Michel Chasles

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Michel Chasles
Michel Chasles
Michel Chasles
Nom Michel Chasles
Date de naissance 15 novembre 1793
Lieu de naissance Épernon, France
Date de décèsLe Dico des Ados small logo orange.svg 18 décembre 1880
Lieu de décès Paris, France
Nationalité Français
Profession Mathématicien
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Michel Chasles est un mathématicien français né le 15 novembre 1793 et mort le 18 décembre 1880 (à 87 ans) à Paris. Il fut baptisé par ses parents Floréal mais il changea de prénom en 1809.

Études et travaux[modifier | modifier le wikicode]

Michel Chasles fait de brillantes études au lycée impérial puis il entre à l’école polytechnique en 1812. Une fois sa formation terminée, il refuse un poste dans un grand corps de l’état pour le laisser à un de ses camarades qui en avait plus besoin. Chasles étant issu d’une famille aisée (c’est-à-dire riche), il préfère se consacrer à ses recherches sans travailler. A ce moment-là de sa vie, Chasles vit sur la fortune de son père. Il en profite pour s’amuser et pour faire la fête. Mais assez rapidement, l’argent de son père est épuisé et Chasles retourne à sa première passion : les sciences.

Chasles est un passionné d’histoire et de mathématiques, en particulier de géométrie. En 1827, il publie son « aperçu historique sur l’origine et le développement des méthodes en géométrie ». À cette époque, la géométrie n’est pas considérée comme un « vrai » sujet de recherche, les mathématiciens se consacrant surtout au calcul intégral. Chasles est donc le premier à consacrer de grandes recherches à la géométrie.

En 1841, il devient professeur à l’école Polytechnique puis en 1846 à la Sorbonne. En 1851, il fait son entrée à l’académie des sciences. Plus tard, en 1852, son « traité de géométrie supérieure » le rend célèbre en parlant de méthodes synthétiques nouvelles et non analytiques. En 1865 il publie un « traité des sections coniques ». En 1865, la société royale de Londres lui attribue sa plus haute distinction : la médaille de Copley, pour son « traité des sections coniques ». On lui doit le mot homothétie. La relation de Chasles lui est attribuée alors que cette relation était connue avant lui.

Sa vie en dehors des mathématiques[modifier | modifier le wikicode]

Chasles ne s’est pas marié. En dehors de ses activités d’enseignement et de recherche, on ne lui connaît que quelques participations à des associations caritatives. Cependant, une anecdote est restée concernant sa grande crédulité. Dans les années 1860, un certain Denis Vrain-Lucas se présente à Chasles et réussit à lui vendre de fausses lettres provenant soi-disant de Blaise Pascal, Vercingétorix, Cléopâtre et bien d’autres personnages historiques. Chasles le croit sur parole et la supercherie fonctionne longtemps. Quand l’affaire est découverte, Vrain-Lucas est condamné à deux ans de prison mais Chasles est en quelque sorte lui aussi puni car il perd alors beaucoup de crédibilité dans le monde des scientifiques.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

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