaunes bloquant toujours les routes, ils ont décidé pour certains face au silence du gouvernement d'Édouard Philippe de monter sur Paris et partout en France afin de manifester, chaque samedi appelé Acte.

Semaine 1[modifier | modifier le wikicode]

Le samedi 17 novembre 2018, le périphérique parisien est bloqué et la manifestation non déclarée se déroule sur les Champs-Élysées et se dirige vers le Palais de l'Élysée avant d'être bloqué par les forces de l'ordre5.

Semaine 2[modifier | modifier le wikicode]

Le samedi 24 novembre 2018, un nouveau rassemblement a lieu sur l’avenue des Champs-Élysées ou à la place de la Concorde est envisagé, mais le gouvernement s'y oppose et propose le Champ-de-Mars, ce qui conduit à la colère des Gilets jaunes et de personnalités politiques. De nombreux barrages policiers sont installés à Paris. Mais face à l’importance de la foule, les forces de l’ordre laissent les Gilets jaunes pénétrer sur l’avenue des Champs-Élysées. Des incidents ont lieu faisant 24 blessés, dont cinq parmi les policiers et 101 arrestations6.

Semaine 3[modifier | modifier le wikicode]

Le samedi 1 décembre 2018, certaines manifestations conduisent à des affrontements violents avec la police comme à Marseille, Dijon, Toulouse et Bordeaux. La préfecture de Haute-Loire est incendiée avec des projectiles de type cocktail Molotov alors que le préfet et certains de ses collaborateurs sont à l'intérieur et que des manifestants tentent d'empêcher les camions de pompiers d'accéder aux incendies7. Sur Paris, des casseurs se sont mêlés aux manifestants afin de piller et détruire les commerces, de détruire l'Arc de triomphe et profaner la tombe bien que certains Gilets jaunes et policiers tentaient de la protéger, des voitures sont incendiées ainsi que des maisons d'habitation8. La préfecture de police indique que 133 personnes ont été blessées, dont 23 parmi les forces de l'ordre, et que 412 arrestations ont eu lieu.

Semaine 4[modifier | modifier le wikicode]

Le samedi 8 décembre, pour ne plus avoir à faire à ses violences et protéger les commerces, la population et les manifestants de la violence des casseurs, le gouvernement décide d'envoyer des blindés de la gendarmerie nationale9 afin de détruire les barrages. Le gouvernement annonce qu'il y avait 136 000 manifestants et 1 723 interpellations (dont 1 082 à Paris) et 1 220 gardes à vue.

Semaine 5[modifier | modifier le wikicode]

D'après le ministère de l'Intérieur, le nombre de manifestants le samedi 15 décembre est moins que précédemment (4000 à Paris et 66 000 dans toute la France). Quelque 69 000 membres des forces de l'ordre sont déployés sur le territoire (soit un ratio de 1 membre des forces de l'ordre pour 1 manifestant).

Semaine 6[modifier | modifier le wikicode]

Le samedi 22 décembre, selon les chiffres fournis par le ministère de l'Intérieur français, la participation s'élève à 33 600 manifestants dont 2 000 à Paris. En région parisienne, les Gilets jaunes omettent Versailles, un temps annoncé comme le point de rassemblement, pour d'autres lieux de la capitale, dont les Champs-Élysées et Montmartre. Devant le Sacré-Coeur, un groupe entonne le « chant de la quenelle », hymne de l'humoriste antisémite Dieudonné.

Dans un contexte de fêtes de Noël, la mobilisation se poursuit en régions.

Semaine 7[modifier | modifier le wikicode]

La mobilisation se poursuit le samedi 29 décembre, entre Noël et Nouvel An, mais avec un nombre de participants moindre (32 000 selon le ministère de l'Intérieur). À Paris, d'après un bilan de la préfecture de police, 800 Gilets jaunes sont présents, ce qui donne lieu à 57 interpellations. Dans la capitale, Éric Drouet appelle à un rassemblement devant les locaux de BFM TV, à proximité desquels ont lieu des échauffourées, tout comme devant le siège de France Télévisions. Des manifestants reprochent aux journalistes ce qui leur apparaît comme un manque d'objectivité.

Semaine 8[modifier | modifier le wikicode]

Le samedi 5 janvier, le ministère de l'Intérieur fait état de 50 000 manifestants en France, soit bien davantage que la semaine précédente, un regain qui constitue une première depuis le début du mouvement. Toujours d'après le ministère de l'Intérieur; 345 personnes sont interpellées.

Les Gilets jaunes à Tours le 12 janvier 2019

Semaine 9[modifier | modifier le wikicode]

Le mouvement du samedi 12 janvier est d'une ampleur nettement supérieure au samedi précédent, avec 84 000 personnes selon le ministère de l'Intérieur, au moins 92 000 selon la presse. À Paris, alors que plus de 8 000 personnes manifestent selon le gouvernement, un service d'ordre est pour la première fois organisé par les Gilets jaunes en coordination avec la préfecture de police.

Semaines d'après[modifier | modifier le wikicode]

À compléter Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Améliore-la !

Après ces nombreuses semaines mouvementées, les gilets jaunes continue de se rassembler. Le nombre de gilet jaune sur les ronds points et dans les manifestations diminuent considérablement.

Thèse complotiste[modifier | modifier le wikicode]

Les attentats de Strasbourg du 11 décembre 2018 ont conduit certains manifestants les plus virulents, à accuser le gouvernement de les avoir commandités dans le but de permettre de mettre le pays en alerte attentat et ainsi interdire les manifestations10. Attention, cette vision de la part des manifestants est très minoritaire, la majorité s'accorde à dire que c'est le pur hasard et que le gouvernement n'a rien à voir avec cela.

Controverses[modifier | modifier le wikicode]

En Savoie, une automobiliste voulant rejoindre l’hôpital pour son enfant en aurait été empêché par les manifestants qui auraient frappé sa voiture l'aurait fait paniquer et elle s'est mise à paniquer et fuir en heurtant une manifestante qui la bloquait et qui est décédée11.

Certains Gilets jaunes et automobilistes n'étant pas d'accord sur les méthodes se sont mis à se battre ou à détériorer des véhicules ce qui a conduit à des accidents des deux côtés. Des automobilistes ont aussi forcés des barrages au risque de tuer ou blesser des manifestants.

Dans certains départements, il a été refusé à des automobilistes musulmans de passer tant que la femme ne retirait pas son voile, d'autres ont fait preuve d'homophobie aussi12 et certains Gilets jaunes ont aussi dénoncés des migrants13 à la gendarmerie lors des blocages de routes.

Dans certaines régions, il y a eu des disputes et bagarres entre des Gilets jaunes bloquants des centres commerciaux et les commerçants qui ont demandé de laisser les clients entrer, la gendarmerie a du intervenir pour calmer la situation.

Certains manifestants s'en sont prit aux journalistes qu'ils jugent non-neutres et du côté du gouvernement14. D'autres ont apporté leur soutien aux journalistes en affirmant au contraire, qu'ils avaient besoin d'eux pour être entendu15.

Il est inutile de préciser que ces controverses ne sont pas représentatives de l'ensemble des Gilets Jaunes mais d'une partie d'entre eux.

Problèmes des médias[modifier | modifier le wikicode]

Manifestants en gilet jaune bloquant un rond-point de Vesoul.

Des journalistes de BFM TV ont dit lors des premières manifestations que des pavés avaient été retirés par les manifestants sur les Champs-Élysées alors qu'il s'agissait d'un chantier.

Certains médias nationaux sont accusés par les Gilets jaunes de confondre les casseurs et les manifestants afin de détruire le mouvement et ainsi de servir le gouvernement.

Des médias Gilets jaunes ont vu le jour et ont aussi propager des erreurs tout comme les vrais médias. En effet, sur Facebook, une vidéos de militaires avec un gilet jaune dans leur véhicule a fait le tour des réseaux sociaux, car ce camion a été arrêté par les gendarmes au motif qu'ils avaient affiché un gilet jaune alors qu'en réalité, c'était parce qu'une plaque d'immatriculation de ce camion n'était pas visible (boueuse suite à un entrainement) et que les militaires ne montraient pas leur visage.

D'autres médias de Gilets jaunes ont aussi montré un véhicule militaire belge avec des gilets jaunes qui klaxonnait pour montrer leur soutien, en faisant croire que c'était en France.

Des Gilets jaunes ont aussi montré sur les réseaux sociaux, l'image d'un policier cachant son visage avec la pancarte « Ne lâchez rien » en faisant croire au soutien de la police pour le mouvement, alors que cette image avait été posté lors d'une manifestation de policiers critiquant leur conditions de travail.

Politisation du mouvement[modifier | modifier le wikicode]

Certaines figures connues du mouvement des gilet jaune veulent ensuite se proposer aux élections, en disant vouloir défendre certaines idées commune aux gilets jaunes (ils ont pas tous les mêmes idées) comme le Référendum d'initiative citoyenne (qui existe déjà dans la loi en fait sous le nom de Référendum d'initiative partagée). Beaucoup critiquent la politisation et le score des partis "gilets jaunes" aux élection est très négligeable.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. D’où vient la nouvelle charte des gilets jaunes demandant le Frexit–?, via Libération, le 12 décembre 2018.
  2. Bar-le-Duc : Les quarante revendications du collectif "gilet jaune irréductible 55" via Est Républicain, le 13 décembre 2018.
  3. Elise Barthet, « Gilets jaunes » : en Vendée, les commerçants, ces « dommages collatéraux », via Le Monde,le 8 décembre 2018.
  4. Olivier Sancerre, Gilets jaunes : des licenciements et des défaillances en vue chez les PME, via Economie Matin, le 9 décembre 2018.
  5. 17 novembre : 282 000 « gilets jaunes » mobilisés, un mort et plusieurs blessés aux abords de barrages, via Le Monde, le samedi 17 novembre 2018.
  6. Thibault Izoret Masseron et Sacha Benitah«Gilets jaunes» : la journée du 24 novembre à retrouver en intégralité en replay, via Le Figaro, le samedi 24 novembre 2018.
  7. Gilets jaunes : la préfecture en feu, des blessés, des interpellations au Puy-en-Velay... revivez notre direct (vidéo), via L'Eveil, le samedi 1 décembre 2018.
  8. Julien Boudisseau et Natacha Zimmermann, «Gilets jaunes» : les photos qui resteront de ce 1er décembre 2018 à Paris, via Le Figaro, le 3 décembre 20018.
  9. Face aux gilets jaunes, les blindés "VBRG" déployés dans Paris via Huffington Post, le samedi 8 décembre 2018.
  10. Attentat de Strasbourg : les théories du complot via LCI, le 13 décembre 2018.
  11. Gilets jaunes : une manifestante est morte fauchée par une voiture en Savoie via France Bleu, samedi 17 novembre 2018.
  12. Agression homophobe, insultes racistes, menaces... Le mouvement des "gilets jaunes" a (aussi) dérapé via France Info, le 19 novembre 2018.
  13. Des "gilets jaunes" livrent des migrants : enquête ouverte pour injures racistes via Le Nouvel Observateur, le 22 novembre 2018.
  14. VIDEO. «Gilets jaunes»: Une journaliste de «Quotidien» violemment prise à partie par un manifestant via 20 minutes, le 4 décembre 2018.
  15. Jérémie Maire, Gilets jaunes : “Les journalistes sont plus que jamais nécessaires dans cette mobilisation” via Telerama, le 7 décembre 2018.
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