Maquis du Vercors

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Durant l'Occupation, le maquis du Vercors fut un important maquis de résistance dans le massif du Vercors, c'est-à-dire un regroupement d'hommes désirant lutter contre la présence allemande en France.

Naissance[modifier | modifier le wikicode]

Massif du Vercors.

En septembre 1939, la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l'Allemagne nazie. Mais devant l'avancée des troupes allemandes en mai-juin 1940, le gouvernement de la Troisième République démissionna. Le 17 juin, le maréchal Pétain appela à la démobilisation. Et signa le Second armistice de Rethondes le 22. Cet armistice définit les conditions de la défaite française. En particulier, une moitié de la France est occupée. La zone non occupée comprenait le massif central et les Alpes.

Des prisonniers de guerre récemment évadés rejoignirent la zone Sud. Ils se regroupèrent dans des régions montagneuses, comme le massif du Vercors. Des antifascistes italiens qui fuyaient l'Italie de Mussolini, les rejoignirent.

En 1942, la Wehrmacht pénétra dans la zone libre. Les militaires français démobilisés rejoignirent le massif du Vercors. Le journaliste Yves Farge devint aussi maquisard, et fut agent de liaison avec le résistant Jean Moulin. En 1943, Pétain avait organisé le Service du Travail Obligatoire : les jeunes travailleurs étaient appelés à rejoindre des camps de travail en Allemagne. Beaucoup refusèrent. Dans les Alpes, certains rejoignirent le maquis du Vercors. Ils furent pris en charge par les chasseurs alpins.

Appui extérieur[modifier | modifier le wikicode]

En juin 1940, des militaires français partirent pour Londres : ils espéraient continuer les combats aux côtés des Britanniques. Ils se regroupèrent autour du général de Gaulle et formèrent la France libre. En parallèle, et en compétition, Churchill créa le SOE : ce service devait former des réseaux de renseignement sur le continent.

En novembre 1943, le SOE et la France libre prirent conscience de l'importance stratégique des maquis. En cas de débarquement, le maquis du Vercors pourrait stopper toute retraite des troupes allemandes. Ce plan fut appelé le plan Montagnard. Pour le préparer, les Alliés firent parvenir des armes aux maquisards en les parachutant. Les parachutages se faisaient sur les plateaux du massif, comme le plateau de Darbounouze ou le plateau de Vassiaux. La population aidait les maquisards à récupérer le matériel.

La bataille du Vercors[modifier | modifier le wikicode]

Plaque commémorative à Gresse-en-Vercors en hommage à douze jeunes maquisards.

En décembre 1943, l'armée allemande prit conscience du risque réel que pouvaient leur présenter les maquis. Le 22 janvier commencèrent les attaques contre le massif du Vercors. Les affrontements entre les maquisards, la Milice française et les troupes allemandes furent terribles. Le village de Vassieux était un des centres du maquis. En avril, le village a été pillé et incendié. Ses habitants furent torturés et déportés. En effet, les villageois aidaient les maquisards en leur apportant protection et nourriture.

Le 1er juin, Londres lance un message : « Il y a de l'eau dans le gaz ». Le 5, quatre mille maquisards furent prêts à passer à l'action, sous le commandement de François Huet. Ils hissèrent le drapeau de ce qui fut appelée la République libre du Vercors.

Les maquisards se préparaient pour exécuter le plan Montagnards. Mais des rivalités et des problèmes entre Alger et Londres retardèrent sa mise en place. Isolés, les maquisards se virent assiégés. Vassieux est rasée le 14 juillet par des bombardements allemands. Progressivement, tous les accès au plateau (et donc voies de sortie) furent bloqués par les soldats allemands. Les maquisards furent pris au piège. François Huet ordonna le 21 juillet la dispersion. Certains maquisards tentèrent de rejoindre la Matheysine, mais les voies d'accès étaient peu pratiquables, et peu y parvinrent.

Les derniers maquisards se regroupèrent dans le hameau de la Valchevrière. Le 22 juillet, le colonel Chabal et ses hommes combattirent jusqu'à la mort. Le hameau fut lui aussi rasé et seule reste la chapelle de la Valchevrière, témoin des combats. En ce mois de juillet 1944, 640 maquisards moururent.

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