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Montpellier

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Montpellier
La place de la Comédie.
La place de la Comédie.
Blason ville fr Montpellier.svg
Administration
Nom local (oc) Montpelhièr
Pays France France
Région Occitanie
Département Hérault (préfecture)
Arrondissement Montpellier (chef-lieu)
Intercommunalité Montpellier Méditerranée Métropole (siège)
Maire Michaël Delafosse
(2020-2026)
Code postal 34000, 34070, 34080 et 34090
Démographie
Gentilé Montpelliérain(e)
Population municipale 302 454 hab. (2021)
Densité 5 317 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 43″ Nord
3° 52′ 38″ Est Cartes, vues aériennes et satellitaires
Altitude 27 m (centre-ville)
Altitude Min. 7 m
Max. 121 m
Superficie 56,88 km2
Liens
Site web montpellier.fr
voir modèle • modifier

Montpellier (en occitan : Montpelhièr) est une ville du sud de la France, près de la mer Méditerranée. Comptant parmi les plus grandes villes de la région Occitanie, elle est la préfecture du département de l'Hérault. Lors du recensement de 2020, 299 096 personnes vivaient dans la ville proprement dite,1 tandis que son aire d'attraction comptait 813 272 habitants.2 Ses habitants sont appelés les Montpelliérains.

Au Moyen Âge, Montpellier est une ville importante de la couronne d'Aragon (elle fut notamment la ville de naissance de Jacques Ier d'Aragon) puis de Majorque, qui la vend à la France en 1349. Créée en 1220, l'université de Montpellier est l'une des plus anciennes universités au monde et la ville possède aujourd'hui encore la plus ancienne école de médecine toujours en activité, ayant accueilli des élèves notables tels que Pétrarque, Nostradamus et François Rabelais. Juste au-dessus de la cité médiévale se trouve l'ancienne citadelle de Montpellier, place forte construite au XVIIe siècle par Louis XIII.

Depuis les années 1990, Montpellier connaît l'une des plus fortes croissances économiques et démographiques du pays. Son agglomération est celle qui a reçu la plus forte croissance démographique de France depuis l'an 2000. Au nombre de 70 000, les étudiants représentent près d'un quart de sa population, l'une des proportions étudiantes les plus élevées d'Europe.3 Son cadre de vie, avec sa zone piétonne comptant parmi les plus vastes du continent,4 ainsi que sa riche vie culturelle et son climat méditerranéen expliquent l'engouement que suscite Montpellier, surnommée « la surdouée ».

Montpellier est aujourd'hui la troisième ville méditerranéenne de France, derrière Marseille et Nice, et la septième ville du pays.

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Moyen Âge[modifier | modifier le wikicode]

Tour de la Babote.

Au début du Moyen Âge, alors que la principale puissance de la région est encore la cité voisine de Maguelone, sur le littoral, les raids des pirates encouragent la population à se retirer vers l'intérieur des terres. En 737, Charles Martel détruit Maguelone.5

Montpellier, mentionnée pour la première fois dans un document daté de 985, est fondée par la dynastie féodale locale, les Guilhem, qui érigent un château et des murs autour de deux hameaux (Montpellier et Montpelliéret) initialement séparés qui formeront ensemble le cœur de la future ville de Montpellier. Le nom de cette dernière vient du latin médiéval mons pisleri, « montagne de pastel », en référence au pastel (en latin : pastellus, pestellus) exploité localement pour la teinture. Quant à l'élément mons, en l'absence de véritable « montagne » dans la région, serait une référence aux tas de pierres qui recouvraient le site. En 986, la longue lignée des seigneurs de Montpellier commence avec Guilhem Ier de Montpellier. Une faculté de droit est fondée en 1160.

Des anciens remparts de Montpellier ne subsistent que deux tours, la tour des Pins et la tour de la Babote, qui n'appartenaient pas à la muraille d'origine puisqu'elles furent ajoutées vers 1200. Montpellier accède à la notoriété au XIIe siècle en tant que cité marchande commerçant pacifiquement à travers tout le monde méditerranéen. Une riche vie multiculturelle s'y épanouit grâce à sa tradition de tolérance envers les juifs, les musulmans, les cathares – et plus tard envers les protestants. En 1180, Guilhem VIII de Montpellier donne la liberté d'enseigner la médecine à tous. Les facultés de droit et de médecine de la ville sont créées en 1220 par Conrad d'Urach, légat du pape Honorius III. La faculté de médecine de Montpellier est devenue, au fil des siècles, l'un des principaux centres d'enseignement dans toute l'Europe. Cette époque marque l'apogée de la notoriété de Montpellier. La cité entre en possession des rois d'Aragon en 1204 par le mariage de Marie de Montpellier avec Pierre II d'Aragon, qui reçoit la ville et ses dépendances en guise de dot.

Montpellier obtient une charte en 1204 lorsque Pierre et Marie confirment les libertés traditionnelles de la ville et lui accordent le droit d'élire douze consuls qui gouvernent la cité pendant un an. Sous les rois d'Aragon, Montpellier devient une très importante ainsi qu'un pôle économique majeur grâce au commerce des épices avec le royaume de France. Elle est, à cette époque, la deuxième ou troisième ville la plus peuplée de France actuelle avec quelques 40 000 habitants avant la peste noire. Montpellier demeure une possession de la couronne d'Aragon jusqu'à son passage par héritage à Jacques III de Majorque, qui vend la ville au roi de France Philippe VI en 1349 afin de lever des fonds dans sa guerre contre Pierre IV d'Aragon.

Du milieu du XIVe siècle jusqu'à la Révolution française (1789), Montpellier fait partie de la province du Languedoc.

Au XIVe siècle, le pape Urbain VIII fait don à Montpellier d'un nouveau monastère dédié à saint Pierre, remarquable par le porche très particulier de sa chapelle, soutenu par deux hautes tours en forme de fusées. Avec son importance croissante, la ville finit par gagner le siège de l'évêché, qui quitte Maguelone en 1536, et l'immense chapelle du monastère devint une cathédrale. En 1432, Jacques Cœur s'installe dans la ville et la fait prospérer économiquement grâce à son port marchand jusqu'en 1481, quand Marseille l'éclipse dans ce rôle.

Temps modernes[modifier | modifier le wikicode]

Château d'eau du Peyrou.

Lors de la Réforme, au XVIe siècle, de nombreux habitants de Montpellier se convertissent au protestantisme (ou huguenots, comme on les appelait en France) et la ville devient un bastion de la résistance protestante face à la couronne catholique française. En 1622, le roi Louis XIII assiège la ville, qui se rend au bout de six mois, et fait ensuite construire ensuite la citadelle de Montpellier afin de la sécuriser et surtout de la garder sous contrôle. Louis XIV fait de Montpellier la capitale du Bas Languedoc et la ville commence à s'embellir à cette époque, avec notamment la construction de la promenade du Peyrou, de l'Esplanade et de nombreuses maisons dans le centre historique. Après la Révolution française, la ville devient la capitale de la préfecture d'un territoire beaucoup plus réduit, le département de l'Hérault.

Époque contemporaine[modifier | modifier le wikicode]

Au XIXe siècle, la ville prospère grâce à la culture de la vigne, qu'elle est capable de produire en grande quantité en raison de l'abondance de soleil tout au long de l'année dans la région. L'importante consommation de vin en France a permis aux Montpelliérains de s'enrichir considérablement jusqu'à ce que, dans les années 1890, la maladie fongique provoquée par le phylloxéra se propage dans les vignobles et que les habitants ne soient plus en mesure de cultiver les raisins nécessaires à la production de vin. Suite à cela, la ville reprend sa croissance lorsqu'elle accueille les rapatriés français d'Algérie et d'autres régions de l'Afrique du Nord après l'indépendance de l'Algérie. Au XXIe siècle, Montpellier se situe désormais entre la septième et la huitième ville la plus peuplée de France. Elle a connu un nouvel afflux de populations plus récemment, majoritairement étudiante, puisque les jeunes de mois de 30 ans représentent environ le tiers de la population montpelliéraine. L'école de médecine a donné le coup d'envoi à la florissante culture universitaire de la ville, bien que de nombreuses autres écoles et universités y soient également implantées.6 Montpellier bénéficie en outre depuis ces 40 dernières années de vastes programmes d'étalements urbains tels que les quartiers d'Antigone, Port Marianne et Odysseum, visant à étendre la ville en direction de la mer.

Géographie[modifier | modifier le wikicode]

Montpellier se situe sur un terrain vallonné, à 10 km de la côte méditerranéenne, sur les rives du Lez. Parmi les autres hypothèses concernant l'origine du nom de la ville, outre celle citée plus haut, Monspessulanus pourrait signifier « mont pelé » (la colline nue, car la végétation y était pauvre) ou bien encore simplement « mont de la colline ».

La ville se trouve à 170 km de Marseille, 242 km de Toulouse et 748 km de Paris.

Le point culminant du centre-ville de Montpellier est la place du Peyrou, à 57 m d'altitude. La vieille ville est construite sur deux collines opposées, Montpellier et Montpelliéret, ce qui explique l'important dénivelé de certaines rues du centre. Ces dernières sont également très anciennes et étroites, ce qui confère à la vieille ville une atmosphère très authentique.

Climat[modifier | modifier le wikicode]

Montpellier a un climat méditerranéen, avec des hivers frais et humides et des étés chauds et assez secs. La température moyenne mensuelle varie de 7,6 °C en janvier à 24,4 °C en juillet. Les précipitations annuelles sont d'environ 630 millimètres, principalement concentrées en automne et en hiver sans être totalement absente l'été non plus. Les températures extrêmes enregistrées y varient de −17,8 °C, le 5 février 1963, à 43,5 °C, le 28 juin 2019.

Quartiers[modifier | modifier le wikicode]

Depuis 2001, Montpellier est divisée en sept quartiers officiels, eux-mêmes divisés en sous-quartiers. Chacun d'eux possède un conseil de quartier.

  • Montpellier-centre : Centre historique (Écusson), Comédie, Gares, Faubourg Boutonnet, Saint-Charles, Faubourg Saint-Jaume, Peyrou, Les Arceaux, Figuerolles, Faubourg du Courreau, Gambetta, Clémenceau, Méditerranée, Boulevard de Strasbourg, Le Triangle, Polygone, Antigone, Nouveau-Monde, Parc à Ballons, Les Aubes, Les Beaux-Arts, Saint-Lazare ;
  • Croix d'Argent : Avenue de Toulouse, Croix d'Argent, Mas Drevon, Tastavin, Lemasson, Garosud, Mas de Bagnères, Mas Nouguier, Les Sabines, Lepic, Pas du Loup, Estanove, Les Bouisses, Val-de-Crozes, Bagatelle ;
  • Les Cévennes : Les Cévennes, Alco, Le Petit Bard, Pergola, Saint-Clément, Clémentville, Las Rebès, La Chamberte, La Martelle, Montpellier-Village, Les Grisettes, Les Grèzes ;
  • Mosson : La Mosson, Celleneuve, La Paillade, Les Hauts-de-Massane, Le Grand-Mail, Les Tritons ;
  • Hôpitaux-Facultés : Malbosc, Saint-Priest, Euromédecine, Zolad, Plan des 4 Seigneurs, Hôpitaux, IUT, Père Soulas, Universités, Vert-Bois, Hauts de Boutonnet, Aiguelongue, Justice, Parc zoologique de Lunaret, Agropolis ;
  • Port-Marianne : La Pompignane, Richter, Millénaire, Jacques Cœur, Consuls de Mer, Grammont, Odysseum, Montaubérou, La Méjanelle, Cambarcérès ;
  • Prés d'Arènes : Les Prés d'Arènes, Avenue de Palavas, La Rauze, Tournezy, Saint-Martin, Les Aiguerelles, Pont-Trinquat, Cité Mion.

Démographie[modifier | modifier le wikicode]

Vue satellite de Montpellier.

L'ensemble de l'aire d'attraction de Montpellier comptait 813 272 habitants au recensement de 2020. Selon une étude réalisée par l'INSEE de 2007 à 2012, Montpellier a connu la plus forte croissance démographique des principales communes de France (+1,1 %), devant Paris et Lyon. Pendant la majeure partie de son histoire, et encore aujourd'hui, Montpellier est connue pour son importante population espagnole, son patrimoine et son influence. Montpellier abrite également d'importantes communautés occitanes, marocaines et algériennes.

Population
1793 1831 1856 1881 1906 1936 1975 2012
32 897 36 029 49 737 56 005 77 114 90 787 191 354 268 456

Héraldique[modifier | modifier le wikicode]

Blason ville fr Montpellier.svg

Les armoiries de Montpellier sont blasonnées comme suit :

D'azur, une vierge au naturel, vêtue de gueules et d'azur, assise sur un trône antique d'or, tenant un Enfant Jésus au naturel vêtu d'azur, en chef les lettres onciales A et M, et en pointe sur un écusson d'argent à torteau (de gueules).

La vierge représentée est Notre-Dame des Tables, du nom des tables de monnaie de la basilique Notre-Dame-des-Tables. Le A et le M sont pour « Ave Maria ». L'écusson situé en contrebas représente les armes des seigneurs de Montpellier (les Guilhem).

Lieux et monuments[modifier | modifier le wikicode]

  • L'hypercentre de la ville est la place de la Comédie, avec l'Opéra Comédie, construit en 1888 ;
  • Le musée Fabre ;
  • Dans le centre historique, on trouve un nombre important d'hôtels particuliers (c'est-à-dire des demeures). La majorité des édifices du centre historique de Montpellier (appelé l'Écusson car sa forme est semblable à celle de l'objet éponyme) sont d'origine médiévales et ont été remaniés entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle. Certains immeubles, notamment le long de la rue Foch ou bien sur la place de la Comédie, ont toutefois été construits au XIXe siècle ;
  • La rue du Bras de Fer, très typique du Montpellier médiéval ;
  • Le mikvé, bain rituel juif, remonte au XIIe siècle et est l'un des rares mikvés anciens conservés en Europe ;
  • Le Jardin des plantes de Montpellier, plus ancien jardin botanique de France, fondé en 1593 ;
  • La serre amazonienne, une serre de forêt tropicale humide ;
  • Cathédrale Saint-Pierre.
    La cathédrale Saint-Pierre, du XIVe siècle ;
  • Porte du Peyrou.
    La porte du Peyrou, arc de triomphe, et la place du Peyrou, construits à la fin du XVIIe siècle, sont le point culminant de l'Écusson ;
  • La tour des Pins, l'une des deux seules tour subsistantes de l'ancien rempart médiéval, construite vers 1200 ;
  • La tour de la Babote, tour médiévale remaniée au XVIIIe siècle pour abriter un observatoire ;
  • Aqueduc Saint-Clément.
    L'aqueduc Saint-Clément, construit au XVIIIe siècle ;
  • Le quartier Antigone, conçu par l'architecte postmoderne Ricardo Bofill, de Catalogne ;
  • De nombreux châteaux (château de Flaugergues, château de la Mogère, château d'Ô, etc.) dits folies, construits au XVIIIe siècle par de riches marchands dans les alentours de la ville ;
  • Près de 80 hôtels particuliers ont été construits dans le centre-ville du XVIIe siècle au XIXe siècle, et certaines de leurs cours intérieures sont ouvertes au public.

Enseignement[modifier | modifier le wikicode]

Historique[modifier | modifier le wikicode]

L'université de Montpellier est l'une des plus anciennes au monde, fondée en 1160, et ayant reçu une charte en 1220 par le cardinal Conrad d'Urach qui sera confirmée par le pape Nicolas IV dans une bulle papale de 1289. Elle fut supprimée pendant la Révolution française mais a été rétablie en 1896.

On ne sait pas exactement à quelle date furent fondées les écoles de lettres qui devinrent la Faculté des arts de Montpellier ; il se peut qu'elles soient une continuation directe des écoles gallo-romaines. L'école de droit fut fondée par Placentin, docteur de l'université de Bologne venu à Montpellier en 1160, y enseigna à deux époques différentes et y mourut en 1192. En ce qui concerne l'école de médecine, il y avait à Montpellier d'excellents médecins. Les statuts donnés en 1220 par le cardinal Conrad, légat d'Honorius III, complétés en 1240 par Pierre de Conques, placèrent cette école sous la direction de l'évêque de Maguelonne. Le pape Nicolas IV publia une bulle en 1289, regroupant toutes les écoles en une université, placée sous la direction de l'évêque, mais jouissant en fait d'une large autonomie.

La théologie fut d'abord enseignée dans les couvents, où donnaient des cours saint Antoine de Padoue, Raymond Llull et le dominicain Bernard de la Treille. Deux lettres du roi Jean prouvent qu'une faculté de théologie existait à Montpellier indépendamment des couvents en janvier 1350. Par une bulle du 17 décembre 1421, Martin V accorda l'institution canonique à cette faculté et l'unit étroitement à la faculté de droit. Au XVIe siècle, la faculté de théologie disparut un temps, lorsque le calvinisme, sous le règne d'Henri II de France, prit l'entière possession de la ville. Elle reprit ses fonctions après que Louis XIII eut rétabli le pouvoir royal à Montpellier en 1622 ; mais les rivalités entre dominicains et jésuites nuisèrent sérieusement à la prospérité de la faculté, qui disparut à la Révolution. La faculté comptait parmi ses illustres élèves de droit Pétrarque, qui passa quatre années à Montpellier et, parmi ses professeurs Guillaume de Nogaret, chancelier de Philippe le Bel, Guillaume de Grimoard, plus tard pape sous le nom d'Urbain V, et Pierre de Luna, antipape Benoît XIII. Mais après le XVe siècle, cette faculté tomba en décadence, tout comme la faculté des arts, même si pendant un certain temps, sous Henri IV de France, cette dernière faculté compta parmi ses professeurs Casaubon.

L'école de médecine de Montpellier devait son succès au règne des Guilhem, seigneurs de la ville, selon lesquels tout médecin agréé pouvait y enseigner ; il n'y avait pas de limite fixe au nombre des professeurs, les cours étaient multipliés et l'enseignement était d'une grande richesse. Rabelais a fait ses études de médecine à Montpellier. C'est dans cette école que trouve son origine la théorie biologique du vitalisme, élaborée par Barthez (1734-1806). La Révolution française n'a pas interrompu l'existence de la faculté de médecine.

Les facultés des sciences et des lettres furent rétablies en 1810 ; celle de droit en 1880. C'est à l'occasion du sixième centenaire de l'université, célébré en 1889, que le gouvernement français annonça son intention, réalisée depuis, de réorganiser les universités provinciales en France.

Universités[modifier | modifier le wikicode]

  • Université de Montpellier : sciences, médecine, pharmacie, droit, commerce, sport ;
  • Université Paul-Valéry : arts, langues et sciences sociales.

Les universités Montpellier-I et Montpellier-II ont fusionné en janvier 2015 pour former l'université de Montpellier. L'université Paul-Valéry, pour sa part, reste une entité distincte.7

École nationale de l'aviation civile.

Autres[modifier | modifier le wikicode]

  • École polytechnique universitaire de Montpellier (Polytech) ;
  • École nationale de l'aviation civile ;
  • École nationale supérieure de chimie de Montpellier (ENSCM) ;
  • École pour l'informatique et les nouvelles technologies ;
  • Institut agro Montpellier ;
  • Supinfo ;
  • Montpellier Business School.

Communications et transports[modifier | modifier le wikicode]

Ligne 1 du tramway à l'arrêt Corum.

Montpellier est desservie par le chemin de fer, notamment par les trains à grande vitesse TGV. La gare principale de Montpellier est Saint-Roch. Depuis 2018, il existe également une gare sur la ligne à grande vitesse reliant Nîmes et Montpellier à la LGV Méditerranée, baptisée Montpellier-Sud de France.8

Plan du tramway de Montpellier.

L'aéroport Montpellier – Méditerranée est situé à Fréjorgues, sur la commune de Mauguio, au sud-est de Montpellier.

Les Transports de l'agglomération de Montpellier (TaM) gèrent les transports publics de la ville, dont son réseau de tramway de 56 kilomètres composé de quatre lignes et de plusieurs parkings.9 La ligne 1 va de Mosson, à l'ouest, jusqu'à Odysseum, à l'est. La ligne 2 relie Jacou, au nord-est, à Saint-Jean-de-Védas, au sud-ouest. Les lignes 3 et 4 ont ouvert leurs portes en avril 2012. La ligne 3, longue de 22,4 kilomètres, relie Juvignac et Pérols avec un embranchement vers Lattes et dessert 32 stations. La ligne 4 fait le tour du centre et sert de ligne de liaison entre les différentes lignes du tramway. Elles se croisent toutes à la gare Saint-Roch, aux rives du Lez et au Corum.

Depuis 2019, 440 millions d'euros ont été investis dans la construction d'une 5ème ligne de tramway reliant Lavérune, au sud, à Clapiers, au nord.10

Depuis le 21 décembre 2023, les transports en commun sont gratuits pour tous les habitants. Auparavant, tous les résidents de moins de 18 ans et de plus de 65 ans bénéficiaient déjà de cette gratuité depuis le 1er septembre 2021.11

La TaM gère également le grand programme de vélos en libre-service Vélomagg', lancé en juin 2007, comprenant 1 200 vélos et 50 stations.12

Sports[modifier | modifier le wikicode]

Stade de la Mosson.

Montpellier était l'arrivée de l'étape 11 et le départ de l'étape 12 du Tour de France 2007. C'était aussi l'arrivée de l'étape 11 et le départ de l'étape 12 de l'édition 2016. La ville abrite diverses équipes sportives professionnelles :

  • Montpellier Hérault Rugby, du Top 14, joue au rugby au stade Altrad depuis la démolition de l'ancien stade Sabathé. Lors de la saison 2010/2011, l'équipe atteint la finale du Top 14 face au Stade Toulousain ;
  • Montpellier HSC, en Ligue 1, joue au football au stade de la Mosson. Le MHSC a été champion de France le 20 mai 2012 ;
  • Montpellier Agglomération Handball est un club majeur de handball collectif évoluant en Ligue nationale française, 14 fois vainqueur du championnat de France et deux fois vainqueur de la Coupe d'Europe (mais dernière de la saison 2017-2018) ;
  • Diables Rouges de Montpellier, qui évoluent en ligue de rugby en division Élite 1 au stade Sabathé ;
  • Les Barracudas de Montpellier est une équipe de baseball et participe à la division Élite, une ligue française de baseball de haut niveau.

La ville accueille l'EuroBasket 2015.

Le principal stade d'athlétisme de la ville est le stade Philippidès, propriété de l'université de Montpellier.

Événements et festivités[modifier | modifier le wikicode]

La ville est un grand centre d'événements culturels car elle compte de nombreux étudiants. Montpellier dispose de deux grandes salles de concert : le Zénith Sud (7 000 places) et l'Arena (14 000 places). Le centre culturel et de congrès du Corum comprend trois auditoriums.

  • Le Festival Radio France Occitanie Montpellier est un festival d'été d'opéra et d'autres musiques organisé à Montpellier. Le festival se concentre sur la musique classique et le jazz avec environ 150 événements, dont des opéras, des concerts, des films et des conférences. La plupart de ces événements sont gratuits et se déroulent dans le centre historique de la ville ou dans les salles de concert modernes du Corum, à proximité du centre-ville ;
  • Le Cinemed annuel, le Festival international du film méditerranéen de Montpellier, qui se tient à l'automne, est le deuxième plus grand festival de cinéma français après le Festival de Cannes. Organisé depuis 1979, il propose des projections de plus de 200 longs et courts métrages, des documentaires, des films d'animation, des bande-annonce et une programmation spéciale de films étudiants.13 D'autres événements comprennent des conférences, des expositions et des rassemblements. Se déroule au Corum et dans les salles de cinéma.

Jumelages[modifier | modifier le wikicode]

Panneau de l'esplanade Charles-de-Gaulle indiquant la direction des villes jumelles de Montpellier.

Montpellier est jumelée avec :14

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le wikicode]

Sont nés à Montpellier[modifier | modifier le wikicode]

  • Jacques Ier d'Aragon (1208-1276), roi d'Aragon de 1213 à 1276 ;
  • Saint Roch (1295-1327), saint de l'Église catholique ;
  • Guillaume Rondelet (1507-1566), médecin ;
  • Joseph-Marie Vien (1716-1809), peintre ;
  • Paul Joseph Barthez (1734-1806), médecin ;
  • Jean-Jacques-Régis de Cambacérès (1753-1824), avocat et homme d'État, auteur du Code Napoléon ;
  • Pierre Marie Auguste Broussonet (1761-1807), naturaliste ;
  • Laure Junot d'Abrantès (1784-1838), duchesse ;
  • Auguste Comte (1798-1857), philosophe ;
  • Antoine-Jérôme Balard (1802-1876), chimiste ;
  • Émile Saisset (1814-1863), philosophe ;
  • Édouard Roche (1820-1883), astronome ;
  • Alexandre Cabanel (1823-1889), peintre ;
  • Frédéric Bazille (1841-1870), peintre ;
  • Léo Malet (1909-1996), romancier ;
  • Juliette Gréco (1927-2020), chanteuse et actrice ;
  • Jean-Luc Dehaene (1940-2014), Premier ministre belge ;
  • Henri Joyeux (né en 1945), chirurgien ;
  • Rémi Gaillard (né en 1975), vidéaste.

Vivent ou ont vécu à Montpellier[modifier | modifier le wikicode]

  • François Rabelais (1493-1553), a étudié à l'université de Montpellier ;
  • Nostradamus (1503-1566), a étudié à l'université de Montpellier ;
  • Jean Moulin (1899-1943), a travaillé à Montpellier ;
  • Guy Delisle (né en 1966), dessinateur et auteur d'origine canadienne.
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